• Zitouni en Thaïlande : RAID THAÏ 2017 – jour 9

    UU

    Une très bonne journée de roulage aujourd’hui : 230 km … 

    Nous quittons sans regret la ville de Fang ce matin, très moche, direction plein ouest pour une première boucle qui, sur Google Earth était prometteuse mais qui, au final, s’est avérée très moyenne.
    La faute au béton qui remplace inexorablement la terre rouge des pistes. Mais là, ce qui est rageant c’est que cet axe maintenant bétonné ne sert visiblement qu’à accéder à une résidence Royale, tout là-haut, dans la montagne. La végétation commence à grignoter la chaussée.
    Seuls points d’intérêt : Une petite cascade et le point de vue depuis l’héliport de la résidence. C’est maigre.

    Ça monte … et ça descend ! …

    Nous ne nous attarderons donc pas dans le coin, d’autant moins que quelques nuages bien gris font descendre sensiblement la température et la luminosité.
    Nous redescendons dans la vallée pour, tout de suite,17 remonter de l’autre côté vers l’est.
    Une interminable piste nous attend, faite de pièges que nous prenons plaisir à éviter. Du single bien gras à la piste extra-large et damée n’attendant que la bétonnière, tout n’est que pur bonheur pour nous.

    Nous déjeunons dans un petit village d’altitude puis rebelote, à nouveau des dizaines de kilomètres de sentiers et de chemins.

    Un long moment nous allons longer une rivière saupoudrée de gros blocs de rochers. Superbe.
    Un peu plus loin Luc s’arrête au niveau de ce qui semble être un enchevêtrement de jeune thaï et de mobylette, un peu à la façon d’une concrétion du sculpteur César.
    Le jeune thaï, avec un bon coup dans le nez et une haleine de buffle s’en est mis une bonne dans une grosse descente en voulant éviter un poulet inconscient qui avait entrepris de traverser la chaussée en béton.

    Tout chiffonné sous son scooter après avoir maladroitement voulu épargner le bestiau, l’homme nous a vu arriver avec soulagement je pense.
    Le poulet, lui, ne verra plus jamais rien… sauf le wok qui le fera cuire !
    Il a fallu tout d’abord séparer la viande de la ferraille, ramasser les morceaux, béquiller la mobylette et faire asseoir le blessé.
    Plus de peur que de mal, apparemment. La peau un peu « pizza », c’est tout. Il s’en sort mieux que le poulet.
    La femme qui vient de récupérer le poulet déjà moitié « plumé-vidé » vient sermonner le cyclomotoriste, toujours dans le cirage.
    Nous restons encore quelques minutes, le temps que ses neurones se reconnectent et nous reprenons la route.
    Vers 16h nous sommes rendus à destination – Chiang Rai – notre ville étape.
    Ce soir, c’est Luc qui gère le choix de l’hôtel et du restaurant.
    Voilà pour aujourd’hui.
    La suite… demain … Zitouni et sa bande. 

      Laissez-moi un petit mot ! … Merci …