• Zitouni et Seb … Amérique du Sud … étape 14/27

     6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée de Copiapo à Ovalle 

    Bon, après un rapide coup d’œil à la chaîne météo, ce matin au petit-déjeuner, nos mines se sont assombries, comme le ciel. Une dépression sévère traverse le nord du Chili, le sud du Pérou et la Bolivie. Des pluies torrentielles se sont abattues sur La Paz, en Bolivie.
    Quand nous prenons la route vers le sud, le ciel est gris… mais derrière nous. Nous sommes à la queue de la dépression. Et finalement, nous n’aurons pas une goutte de pluie de la journée. C’est ça, l’organisation Zitouni !
    Peu de photos aujourd’hui, car les paysages ne le méritaient pas franchement. Comme une impression de déjà vu…

    1h30 à 23°C et pas un souffle d’air !

    Cependant ce midi, une très belle pause ensoleillée s’offre à nous. Dans un petit port de pêche, situé au seul endroit où l’autoroute rejoint véritablement l’océan entre Copiapo et Ovalle, à Los Hornos exactement. Nous allons rester là plus d’1h30. Il fait 23°C et il n’y a pas un souffle d’air. Des marins s’activent à remonter à la grue leurs embarcations. Sans doute en prévision d’un coup de vent … Des pélicans, des mouettes et des vautours à tête rouge se disputent des restes de poissons. Les vautours, farouches, ne se laissent pas prendre en photo.
    Dans l’après-midi, nous allons atteindre la plaine très fertile de La Serena. Des cultures maraîchères partout. De la poussière aussi.

    Et en fin de journée, en arrivant sur Ovalle, ce sont des vignes qui recouvrent les collines.
    La route entre La Serena et Ovalle est carrément moche, car en travaux d’élargissement.
    Notre hôtel-casino est très design et très récent. Tellement récent que l’Anglais n’a pas encore été « installé » à l’accueil ! Il nous aura fallu 3/4h pour, enfin, arriver à nous faire comprendre et avoir les clefs de la chambre.
    Plus tard, 2 vigiles viendront frapper à notre porte. L’alarme « smoking man » s’est déclenchée… et fumer ici, c’est l’amende assurée ! Fausse alerte.
    En bref : Ce matin, avec un fort vent arrière, de la poussière et du sable créaient de belles zébrures mouvantes sur la route, dans le sens de notre progression. Nous avions l’impression de surfer. Des vigognes égarées sur le bas-côté donnaient l’impression de faire du stop pour qu’on les ramène dans la pampa.
    A raison d’1 stèle en mémoire d’un automobiliste par tronçon de 250m en moyenne, ça fait qu’on a déjà vu près de 20.000 « installations » sur les 4900 kilomètres parcourus jusqu’ici.
    Dans un routier fait de planches, de tôles, de bâches et de pneus, on vend pèle mêle des repas, des légumes, des pavés de pierre de 15x15x15 cm.
    Entre Copiapo et Ovalle, il y a un radar. Méfiance ! Mais il n’est pas trop difficile à repérer : Une guérite en bon béton avec, devant, un dégagement goudronné. Posé dessus, une voiture de police tous gyrophares allumés et, assis à cheval sur le muret faisant office de terre-plein central de l’autoroute, un policier avec gilet jaune (pour la sécurité) et radar portatif !
    Dans une belle courbe où il est possible de rouler à 120 KM/H… un géomètre avec sa perche, posté au milieu de la voie de gauche ! Oui mais il avait lui aussi un gilet jaune, alors… il est où le problème ?
    Voila pour aujourd’hui. Je sais, c’est maigre. Demain, ce sera mieux ! … Seb et Zitouni

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