L’Équateur à moto, étape 3 ~ Montanita => Cuenca

L’Équateur … étape 3 => Montanita / Cuenca

C’était l’étape marathon du voyage. Toute en contrastes. De la mer à la montagne, de 0 à 4150 mètres d’altitude, du soleil au brouillard épais, de la chaleur au froid polaire, de la campagne paisible et odorante à la ville bruyante et puante, du bush épineux à la pampa suintante, de l’autoroute au single track… Nous avons tout eu en une seule et même journée.
Nous quittons Montanita en empruntant la route côtière, plein sud. La mer est calme, les vagues, parfaites, font environ 1 mètre. Avec un peu d’imagination, on pourrait se croire sur la Highway 01 californienne, entre San Francisco et Los Angeles …

Première piste très large et propre … 

Pas d’éléphants ou de lions de mer ici, comme à Monterey, mais quelques colombiennes (!), petites boules de femmes fardées à outrance, fringuées comme des fillettes (collant moulant et tee-shirt coloré) et tentant vainement de se grandir, perchées sur des chaussures à talons expansés. C’est dommage car nombre d’entre-elles sont plutôt jolies et souriantes. Les hommes, eux, se partagent en 2 lots. Ceux qui bossent dur à la pêche en mer et qui sont secs et musclés, et puis les autres, au bedon débordant d’un Marcel crasseux, coude à la portière de leurs antiques pick-ups. Les anciens, eux, ont la classe. Les hommes portent le Panama, les femmes sont vêtues de tenues andines, avec chapeau de feutre et jupons en poils de lama.

Première piste. Elle est très large et propre, dans le sens où elle n’est pas piégeuse, sans gros cailloux ni saignées. Mais gaffe quand même, les gravillons nous font élargir nos trajectoires en courbes, et les épineux ne sont pas loin ! Nous progressons à environ 60 km/h sur ce type de terrain. Bientôt elle se rétrécie et devient terreuse, puis elle se transforme en une langue de labour… Nous tombons nez à nez sur un bulldozer en action. Ceci explique cela… Passé l’engin de chantier, la piste devient chemin, puis parfois presque sentier. Le pied total !
En milieu de matinée nous atteignons Guayaquil, deuxième ville du pays. Elle est moche et industrielle, ouverte sur l’Océan Pacifique et entourée de salines et de rizières. Nous allons souffrir pour la traverser. Entre les sens uniques, les feux et la circulation, ce n’est pas top. À la sortie de la ville, nous faisons une halte pour déguster un juteux ananas. Que ça fait du bien !
Ensuite, nous allons effectuer plus d’une trentaine de kilomètres à fond ou presque dans de gigantesques plantations de canne à sucre. La piste est très large, elle est saturée de jus de canne à sucre fermenté, ça pue gravement. Un chauffeur de road train se laisse photographier. Il déjeune. Nous retrouvons le goudron vers 13h00, c’est l’heure de déjeuner. Soupe épaisse, salade de pâtes et poulet aux petits légumes. Classique.
Ça commence bientôt à grimper. Grimper fort, même. Une piste exigeante et vraiment glissante de cailloux nous propulse au-dessus des nuages. Il fait frisquet mais les efforts de pilotage nous réchauffent un peu. Nous retrouvons le goudron et grimpons toujours. Nouvelle piste. Elle est fermée, une barrière barre le chemin. Retour sur le goudron.
Pour traverser la Cordillère des Andes, il nous faut traverser le Parc National Cajas. C’est gratuit, mais on ne peut pas y pénétrer après 15h30 et, à 17h00, il faut impérativement en être sortis. Nous nous disons alors que si nous nous étions engagés sur cette piste finalement fermée, nous aurions été bloqués à l’entrée du parc car jamais nous ne nous serions présentés au contrôle d’entrée avant 15h30… Peu avant d’atteindre le col routier, situé à environ 4150 mètres d’altitude, nous prenons le temps de nous réchauffer dans uns petit restaurant de bord de route. Café bouillant et gâteaux secs. Il fait un froid polaire. Le ciel est chargé. Il est difficile de faire de belles photos des Lagunas d’altitude, sorte de poches d’eau coincées entre les montagnes. Quelques lamas broutent la pampa.
S’en suit une descente vertigineuse vers Cuenca, notre ville-étape de ce soir et cité inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Il est vrai que le centre historique et la Place d’Armes sont superbes. Nous dînerons en ville, après avoir stationné nos montures dans le garage sécurisé de l’hôtel, en plein cœur de la basse ville.

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14 commentaires sur « L’Équateur à moto, étape 3 ~ Montanita => Cuenca »

  • Coucou Claude,

    quelle belle aventure pour Zitouni et les copains.

    ILs auront vu toutes sortes de paysages bien différents.

    Mais pour ma page as tu fabriqué ces perce-neige pour stroumpf ou existent ‘ils vraiment?

    Subtil ton ordinateur! Amitiés et bon dimanche.

    Sylvie

  • Merci pour cette étape qui nous fait planer au dessus des nuages . De magnifiques paysages , un grand bravo pour les photos et le récit , on a vraiment l’impression d’être avec vous

    Bon week – end

    Bises

  • Bonjour Claude

    Une nouvelle belle aventure, les paysages sont magnifiques, ça doit pas être toujours facile avec une moto ….

    Ah dommage j’aurais bien voulu voir les autochtones …. autant les femmes que les hommes avec leur chapeau !

    Le « Chapeau Panama » est fait chez eux et pas au Panama, je l’ai appris l’an dernier lors de mon voyage au Panama ….

    Merci pour ton partage

    Bises, bon week-end

     

  • Quelle aventure!!!!Mais que les paysages sont beaux, malgré le délabrement des maisons… Gros bisous et excellent week-end
  • ..un voyage bien éprouvant parfois  et plein d’aventures mais c’était bien là le but.

    Merci pour les photos, on a l’impression d’être dans les nuages.

    Bises du soir

    Mireille du sablon

  • T’ai-je déjà dit que les résumés de ces voyages sont très bien faits et très agréables à lire ? On s’y croirait presque… !

    Bonne journée

  • Encore un superbe partage avec de belles photos et des explications très intéressantes.

    Merci à vous.

    Bonne fin de semaine, en espérant un WE pas trop pourri …
    Mais, de toutes façons, je ne peux pas faire grand chose,
    avec de nouvelles douleurs ventrales, sortes de coliques.
    Toute la machine est perturbée …
    Gros bisoux, cher claude.

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