• J ai revisité pour vous le château d Angers … 2/3

    Dans la chapelle du château : Des représentations (XVIe – IXe) … 

    Jean le Baptiste
    En inaugurant un cycle de présentations de l’exceptionnelle collection de tapisseries du trésor de la cathédrale d’Angers, cette exposition s’articule autour d’une tenture de l’histoire de Jean le Baptiste, qui, depuis 1517, ornait l’église éponyme de la ville d’Angers et dont une scène a été retrouvée et acquise en novembre 2015 par l’État.
    Selon les termes de sa commande, la tenture devait illustrer les épisodes principaux de la vie de Jean le Baptiste. Considéré comme le dernier des prophètes juifs et le premier des prophètes chrétiens, il est également reconnu parmi les prophètes pour les musulmans. Attesté par les écrits de l’historien Flavius Josèphe et cité dans les textes religieux, Jean le Baptiste tient une place prépondérante dans l’histoire de l’Église et l’histoire de l’art.
    La chapelle du château (début du XVe siècle) est sous son vocable et il subsiste de la collection d’orfèvrerie de Louis Ie commanditaire de la tapisserie de L’Apocalypse, une paire de valves de miroir représentant Jean le Baptiste (fin XIVe siècle) montrant la vénération particulière des ducs d’Anjou pour ce saint.

    … histoire de Jean le Baptiste …

     

    Outre cette tenture du XVIe siècle, le trésor de la cathédrale d’Angers, en grande partie conservé dans une réserve au château, renferme d’autres tapisseries des XVIIe et XVIIIe siècles relatant l’histoire de Jean le Baptiste.

     

    Dans cette exposition, elles sont accompagnées de peintures, de sculptures, de livres et d’objets, montrant à la fois la diversité des représentations de ce personnage et leur évolution au fil des siècles. Ces oeuvres proviennent en majorité de collections publiques d’Anjou.

     L’idée de se faire représenter sous les traits d’un saint n’est pas nouvelle au XVIe : François ler reprend cette formule et figure sous les traits de Jean le Baptiste dans une peinture de Jean Clouet conservée au musée du Louvre (vers 1518). En Anjou, trois portraits présentés ici adoptent cette pratique. Il s’agit d’enfants: Ambroise de Melun (vers 1677), Louis XIV (1638-1715) et Louis César de Bourbon (1672-1683), tous issus de hautes lignées, parfois royales. C’est à dessein que la figure de Jean le Baptiste est alors choisie : c’est le saint le plus proche du Christ dont il personnifie le baptême, ce dernier précédant l’onction que les rois de France reçoivent à leur tour lors du sacre.

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …