L’Équateur à moto, étape 1 ~ Paris =>Quito

L’Équateur … étape 1 => Paris / Amsterdam / Quito

L’Équateur, petit pays grand comme la moitié de la France, offre une étonnante diversité de paysages et de cultures. Il s’étend du Pacifique à l’Amazonie en enjambant la cordillère des Andes, appelée ici Sierra. Nous allons découvrir au guidon d’une moto de location (10 jours de roulage + 1 journée libre) ce relief chaotique et volcanique, fait de montagnes aux sommets enneigés, de pampa et de cultures vivrières organisées en damiers et couvrant jusqu’aux plus hautes pentes. Nous goûterons enfin à l’authenticité de l’accueil de ses habitants.
Zitouni est l’animateur-photographe du RAID IKWADUR. 

 

Alors ! C’est par où ? …

Nous voici bien arrivés à Quito, capitale de l’Équateur et point de départ de notre périple.
Notre premier vol au départ de Paris et à destination d’Amsterdam a accusé un retard d’une quinzaine de minutes. La faute à 6 « show pets » qu’il a fallu arrimer bien solidement dans la soute de notre avion. Nous avions déjà croisé ces bestioles, à poils sur les pelouses de notre hôtel de Roissy à faire leur crotte. Ils ont vraiment tous les droits ces cabots.
À Amsterdam, il ne nous restait donc qu’une petite heure pour attraper notre correspondance. Ce n’était pas de trop. Le second vol, long, très long s’est déroulé sans encombre. Comme à chaque fois, les repas s’enchaînent, avec cette fois-ci une curiosité. Un cornet de glace nous a été servi… Juste quelques minutes avant le repas du midi.

L’atterrissage à Quito a été un peu mouvementé. Suffisamment pour que des passagers désireux d’évacuer leur peur se mettent à applaudir le pilote. Ensuite, tout s’est parfaitement déroulé. Des douaniers souriants – c’est rare – nous ont fait passer le contrôle d’immigration rapidement. Puis après avoir récupéré aussi vite nos bagages, un régulateur des taxis officiels (jaunes) est venu à notre rencontre pour nous guider vers un chauffeur, fort sympathique. Il connaît notre hôtel donc… En route !
Nous nous éloignons de l’aéroport par des axes routiers démesurés, au goudron presque parfait. Partout autour de nous, des montagnes escarpées recouvertes d’une herbe rase et jaunie par la relative sécheresse. Bientôt nous quittons la route principale pour nous engager dans une autre, toute défoncée, pavée, bordée de constructions inachevées de briques, de parpaings et de tôles. Changement radical de décor. Elle serpente à flanc de montagne, les épingles serrées se succèdent. Encombrée, elle est sûrement un raccourci connu des locaux pour atteindre plus rapidement le centre-ville, là-haut sur un plateau, à plus de 2850m d’altitude. La circulation se fait plus chaotique. Dans les rond-points, les véhicules se frôlent mais pas un coup de klaxon. C’est bien agréable, tout comme la température, sans doute voisine des 20°C.
Arrivés à notre hôtel de charme – sorte de maison coloniale basse et aux innombrables salles voûtées aux décors rustiques – nous sommes accueillis par une charmante hôtesse. Nous déposons rapidement nos sacs et zou ! Direction le loueur de motos, à quelques blocs d’ici. Les motos sont là. Propre, bien équipées. Le loueur nous indique que l’une d’elle porte une plaque d’immatriculation qui l’empêche de rouler jusqu’à demain dans Quito. Problème vite résolu. La moto sera chargée sur un pick-up avec son pilote, Anthony, jusqu’à la sortie de la ville et le début de notre première étape. Comme pour se faire pardonner de ce désagrément, le loueur nous guide jusqu’à revenir à notre hôtel. Il faut dire que les rues de Quito, presque toutes à sens unique obligent à de multiples détours.
Nous dînerons à l’hôtel après une bonne douche. Auparavant nous aurons pris soin de fixer les supports alimentés de nos GPS à nos montures. Elles sont bien garées en sécurité sur le gazon du jardin de l’hôtel, cerné de grilles. Au menu pour moi ce soir, une soupe bien nourrissante avec quelques toasts et pour les autres, une salade copieuse. Le tout arrosé de bières très légères. Philippe, Anthony (son fils) et moi-même ne tarderons pas à aller nous coucher pour une bonne nuit réparatrice.

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