• Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 16e étape

     6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée de Vaparaiso à Santiago du Chili 

    Nous voilà “reviendus” au point de départ …
    Ce matin à Valparaiso, depuis la fenêtre de notre chambre, nous avons pu assister à l’ébranlement des fanfares – à 8h00 (!) – qui se dirigeaient toutes vers une place avec un monument, à 2 blocs de notre hôtel. S’y déroulait une commémoration quelconque… Mais bonjour le bazar pour la circulation.
    Comme ces derniers jours ont été … un peu humides, nous nous sommes dit qu’il était préférable de rejoindre Santiago par l’autoroute plutôt que par la nationale, en montagne. Du coup, le GPS affiche 109 kilomètres.
    Les paysages de part et d’autre de l’autoroute ressemblent à l’A20, du côté de Limoges. Les seules différences : Quelques palmiers, des arrêts de bus (?), des groupes de cyclistes à contre-sens (? ?)… que des banalités.
    A 11h30 nous sommes à l’aéroport pour rendre notre “chariote”. Une bonne chose de faite. Rien à signaler de plus qu’au départ. De toutes les façons, il n’y avait plus de place sur le papier pour marquer d’éventuels nouveaux chocs sur la carrosserie alors… (voir photo).
    5677 kilomètres ont été parcourus en 16 jours soit 354 kilomètres en moyenne par jour. C’est raisonnable pour ce genre de voyage.


    un samedi après-midi Plaza de Armas …

    Ensuite, c’est taxi jusqu’à l’hôtel.
    Cafouillage habituel ici pour avoir une chambre … pas adaptée. On fera avec, comme le premier jour.
    Nous allons déjeuner en ville. Nous trouvons péniblement un restaurant ouvert. Une pizzeria géante, vide de clients accepte de nous servir. La TV crache à fond du « Chillywood » local.
    Mais que faire un samedi après-midi à Santiago, sans voiture ? Une balade à pied. C’était la bonne idée.
    A 500m environ de notre hôtel, se trouve la place principale de Santiago, La Plaza de Armas, avec autour la Catedral Metropolitana de Santiago, le Museo del Arte, l’hôtel de ville … et tout plein de gens. Mais alors tout plein !

    Des groupes de musiciens occupent à tour de rôle les endroits stratégiques pour se faire un max de pesos,
    Des peintres « peinturlurent » des choses plus ou moins jolies,
    Des vendeurs sans patente remballent vite fait leur marchandise à l’arrivée des « carabineros canins »,
    Des « pasteurs » braillent dans leur sono pendant que des « fidèles » pleurnichent ou chantent à tue-tête,
    Dans la cathédrale, une femme vend pas cher quelques feuilles d’un rouleau de PQ qu’elle brandit (!), pour essuyer des larmes,
    Des fidèles font un selfie avec le curé, d’autres viennent se poser là pour surfer sur leur smartphone car tous les bancs de la place sont occupés,
    Des « montreurs de faux poneys » font des photos d’enfants grimpés sur leurs bestioles toutes pleines de puces,
    Des « transformers » performent (visez la tenue Chilienne typique de la dame au collant moulant rouge et bottes ! Classique ici),
    Des cireurs cirent des pompes (NON MESDAMES, MESDEMOISELLES, LE SUJET PRINCIPAL DE LA PHOTO, C’EST BIEN LE CIREUR DE CHAUSSURES ! ! !),
    Des vendeurs de fringues croulent sous la marchandise à vendre et en font des montagnes,
    Des vendeurs de chiots amadouent les enfants,
    Des danseurs dansent mais ne font pas recette,
    Des « carabineros canins » arrêtent des voleurs (Au fait, à Valparaiso le jour où nous y étions, un caïd s’est fait descendre à 2 pâtés de maisons de notre hôtel…),
    Des banquiers viennent refourguer leurs cartes de crédit revolving jusque devant les entrées des grands magasins (!)…
    Moins drôle… une « éléphant woman » montre son ventre tout biscornu pour quelques pesos, un clochard vient de retirer les plaques de béton ajourées posées autours des arbres et gratte la terre pour y chercher quelques pièces…
    Vraiment, il y a plein de choses à voir rue Puente et rue Ahumada, au départ de la place, et elles sont toutes deux piétonnes.
    Vers 16h30 nous rentrons à l’hôtel.
    Nous devrons nous coucher tôt car demain, notre avion est à 8h10. Ça va piquer !
    A demain peut-être, depuis notre hôtel d’Arequipa au Pérou ! … Seb et Zitouni

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …

  • Dans ma ville, au gré des rues : Angers 49

    Angers, une ville où il fait bon vivre ! …

    Que dit-on d’Angers : Une ville presque parfaite …
    Dans la catégorie « ville de province de taille moyenne », Angers est sans doute ce que vous trouverez de mieux ! Pour sa taille, la ville d’Angers propose une qualité de vie rare pour les habitants de son centre ville ! Je conseille d’ailleurs aux personnes qui y voudraient y vivre de viser le centre en priorité, les banlieues n’étant pas forcément extraordinaires (comme dans toutes les villes). Il est vrai que les gens ne sont pas spécialement accueillants comparés à d’autres régions, mais ils restent très aimables. Le climat est clément (la douceur angevine n’est donc pas un mythe). Ville idéale pour personne de tout âge ! Le centre ville est bourgeois, mais ils ne sont pas pédants, donc c’est parfait ! Évidemment la ville n’est pas immense, mais on met quand même des années à en faire vraiment le tour.

    La conversation …

    Ce que j’aime bien à ANGERS
    « Presque tout. Notez aussi que pour une ville de cette taille, il est particulièrement facile d’y rentrer en voiture, ce qui est un atout non négligeable de plus ! »

    Ce que je n’aime pas à ANGERS  »
    Les places de parking en centre ville sont vraiment chères. L’autoroute des bords de Maine coupe la ville en deux, ce qui fait que vous n’irez sans doute que rarement dans la Doutre (la plus petite partie du centre ville) à tort d’ailleurs car c’est un quartier sympa aussi. Heureusement l’idée de la supprimer a germé dans l’esprit des politiques, mais ça prendra bien 20 ans avant de requalifier totalement les bords de Maine. » …

    C’est l’avis de Jef …

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  • Marche à St Rémy la Varenne bord de Loire … 3/4

     … nous arrivons près du prieuré et de l’église … en automne

    PRIEURÉ DE SAINT-RÉMY-LA-VARENNE
    Fondé en 929, l’ancien Prieuré Bénédictin de Saint-Rémy-la-Varenne fut l’un des plus riches d’Anjou. Aujourd’hui, ses édifices remarquables et variés se découvrent lors de la visite : les fresques romanes de la salle capitulaire (XIIe), le logis prieural avec sa cheminée monumentale de la Renaissance, sculptée et polychrome, récemment restaurée, ainsi que l’église prieurale (Xe-XIVe).
    Le Prieuré est également le lieu d’événements en saison et à l’automne. L’association du Prieuré organise chaque année les Estivales du Prieuré (soirées concert, marchés nocturnes, sorties découverte…), ainsi que des animations pédagogiques pour les scolaires (éducation à l’environnement et au patrimoine), et la grande fête des Cucurbitacées : les Hortomnales fin octobre, avec la présentation de spécialités de cucurbitacées cultivées par l’association.

     l’arrière du prieuré …

    ÉGLISE DE SAINT-RÉMY
    L’église, située dans le village de Saint-Rémy-la-Varenne, est attestée dès la première moitié du XIe siècle et dépendait alors de l’Abbaye de Saint-Aubin d’Angers ; son riche passé se lit dans son architecture.
    Entrez par la chapelle voûtée au XIXe siècle qui abrite les fonds baptismaux, puis découvrez la nef. Cette nef très simple communique avec une travée dont la voûte du XIIIe siècle repose sur des murs antérieurs. Dans le chœur, seule partie de l’édifice voûtée dès le XIIe siècle, observez son plafond couvert en berceau brisé. Au fond d’une cour fermée près de l’église, vous observerez le Prieuré bénédictain de Saint-Rémy-la-Varenne, pittoresque logis fondé en 929 qui dépendait autrefois de l’Abbaye de Saint Aubin d’Angers.

    Cette église appartient au réseau des « Églises Accueillantes en Anjou » ouvertes au public.

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  • Écuries~Trélazé, 25e Salon, un invité d honneur 1/2

    Un pastelliste invité d’honneur du salon …

    Thierry Citron, pastelliste, est l’invité d’honneur du 25e salon du Groupement artistique trélazéen qui se tient jusqu’au 19 novembre aux Anciennes Écuries.

    Parlez-nous un peu de vous… Thierry Citron : « J’ai 64 ans, je suis autodidacte, je n’ai jamais fait d’école de Beaux-Arts. J’ai toujours souhaité devenir artiste mais j’ai été agriculteur et je suis encore exploitant, même si je n’étais pas fait pour ce métier. J’ai repris l’exploitation familiale en tant que céréalier. Je demeure près de la Beauce. L’agriculture a longtemps empiété sur la peinture, avant que je la délaisse pour me concentrer sur ma seule passion ».

    25e salon du Groupement artistique trélazéen …

    Depuis quand êtes-vous artiste professionnel ?
    « Depuis plus de 20 ans, je suis référencé par la maison des artistes et, à ce titre, donc professionnel. Je peins tous les jours ou presque, j’encadre des stages 5 fois par an, à raison de 3 à 5 jours à chaque fois ».
    Pourquoi la technique du pastel ?
    « Elle permet de travailler vite, long-temps, avec des épaisseurs : en une demi-journée je peux terminer un tableau. Je suis un homme de motif ; je ne m’aide d’aucune photo. Lorsqu’il fait beau, je travaille en extérieur et, lorsque la météo est plus défavorable, je laisse vagabonder mon imaginaire. Le papier vergé que j’utilise retient les pigments ; à l’aide de fixatif hautement qualitatif je superpose les couches de pastel ».

    Et pourquoi exposer aux Anciennes Écuries ?
    « Avec le président du GAT, nous nous connaissons de longue date et il m’a demandé de venir avec mon travail. En tant qu’habitué des salons, je dois signaler que j’ai rarement eu l’occasion d’exposer dans un lieu aussi beau que les Anciennes Écuries et que le salon est d’une qualité exceptionnelle ». CO 12/11/2017

    190 œuvres exposées dont 30 sculpures (18 sculpteurs) et 160 tableaux (86 peintres) …

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 15e étape

    6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée de Ovalle à Vaparaiso 

    Quelle équipée ! …
    Hors donc, que s’est-il passé de si intéressant depuis le soir de notre arrivée au Casino Resort d’Ovalle, jusqu’à ce premier matin, à Valparaiso ?
    Déjà, je vous invite à jeter un coup d’œil au site Internet du Casino Resort d’Ovalle pour voir un peu le standing et la modernité du bazar : http://www.ovallecasinoresort.cl/
    Au moment de dîner dans ce lieu magique nous cherchons un restaurant. Il y en a 5 + 1 cafétéria. Seule la cafétéria est ouverte ?! Ce sera donc la cafétéria.
    Pendant que nous dinons, des ouvriers s’affairent. Tel Christo emballe le Pont-Neuf, eux emballent le casino. Pas pour faire joli, non… il n’est pas étanche ! ! !
    De jolies bâches plastique transparentes clouées à la hâte sur le beau bardage en bois viennent gâcher le clinquant du lieu.
    Notre nuit va être agitée, tout comme le ciel. Nous nous endormons alors que, dehors, la dépression qui est descendue un peu au sud s’abat sur le Casino Resort.
    Nous sommes au second niveau d’un bâtiment qui en compte 5. C’est important !
    A 3h48 exactement, le téléphone sonne : l’alarme « smoking » de notre chambre vient de se déclencher à l’accueil. Tout comme en soirée, 2 vigiles veulent venir vérifier que nous ne fumons pas la moquette dans la piaule. Qu’ils viennent !
    Un « plic, ploc » genre jet de douche s’échappe de la salle de bain. Je vais voir. La douche est ouverte ? Non, rien ne sort de la douchette. Ah mais je vois… l’eau sort du… spot de plafonnier !
    Le sol est trempé. Je suis pieds nus. Heureusement, méfiant, je n’avais pas allumé la lumière.
    Les 2 vigiles arrivent. Ils constatent les dégâts. Sur leur visage, je lis le fait qu’ils sont habitués. Ils vont couper l’alarme (mais pas l’électricité) et, demain matin à 6h30 mettrons à notre disposition une autre chambre, étanche celle-là.
    Au petit matin, comme prévu, nous allons nous doucher dans l’autre chambre. Ensuite, nous descendons au restaurant de l’hôtel pour le petit-déjeuner. La salle se trouve au rez-de-chaussée, alors quoi de plus normal que d’y trouver plusieurs poubelles de 200L ouvertes sous les « gouttières » de la salle, plusieurs seaux également, et une ribambelle de petits panneaux sur trépieds indiquant que le sol est glissant !? Sans blague …
    L’architecte a du mouron à se faire ! Car avant de réparer les dégâts des eaux sur 5 niveaux en tout, il y a du boulot.
    Mais comme pour en rajouter une couche, je demande à voir « el director ». Nous montons ensemble dans notre première chambre et là, je lui détaille les désagréments de la nuit :
    – Musique du casino jusqu’à 6h00 du matin,
    – Lustre de la chambre qui clignote quand on l’allume,
    – Un bouton-poussoir de la douche manque et donc nous a empêché d’utiliser la douchette à flexible plutôt que celle du plafond (plus pratique pour Seb),
    – Et ce problème de fuite en plein milieu de la nuit, avec les problèmes de sécurité qui y sont associés.
    Ça fait beaucoup. Il en convient. Le prix de la nuitée est divisé par 2. Plus de 50 euros d’économie. 
    Dehors, il pleut fort sans discontinuer. Le préau de l’entrée est ajouré, la pluie s’abat sur nous en paquets d’eau, poussés par le vent, fort, lui aussi.
    Nous partons pour Valparaiso. « Valparais-eaux », devrais-je dire ! …

    Ha ! Valparaiso ! … nous en rêvons tous ! …

    Ma trace GPS passe par les montagnes (petites). C’est une nationale, donc je me dis que ce sera sans risque. Sinon, j’avais repéré l’autoroute mais bon …
    Nous faisons route, comme disent les marins. Mais les marins, ils naviguent sur l’eau, non ?!… Ben nous aussi ! ! !
    La route est détrempée. Dans la ville d’Ovalle, au départ, il y a 10 à 15 cm d’eau sur la chaussée. Dans la campagne, la nationale est jonchée de cailloux gros comme des ballons de foot. Là, pas question de les shooter. Essuie-glaces parfois à fond, je pilote ma voiture plutôt que je ne la conduis… Mais nous ne prenons aucun risque. Sauf peut-être de se prendre un pavé sur la tête. C’est l’aventure ! Je roule toujours sur la voie la plus éloignée de la falaise, toujours, et donc souvent à contre-sens.

    Mais tous les automobilistes font ainsi et restent prudents dans les courbes, s’échangeant des appels de phares quand le terrain est occupé par des pavasses.
    Souvent, telle une « bouse de printemps sur le cul des vaches », la falaise de terre et pierres agglomérées s’étale mollement sur la route. Des torrents d’eau boueuse traversent sans regarder ni à gauche, ni à droite et les chiliens, visiblement peu habitués à une telle situation météorologique sont également de sortie pour prendre des photos. Les anciens, les jeunes, les femmes, tous en cirés et bottes, déambulent sur les routes. Sans compter les chevaux, les chèvres, eux aussi un peu déboussolés. Les hommes, eux, sont trop occupés à couvrir leurs vieilles voitures de bâches. Car elles aussi, elles ne sont plus vraiment étanches …
    Nous venons de faire 150 kilomètres quand, soudain, nous sommes stoppés par la rivière qui traverse la route. Elle a la priorité donc, on s’arrête. Nous observons alors un camion qui, tractant un pick-up, s’engage pour la traversée des flots. Le pick-up en a jusqu’à mi-portières. Chaud ! Surtout qu’il y a un très fort courant.

    Demi-tour pour nous. Je consulte mon GPS. Une autre nationale se trouve à droite, plus au sud, notre direction. Nous décidons de tenter notre chance. L’objectif, c’est de rejoindre l’autoroute sur la côte. Nous y étions presque… à 25 kilomètres seulement.
    Après 50 kilomètres sur ce nouvel axe… échec, à nouveau. Là, pas un chat mais beaucoup trop d’eau sur la route. Demi-tour. Mais pour aller où ?
    Pas d’autre solution que de revenir à Ovalle, notre point de départ pour, de là, prendre directement l’autoroute. La journée s’annonçant très longue – plus de 750 kilomètres sous la pluie – nous analysons la situation. Le choix est simple : retourner dans notre « piscine couverte » pour une seconde nuit agitée ou tenter d’atteindre Valparaiso, sans garantie de réussite. Je suis en pleine forme, nous décidons de rouler.
    Nous allons faire une très grosse journée de roulage, sans rien voir du paysage ou presque. 2 photos seulement, c’est dire ! Au-dessus de 90 KM/H, c’est l’aquaplaning assuré. Pourtant, des pick-ups nous doublent à plus de 120. L’un d’eux nous dépasse et… 5 kilomètres plus loin, il est sur le toit, 50m en contre-bas dans la pampa ! 2 automobilistes s’arrêtent pour lui porter secours. Plus loin, c’est un semi-remorque qui est couché sur la voie. Encore plus loin, un camionneur a laissé le pont arrière de sa remorque sur la chaussée, derrière lui. Il a dû heurter un pavé plus gros que les autres ? ! …
    Nous comprenons mieux la densité des stèles sur les bords de la route…
    Nous atteignons Valparaiso et notre hôtel à 19h30. Ce qui n’est pas si mal, vues les circonstances de roulage.
    Pas de douche, un snack vite avalé et zou, au lit !
    Ce matin, Seb a fait grasse mat. Pendant ce temps là, moi j’écris cette chronique… flot verbal, vous l’aurez noté. Mais c’était de circonstance !
    A ce soir peut-être pour la chronique du jour… si la météo nous permet une sortie à Valparaiso où nous faisons relâche aujourd’hui.
    A plus … Seb et Zitouni… au sec !
    Désolé mais pas de rubrique sur la visite de Valparaiso ; les photos parlent pour nous ! …
    (NDLR) Tout un roman …

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  • Marche à St Rémy la Varenne bord de Loire … 2/4

    … nous marchons dans le lit majeur de la LOIRE … en automne

    Alors parlons des eaux en Maine & Loire 49
    L’Anjou pays de rivières. — L’Anjou est un pays de rivières et peu de territoires en France sont aussi arrosés. En plus de celles que lui amène la Loire du Massif Central, il reçoit, par la Maine et les rivières dont elle est formée, les eaux d’une partie du Perche, du Maine et de la Normandie. Sur son sol, composé pour une grande part de roches imperméables, l’humidité apportée par les pluies se concentre en sources, en ruisseaux et en rivières, qui, à peu d’exceptions près, directement ou indirectement, se déversent à la Loire.

    La Loire fleuve impérial
    Cette Loire, qui coupe, d’est en ouest, notre département en deux parties à peu près égales, est déjà, à son entrée en Maine-et-Loire, un grand fleuve.
    Large de 700 mètres en moyenne, elle coule pendant 80 kilomètres dans un lit encombré d’îles et de grèves, passant sous les ponts de Saumur, et arrosant Gennes, Les Ponts-de-Cé, Chalonnes et Montjean. D’Ingrandes à La Varenne, baignant Saint-Florent-le-Vieil et Champtoceaux, elle forme encore, pendant 30 kilomètres, la frontière qui nous sépare au nord de la Loire-Atlantique.

    … le long du ripisylve de la Loire … inondé en ce moment !

    Irrégulière et capricieuse, elle s’attarde en été à travers les sables, très peu profonde, limpide et lente : mais en hiver et au printemps, dans ses crues parfois subites et redoutables, elle roule, entre les levées qui ont peine à la contenir, des eaux jaunes et chargées d’un limon qui fertilise les terres sur lesquelles il se dépose.
    Pour une bonne partie de son cours sur le fond même de sa vallée, elle est accompagnée de bras morts qu’on appelle des boires. De ces boires, la plus importante est le Louet, dérivation naturelle du fleuve, se détachant en amont des Ponts-de-Cé et le rejoignant à Chalonnes.

    Si l’on excepte la Maine, dont il faut parler à part à cause de son importance, la Loire ne reçoit chez nous que des affluents peu considérables. Les seuls méritant une mention sont :
    Les affluents de la rive droite.
    L’Authion, long fossé qui, depuis la Touraine jusqu’aux Ponts-de-Cé, draine la partie la plus riche de la Vallée, et lui amène par le Lathan, qui passe à Longué, et par le Couasnon, qui baigne Bougé, les eaux du Baugeois.

    Les affluents de la rive gauche …
    Le Thouet, assez abondant en eau, qui, près de Saumur, lui vient du Poitou après avoir arrosé Montreuil-Bellay et reçu la Dive.
    Le Layon, traînant jusqu’à Chalonnes ses eaux dormantes entre des coteaux chargés de vignobles, et séparant de sa longue vallée sinueuse les Mauges du Saumurois.
    L’Èvre qui est la rivière des Mauges (la rivière “dans” laquelle je suis né), dont elle recueille, le long de son cours capricieux et tourmenté, les innombrables ruisseaux. Née près de Vezins, passant par Beaupréau et Montrevault, elle s’est creusée dans les granits et les schistes, jusqu’au dessous de Saint-Florent-le-Vieil, un lit pittoresque et profondément encaissé.
    La Divatte sépare à l’Ouest notre département, de la Loire-Atlantique.
    La Sèvre Nantaise, forme limite entre le Maine-et-Loire et le département de la Vendée. La Sèvre peut être considérée comme en dehors de chez nous, mais près de Clisson, elle reçoit la Moine, qui, après avoir arrosé Cholet, serpente dans le canton de Montfaucon, entre des gorges étroites.

    Parlons de la Maine principal affluent de la rive droite …
    Sur sa rive droite, un peu au-dessous des Ponts-de-Cé, à La Pointe, la Loire reçoit la Maine.
    La Maine n’est pas le plus long ; elle ne fait que 10 kilomètres ; ni le plus volumineux des affluents du grand fleuve, mais elle est le plus utile et le plus régulier. Forte et courte rivière, aux eaux noires, profondes et paisibles, elle traverse Angers et demeure navigable en toute saison.
    Elle doit son existence à l’union, au milieu de vastes prairies, un peu en amont d’Angers, à Écouflant, de la Mayenne et de la Sarthe, cette dernière augmentée du Loir. De ces trois rivières, en apparence semblables, qui, venues du nord, convergent chez nous comme les branches d’un éventail, chacune a pourtant son caractère propre, déterminé par la nature du sol sur lequel elle coule et l’abondance de l’eau qu’elle reçoit. (Hist-Géo Anjou Sirandeau)

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  • Mémoire de paysages à Corzé 49 … 2/2

     Garder en mémoire le paysage de Corzé … 2/2

    La commune de Corzé (Maine et Loire), nous accueille sur son site internet reflet de son dynamisme, de sa qualité de vie et de ses atouts touristiques.
    Ce village de 1796 habitants est intégré dans la Communauté de Communes Anjou Loir et Sarthe.

     

    de grandes et belles  bâtisses anciennes …

     de la “lauze” angevine ! …

    L’église Saint-Germain
    La partie la plus ancienne est le clocher. Trapu et surmonté d’un clocher couvert d’ardoises, il date du XIe siècle.

    Le chœur est de la fin du XVIIIe de même que toute sa décoration à l’antique : boiseries, stalles, statues en terre cuite dans des niches entre les fenêtres.
    La nef a été refaite au tout début du XXe siècle, il ne subsiste rien de la nef précédente qui avait été restaurée au XIXe.
    Des statues des XVIe et XVIIIe siècles sont conservées dans les chapelles latérales.
    Manifestation :
    La fête des foins : organisée par l’Association de Sauvegarde du Matériel Agricole du Loir. En bords du Loir à Corzé. Fauchage et travail à l’ancienne, démonstration de matériel ancien et défilé de vieux tracteurs.

    Monuments remarquables à Corzé 49 :

    – Abbaye de Chaloché
    Pas visité : reste un corps de ferme avec charpente remarquable …
    – Dolmen du Bois de la Pidoucière
    Pas visité : propriété privée …
    – Château d’Ardannes
    Pas visité : La seigneurie d’Ardannes existe depuis le XIVe

                                                          

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  • 1ère sortie 2018 : les quais d’Angers …

    Cette partie de la Doutre qui longe la rivière fut île pendant 1000 ans …

    Histoire ! … Nous sommes rive droite. En face de nous, la Maine et la vieille Cité à gauche du Château.
    Cette partie de la Doutre où nous sommes, qui longe la rivière, fut une île pendant 1000 ans … l’île des Carmes, créée de toutes pièces…. Nous allons vous raconter comment …
    Imaginez : nous sommes en l’an 872. les terribles Vikings après avoir pillé Nantes occupent le Château limité à la tour la plus à droite. Leurs bateaux, les drakkars. mouillent devant nous …
         Un angevin – : La rivière a déjà baissé de 10 pieds !!
         Un breton – : « ça » fonctionne ! les barrages de dérivation tiennent ! les drakkars ! ils se couchent !! hourrah ! hourrah ! hourraaaaaaaah !
    Bretons et angevins, longtemps ennemis. avaient détourné la Maine en creusant un canal. asséchant du même coup la rivière devant le château !! Les vikings. vaincus, durent négocier ! …

    le vieux nom de quai de la Savate désigne une pièce de bois


    Angers a été longtemps le port d’embarquement des navires chargés de multiples marchandises. Pierres de tuffeaux. vins de Savennières, liqueurs, ardoises de Trélazé, sel de Guérande, pains de sucre …

    Un spécialiste de la Batellerie d’Anjou, nous parle du Quai de la Savate et de l’ambiance qui y régnait :  » Le quai s’est construit au 19e siècle.

    Avant il y avait souvent des rives en terre sur lesquelles on débarquait tant bien que mal mais on avait des activités autres que simplement liées aux bateaux : les gens faisaient la lessive en grand nombre … les laveuses … On parlait de la « buée », la lessive c’était faire la « buée ». 

    II y avait aussi les tanneurs qui salissaient l’eau et d’ailleurs qui ne s’entendaient pas très bien avec les gens qui voulaient de l’eau propre et les gens qui faisaient la lessive n’étaient jamais très contents d’avoir des tanneries à coté … II y avait l’odeur et les gens qui venaient dans un établissement de bain pour trouver de l’eau et de quoi prendre un bain n’étaient jamais très contents d’avoir à proximité des installations salissantes. Et puis il y avait aussi les meuniers qui se servaient de l’énergie de la rivière …. Depuis le 12e et 13e siècle. on avait installé des moulins

    De ces rives, les chalands à fond plat nommés « gabares » sont construits et mis en eau. si l’on en croit le vieux nom de quai de la Savate qui désigne non pas une pantoufle, mais une pièce de bois sur laquelle repose le navire lors de son lancement.
    La tradition veut que le fond de ces gabares ait servit de cadre au jeu spécifiquement angevin de « boule de fort »  » une boule pas tout à fait ronde sur un sol pas tout à fait à plat  » et où l’on joue cette fois en pantoufle … (the visite)
    … de nos jours, le port fluvial d’angers …

    La Cale de la Savatte offre un agréable panorama sur la Maine ainsi que sur la cathédrale et le château d’Angers. Les gourmands peuvent profiter de ce point de vue en s’installant sur une des péniches-restaurant amarrées au quai des Carmes ou sur les terrasses des restaurants voisins. Le quartier de la Doutre nous invite à découvrir son patrimoine architectural : façades en tuffeau, maisons à pans de bois et hôtels particuliers.

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … étape 14/27

     6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée de Copiapo à Ovalle 

    Bon, après un rapide coup d’œil à la chaîne météo, ce matin au petit-déjeuner, nos mines se sont assombries, comme le ciel. Une dépression sévère traverse le nord du Chili, le sud du Pérou et la Bolivie. Des pluies torrentielles se sont abattues sur La Paz, en Bolivie.
    Quand nous prenons la route vers le sud, le ciel est gris… mais derrière nous. Nous sommes à la queue de la dépression. Et finalement, nous n’aurons pas une goutte de pluie de la journée. C’est ça, l’organisation Zitouni !
    Peu de photos aujourd’hui, car les paysages ne le méritaient pas franchement. Comme une impression de déjà vu…

    1h30 à 23°C et pas un souffle d’air !

    Cependant ce midi, une très belle pause ensoleillée s’offre à nous. Dans un petit port de pêche, situé au seul endroit où l’autoroute rejoint véritablement l’océan entre Copiapo et Ovalle, à Los Hornos exactement. Nous allons rester là plus d’1h30. Il fait 23°C et il n’y a pas un souffle d’air. Des marins s’activent à remonter à la grue leurs embarcations. Sans doute en prévision d’un coup de vent … Des pélicans, des mouettes et des vautours à tête rouge se disputent des restes de poissons. Les vautours, farouches, ne se laissent pas prendre en photo.
    Dans l’après-midi, nous allons atteindre la plaine très fertile de La Serena. Des cultures maraîchères partout. De la poussière aussi.

    Et en fin de journée, en arrivant sur Ovalle, ce sont des vignes qui recouvrent les collines.
    La route entre La Serena et Ovalle est carrément moche, car en travaux d’élargissement.
    Notre hôtel-casino est très design et très récent. Tellement récent que l’Anglais n’a pas encore été « installé » à l’accueil ! Il nous aura fallu 3/4h pour, enfin, arriver à nous faire comprendre et avoir les clefs de la chambre.
    Plus tard, 2 vigiles viendront frapper à notre porte. L’alarme « smoking man » s’est déclenchée… et fumer ici, c’est l’amende assurée ! Fausse alerte.
    En bref : Ce matin, avec un fort vent arrière, de la poussière et du sable créaient de belles zébrures mouvantes sur la route, dans le sens de notre progression. Nous avions l’impression de surfer. Des vigognes égarées sur le bas-côté donnaient l’impression de faire du stop pour qu’on les ramène dans la pampa.
    A raison d’1 stèle en mémoire d’un automobiliste par tronçon de 250m en moyenne, ça fait qu’on a déjà vu près de 20.000 « installations » sur les 4900 kilomètres parcourus jusqu’ici.
    Dans un routier fait de planches, de tôles, de bâches et de pneus, on vend pèle mêle des repas, des légumes, des pavés de pierre de 15x15x15 cm.
    Entre Copiapo et Ovalle, il y a un radar. Méfiance ! Mais il n’est pas trop difficile à repérer : Une guérite en bon béton avec, devant, un dégagement goudronné. Posé dessus, une voiture de police tous gyrophares allumés et, assis à cheval sur le muret faisant office de terre-plein central de l’autoroute, un policier avec gilet jaune (pour la sécurité) et radar portatif !
    Dans une belle courbe où il est possible de rouler à 120 KM/H… un géomètre avec sa perche, posté au milieu de la voie de gauche ! Oui mais il avait lui aussi un gilet jaune, alors… il est où le problème ?
    Voila pour aujourd’hui. Je sais, c’est maigre. Demain, ce sera mieux ! … Seb et Zitouni

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  • Mémoire de paysages à Corzé 49 … 1/2

     Garder en mémoire le paysage de Corzé … 1/2

    La commune de Corzé (Maine et Loire), nous accueille sur son site internet reflet de son dynamisme, de sa qualité de vie et de ses atouts touristiques.
    Ce village de 1796 habitants est intégré dans la Communauté de Communes Anjou Loir et Sarthe.

     

    Corzé est situé à 17 Km au nord-est d’Angers en direction de Paris.
    La RD323 (nouvelle appellation de la RN 23) traverse le territoire de la commune qui est bordé sur 4 km au nord-ouest par le Loir contre lequel s’est construit le bourg et par des bois à l’est et au sud où se cache l’autoroute.

    Des bords du Loir, accessibles sur la totalité du territoire de la commune, aux bois bordant la commune au sud-est, la commune de Corzé offre des paysages variés qui invitent à la promenade.
    L’ancienne voie ferrée transformée en chemin pédestre et cycliste permet de faire une boucle pédestre d’environ 8 km en empruntant également les bords du Loir.

     Le Moulin de la Motte tel qu’il se présente aujourd’hui, remonte en grande partie au XVe siècle. D’autres moulins l’ont précédé car on retrouve traces de moulins à Corzé dès le XIIe siècle.

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