Marche à St Rémy la Varenne bord de Loire … 2/4

… nous marchons dans le lit majeur de la LOIRE … en automne

Alors parlons des eaux en Maine & Loire 49
L’Anjou pays de rivières. — L’Anjou est un pays de rivières et peu de territoires en France sont aussi arrosés. En plus de celles que lui amène la Loire du Massif Central, il reçoit, par la Maine et les rivières dont elle est formée, les eaux d’une partie du Perche, du Maine et de la Normandie. Sur son sol, composé pour une grande part de roches imperméables, l’humidité apportée par les pluies se concentre en sources, en ruisseaux et en rivières, qui, à peu d’exceptions près, directement ou indirectement, se déversent à la Loire.

La Loire fleuve impérial
Cette Loire, qui coupe, d’est en ouest, notre département en deux parties à peu près égales, est déjà, à son entrée en Maine-et-Loire, un grand fleuve.
Large de 700 mètres en moyenne, elle coule pendant 80 kilomètres dans un lit encombré d’îles et de grèves, passant sous les ponts de Saumur, et arrosant Gennes, Les Ponts-de-Cé, Chalonnes et Montjean. D’Ingrandes à La Varenne, baignant Saint-Florent-le-Vieil et Champtoceaux, elle forme encore, pendant 30 kilomètres, la frontière qui nous sépare au nord de la Loire-Atlantique.

… le long du ripisylve de la Loire … inondé en ce moment !

Irrégulière et capricieuse, elle s’attarde en été à travers les sables, très peu profonde, limpide et lente : mais en hiver et au printemps, dans ses crues parfois subites et redoutables, elle roule, entre les levées qui ont peine à la contenir, des eaux jaunes et chargées d’un limon qui fertilise les terres sur lesquelles il se dépose.
Pour une bonne partie de son cours sur le fond même de sa vallée, elle est accompagnée de bras morts qu’on appelle des boires. De ces boires, la plus importante est le Louet, dérivation naturelle du fleuve, se détachant en amont des Ponts-de-Cé et le rejoignant à Chalonnes.

Si l’on excepte la Maine, dont il faut parler à part à cause de son importance, la Loire ne reçoit chez nous que des affluents peu considérables. Les seuls méritant une mention sont :
Les affluents de la rive droite.
L’Authion, long fossé qui, depuis la Touraine jusqu’aux Ponts-de-Cé, draine la partie la plus riche de la Vallée, et lui amène par le Lathan, qui passe à Longué, et par le Couasnon, qui baigne Bougé, les eaux du Baugeois.

Les affluents de la rive gauche …
Le Thouet, assez abondant en eau, qui, près de Saumur, lui vient du Poitou après avoir arrosé Montreuil-Bellay et reçu la Dive.
Le Layon, traînant jusqu’à Chalonnes ses eaux dormantes entre des coteaux chargés de vignobles, et séparant de sa longue vallée sinueuse les Mauges du Saumurois.
L’Èvre qui est la rivière des Mauges (la rivière “dans” laquelle je suis né), dont elle recueille, le long de son cours capricieux et tourmenté, les innombrables ruisseaux. Née près de Vezins, passant par Beaupréau et Montrevault, elle s’est creusée dans les granits et les schistes, jusqu’au dessous de Saint-Florent-le-Vieil, un lit pittoresque et profondément encaissé.
La Divatte sépare à l’Ouest notre département, de la Loire-Atlantique.
La Sèvre Nantaise, forme limite entre le Maine-et-Loire et le département de la Vendée. La Sèvre peut être considérée comme en dehors de chez nous, mais près de Clisson, elle reçoit la Moine, qui, après avoir arrosé Cholet, serpente dans le canton de Montfaucon, entre des gorges étroites.

Parlons de la Maine principal affluent de la rive droite …
Sur sa rive droite, un peu au-dessous des Ponts-de-Cé, à La Pointe, la Loire reçoit la Maine.
La Maine n’est pas le plus long ; elle ne fait que 10 kilomètres ; ni le plus volumineux des affluents du grand fleuve, mais elle est le plus utile et le plus régulier. Forte et courte rivière, aux eaux noires, profondes et paisibles, elle traverse Angers et demeure navigable en toute saison.
Elle doit son existence à l’union, au milieu de vastes prairies, un peu en amont d’Angers, à Écouflant, de la Mayenne et de la Sarthe, cette dernière augmentée du Loir. De ces trois rivières, en apparence semblables, qui, venues du nord, convergent chez nous comme les branches d’un éventail, chacune a pourtant son caractère propre, déterminé par la nature du sol sur lequel elle coule et l’abondance de l’eau qu’elle reçoit. (Hist-Géo Anjou Sirandeau)

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