Chronique aventure en Inde 2018 ~ Zitouni ~ Hospet (Hampi) / Badami

Chronique de voyage : ÉTAPE 9 (212Km) 

Points d’intérêt : Il est temps de reprendre la route… ou plutôt les pistes, sèches et poussiéreuses du Karnataka. Toujours au guidon de nos vaillantes Royal Enfield Himalayan, nous découvrons l’Inde rurale et nous traversons d’authentiques villages. En fin de journée, au moment où le soleil commence à décliner et où la lumière se fait plus douce et chaude, nous visiterons les temples d’Aihole et de Pattadakal, deux joyaux architecturaux. Enfin, à Badami, nous nous rendrons dans les temples sculptés-creusés dans la roche. On en compte quatre ainsi qu’une grotte naturelle. Moments magiques.

Contraste ! …

 

Une étape magnifique, des rencontres formidables…
S’extirper d’Hospet n’aura pris que quelques minutes. Après un bout « d’autoroute », ce sera de la piste, de la piste, encore de la piste.
Sur l’autoroute, il se passe de bien curieuses choses. Il est possible d’y faire sécher ses grains de maïs, bien étalés sur une bâche, voie de gauche. En l’absence de bande d’arrêt d’urgence, sur cette même voie il est tout à fait concevable d’y stationner son poids-lourd pour aller casser une petite graine. Le contre-sens est envisageable aussi, à la condition d’user de son klaxonne plus que d’habitude. Les animaux peuvent s’y trouver également en troupeaux, fouettés par de frêles paysans sans gilet fluo. 

Plus rare, c’est la possibilité offerte aux passagers d’un bus de quitter le véhicule pour monter dans un engin plus petit desservant la campagne. Il leur sera demandé de rester sur le terre-plein central, le temps de la manœuvre. Enfin, au péages annoncés par des ralentisseurs encore plus imposants que ceux qu’on trouve disposés aléatoirement sur les voies et servant à tempérer les fous de vitesse, les espace laissés libres avant et après les barrières seront bien souvent occupés par des marchands ambulants qui sauront profiter du ralentissement des conducteurs.
Nous quittons l’autoroute pour une route de plateau rocheux toute en lacets. De gros blocs sont empilés, en équilibre, sur de grandes dalles grises. Séance photos.

Ensuite, les pistes vont s’enchaîner. Bien roulantes, elles sont vraiment plaisantes. Quelques hameaux sont traversés, tous plus sales les uns que les autres. Nous avons chez nous le label « village fleuri »… ici c’est plutôt à qui aura le plus de déchets visibles. Les périphéries sont autant d’immenses latrines à ciel ouvert. Zip ! attention ça glisse !
Dans un petit village, la vision d’une école pleine d’enfants nous incite à nous arrêter pour une photo. Au début bien alignés en files, face aux professeurs, les enfants ont très vite tendance à quitter leur rang pour nous observer. Ça y est, c’est l’anarchie. Les professeurs laissent finalement faire les gamins qui viennent par centaines vers nous, tout en restant sagement dans l’enceinte de l’établissement. Quelques photos de groupes sont prises, dans la bonne humeur. Nous sommes bientôt invités à prendre le thé au lait et à manger quelques gâteaux secs dans le bureau du directeur. Nous apprenons que l’école reçoit 843 élèves exactement, répartis en… 6 classes ! Et cela va du petit bout de 6 ans au grand bêta de 14 ans. Impressionnant.
Nous reprenons la piste. Pour la première fois, nous nous demandons si nous aurons assez d’essence. Pas une seule station-service sur notre route depuis notre départ, ce matin.
Dans un tout petit village, nous nous arrêtons sous un arbre. Très vite, nous sommes entourés de dizaines d’indiens. L’un d’eux peut nous trouver du carburant. 100 roupies le litre au lieu de 80 environ. Une affaire ! 4 litres seront bus par les motos les plus gourmandes.
Pendant que nous attendions le précieux liquide en bouteilles, une femme nous invite à casser la croûte dans sa maison, jouxtant notre stationnement. Une galette faite mains et farcie d’une purée de légumes pour chacun.
Une fois de plus, nous reprenons la piste, presque à regret.
Les derniers kilomètres nous séparant de Badami, notre ville-étape, se feront sur une route démesurée au goudron parfait… et sans ralentisseurs ou presque. Que du bonheur, surtout que comme chaque jour nous avons le soleil de face en fin de journée.
Voilà pour aujourd’hui.
Demain, une très grosse étape nous attend afin de rejoindre la côte ouest de l’Inde, au nord de l’état de Goa. Zitouni et sa troupe.

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9 commentaires sur « Chronique aventure en Inde 2018 ~ Zitouni ~ Hospet (Hampi) / Badami »

  • J’avais un collègue (France Télécom) qui voyageait tellement qu’il descendait d’un avion pour remonter dans un autre……   Il disait que, de tous les pays qu’il a vus, c’est l’Inde le plus beau.  Je veux bien le croire.  Beau périple que tu as fait là.
  • Oui, encore de beaux paysages et ce sourire toujours sur la bouche de ces hommes, femmes ou enfants. Le partage est toujours là avec l’invitation de cette femme au doux regard. Excellente journée, Claude.
  • Bonjour Claude. Impressionnant de voir comment de nos jours, il y a encore des gens qui vivent de cette façon. 

    Plus de 800 élèves pour 6 classes !! 

    Certains paysages sont magnifiques. Merci pour ce dépaysement. 

    PS: je suis pas mal occupée ces temps-ci car nous sommes en train de mettre notre maison en vente pour nous rapprocher de nos fils et nous installer dans un logement pour les 50 ans et +. Très gros changements dans notre vie. Mais nous avons trouvé quelque chose de super, alors nous avons hâte également. 

     

    GinetteD

     

  • Qu ‘elle est belle cette photo avec tous les écoliers , leur joie est communicative .

    Merci de nous partager tous ces moments exceptionnels

    Bon mardi

    Bises

  • ….même dans la pauvreté de leur quotidien , ils savent offrir un sourire, un peu de leur maigre repas..que de leçons à recevoir!

    Bises du jour,

    Mireille du sablon

  • Belles photos que j’ai eu du mal à ouvrir …

    Impressionnants rochers et costumes très colorés, comme d’hab.

    «  » Bon mardi, avec un temps gris mais doux.
    Gris dans le coeur aussi avec l’incendie de ND de Paris …
    Pour ceux qui n’ont pas compris :
    J’utilise mon smartphone pour protéger mon dos et n’avoir pas à rester assise derrière l’ordi !
    Bisous très tristes. «  »

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