Fin 2018, la Loire au plus bas à Chalonnes ! …

Le niveau de la Loire … préoccupant ! …

Le niveau de la Loire est au plus bas écrivaient les journalistes en octobre 2018

Moins 1,15 m samedi, moins 1,18 m dimanche etc. … Depuis quelques jours, la Loire n’en finit pas de descendre au-dessous de sa ligne d’étiage. Pour les pêcheurs, il est grand temps qu’il pleuve…
Froid, mais aussi sec, très sec. Avec plus d’un mètre au-dessous de l’étiage le niveau de la Loire affiche une côte rarement vue pour une deuxième quinzaine de janvier.

1,5m en dessous de l’étiage ! …

 

Alors que les activités touristiques de bord de fleuve souffraient des inondations impressionnantes en plein mois de juin, c’est au tour de la sécheresse de sévir, au cœur de l’hiver. Les agriculteurs s’inquiètent avec des nappes phréatiques qui descendent à vue d’œil.
Côté Loire, les pêcheurs commencent sérieusement à se faire du mouron. « L’eau est trop basse », déplore Pierre.
Une remarque confraternelle de la part de celui qui vient tout juste de raccrocher ses filets après cinquante-quatre ans de métier. « Pour la pêche aux lamproies, il manque 1 m. On ne peut pas mettre de nasse dans l’eau. Pas assez de courant… »
L’an passé, cette pêche avait déjà démarré tardivement. « C’était le 14 janvier », situe cette archive vivante de la pêche.

En temps normal, cette activité devrait démarrer dès le 1er janvier. Vu le niveau d’eau actuel, l’activité risque de perdre un mois, voire plus, sur les cinq sur lesquels elle s’étale. Sauf à ce que la pluie tombe en abondance …
Idem pour les anguilles d’avalaison, ces gros spécimens qui descendent la Loire et qui doivent abonder le fleuve en provenance des affluents (la Maine, la Vienne). Là, la fermeture de la fenêtre de pêche commence déjà à apparaître (fixée au 15 février).
Seulement voilà, ces anguilles ne peuvent pas sortir de leurs affluents. Même problème pour la remontée du poisson migrateur.

Les oiseaux ne peuvent pas se poser
Le trésorier de l’amicale des pêcheurs pointe, quant à lui, la question de la reproduction. Dans quelques jours devrait commencer la frayère des brochets. Or, selon lui, « les bras de Loire manquent, pour le moment, cruellement d’eau. Il faudrait 1 m, voire 1,50 m de plus pour que l’eau monte et alimente les îles, pour le moment à sec, mais aussi les boires et les marais ».
Au marais de Grée on commence à inquiéter. « Là, nous sommes à 50 ha de noyé contre 300 ou 400 normalement, à pareille période », situe le président. En principe, l’écluse peut jouer le rôle de régulateur entre la Loire et la marais quand les précipitations venues des communes environnantes se font rares. Mais avec un fleuve en dessous de son étiage, pas question d’ouvrir… On ne ferait que siphonner les 50 cm restants (là, il devrait y avoir au moins 2 m fin janvier).
Outre la question des frayères, qui risque aussi de se poser au printemps pour toutes les espèces de poissons blancs (carpes, tanches, brèmes, gardons, etc.), ce marais à sec (ou presque) n’est pas sans conséquence pour le parc ornithologue.
« Des oiseaux, comme le col-vert, ne peuvent pas stationner sur l’eau ». Il manque 1 m voire 2 m d’eau. « Il faudrait des précipitations de 150 mm, au moins. » Et une danse de la pluie ?

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11 commentaires sur « Fin 2018, la Loire au plus bas à Chalonnes ! … »

  • Une situation préoccupante, les « giboulées de Mars » ont du améliorer la situation mais sans doute pas assez pour retrouver un niveau correct et pas de précipitations prévues avant un moment……pas facile à gérer pour les professionnels

    Bonne soirée

  • Bonsoir Claude,

    hé oui nous en sommes au même point du coté de Tours, on va pouvoir traverser à pieds dans pas longtemps.

    Les îles qui se sont formées cet été restent il y a beaucoup de sable mais peu d’eau.

    Le printemps est galopant mais pas le giboulées. Et elles sont ridicules.

    Il y aura peut être de la pluie au 1er avril, si ce n’est pas une blague.

    Belles photos dans ton diaporama.

    J’aurai une semaine de pause la semaine prochaine, une semaine de ressourcement qui nous sera bien utile.

    Bonne semaine ensoleillée. Amitiés.

     

     

  • ..c’est vrai qu’il y a de quoi s’inquiéter…je me rappelle avoir vu les niveaux des inondations, là c’est tout le contraire…

    bises du soir

    Mireille du sablon

  • Bonsoir Claude

    En effet le niveau était bas, ça a dû remonter depuis je pense

    mais pourquoi les pêcheurs pêchent-ils quand le niveau est aussi bas ?

    Merci pour ta balade en diapo

    Bises, bon week-end

  • Depuis je pense que la situation s’est améliorée mais c’est vrai que à l’époque des photos il y avait de quoi s’inquiéter .

    Bonne soirée

    Bises

  • Coucou Claude, je suis impressionnée de voir la Loire si basse en cette saison.  Quand ce ne sont pas les inondations, c’est la sécheresse.  Cela n’augure rien de bon pour les poissons et pour les péniches, cela pose-t-il problème?

    Bonne fin de semaine et bises audoises

    chatou

  • Coucou Claude, tu sais je crois que cela est un vrai problème partout en France. Si tu voyais en Espagne alors, les rivières sont à sec. C’est assez incroyable que de voir ces lits asséchés. Tu as fait de belles photos et quelle sérénité elles dégagent. Excellente week-end et reçois toute mon amitié
  • Et bien va falloir quelques jours de pluie abondante pour aider l’eau à remonter un peu. Les photos sont magnifiques, surtout celle avec le pont et son reflet. Bonne journée.

  • la nature va nous faire découvrir d’autre inconvénient hélas l’eau descend a certains endroits a d’autres elles montent, mais faut laisser faire la nature

    bises amicales

    lyly

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