Zitouni et Seb … Amérique du Sud … étape 11/27

 6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée de Calama à Iquique 

Encore une bonne grosse journée de roulage et de visites.
Le Désert d’Atacama, nous n’en avions pas terminé. Toute la journée nous avons roulé dans une zone où strictement rien ne pousse, sauf les pylônes électriques. Sur un « petite » ligne droite de 40 kilomètres, parallèles à la route se trouvaient 7 rangées de poteaux.
Au kilomètre 20 de ce bout de droit, une stèle à la mémoire de José, mort sur la route, a été disons … construite ! Du bon parpaing pour faire les murs carrelés, des « œuvres d’art », des trucs, des machins, un barbecue à l’arrière, des tables et des chaises, des pneus pour rappeler les circonstances de l’accident, etc.
C’était un chanteur hyper connu dans son village alors …
Et des comme celle-là, il y en a plein. Un peu plus loin, ce que je croyais être une station de montage de pneumatiques était – je m’en suis rendu compte seulement au moment de passer juste devant en y regardant bien – une « installation commémorative ». Une carcasse de voiture était perchée sur un poteau, à plus de 3 mètres de hauteur, un barnum bleu formait un espace couvert et des empilements de pneus peints de toutes les couleurs complétaient le « tableau ». Spécial quand-même …

le long du rio Lao …

Après quelques belles lignes droites, nous avons traversé une zone de « pétroglyphes de ménagère ». Durant la période pré-hispanique qui, comme vous le savez se situe en… il y a longtemps, une femme avec balai et pelle à ménage est venue là et s’est mise en tête de pousser quelques cailloux sur les côtés pour faire propre. Elle a dû y passer un bout de temps parce que des endroits propres, il y en a sur au moins 50 kilomètres dans le coin, sur les collines, tout le long du rio Lao, la seule zone verte que nous ayons vue aujourd’hui.
C’est cet endroit aussi qu’a choisi un douanier de notre époque, lui, pour contrôler tout ce qui roule. Bien au frais dans sa cabane, il m’a demandé tout ce qui se rapportait à la voiture.

Comme il a vu que je sortais mes documents au compte-gouttes, il a pris ma pochette et a tout versé sur son bureau.
Sauf que des papiers sont allés se faufiler derrière son bureau, le long du mur, là où c’est super dur d’aller les récupérer. Pour se faire pardonner, pendant que je vérifiais bien qu’il m’avait tout bien rendu après avoir édité un document supplémentaire à ne surtout pas perdre, lui non plus, il a commencé à me parler de la France : Mama esta (? là, j’ai rien compris) France (…) Paris, Lyon, (…) Étretat, Mont-Saint-Michel …
Oui, c’est ça. Je peux y aller maintenant ?… Vamos à la playa !

Un peu plus loin encore, nous faisons une pause près d’une ancienne gare toute cassée. S’y trouve un endroit super propre (la ménagère serait-elle passée par ici aussi ?) pour déjeuner à l’ombre d’une pergola, dans ce qui devait être un restaurant. Bizarre de s’être implanté là …
Jusqu’à maintenant, tous les paysages sont désertiques mais variés, les « textures » de terrains diffèrent sans cesse. Ça va continuer jusqu’à Iquique pour là, carrément se transformer en dunes magistrales de plusieurs centaines de mètres de hauteur. Mais pas question de faire de photos, nous sommes sur l’autoroute.
Avant d’arriver en ville, nous allons visiter l’Oficina Salitera Santa Laura (sites de traitement de nitrate de potassium), classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2005. On a pas tout bien compris ce qu’on y produisait jadis, mais c’était super bien.
Jean-Marc … à partir du dessin de la dernière photo, tu nous faire un truc là-dessus ? Toi qui sais bien écrire les choses avec des mots que tout le monde comprend …
Dans l’usine de S.Humberstone, le patron, on trouve comme souvent tout ce qui constitue une petite ville communautaire :
– Une école,
– Des boutiques, des administrations,
– Un théâtre,
– Un « lotissement » pour les ouvriers,
– Quelques maisons de dirigeants,
– Des ateliers de production, de réparation,
– Une ligne de chemin de fer traversante pour envoyer la production,
– Du bazar à n’en plus finir,
– Un guichet pour payer l’entrée.

Des objets ont attiré notre attention :
– Les jeux d’enfants (train, pistolet en fil de fer, réchaud « dînette »…),
– Des ustensiles pour les grands,
– Un chiotte en bonne ferraille qui pèse une tonne !

Il faut savoir qu’ici, tout ce qui était utile à la vie courante et à l’activité y était produit. L’électricité en faisait partie. Les chiottes aussi !
Sympa cette affichette de mise en garde contre l’endormissement et le risque d’écrasement sous les wagonnets… en ayant oublié d’en serrer les freins préalablement !
Un chouette moment que nous avons passé là, sans touristes (il était 13h15 à notre arrivée sur place).
Nous sommes donc à Iquique et… au vent, au bord du Pacifique ! ! !
Demain, ça va décoiffer… A demain donc … Et vive la France intelligente !
Seb et Zitouni …

   Laissez-moi un petit mot ! … Merci …

Les 2 commentaires Déposez votre commentaire ...

  1. DD /
    et j’avais pourtant commenté ce billet …. mais je ne vois rien non plus !
  2. DD /
    Bonsoir Claude

    J’ai reçu une news « Journées RV Jardins : le château de la Baronnière » mais je ne vois rien sur ton blog et par la N-L ça ne charge pas …. sans doute une erreur de programmation comme ça m’arrive aussi mais comme tu as alerté que ta NL ne fonctionne pas bien, j’ai ouvert directement ton blog mais j’ai rien …. à suivre !

    J’en profite pour te souhaiter une bonne soirée

    Bises

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