Nous étions à Saumur le WE dernier …

À la découverte du quartier du Fenêt par la rue Rabelais …

Après avoir déjeuné au “Pot de Lapin” un vrais bouchon lyonnais, nous partons à la découverte des alentours.
La Chapelle Notre-Dame des Ardilliers :

Lors de cette visites à pied nous avons découvert la source miraculeuse et une piéta qui ont suffit à faire du site de la Chapelle Royale Notre-Dame des Ardilliers un important lieu de pèlerinage dès le 16e siècle. Le faubourg de Fenêt qui s’étire alors sur une minuscule langue de terre entre Loire et coteau s’organise et se développe. Sa renommée se construit autour de la fabrication de perles et de chapelets de dévotion.

Après avoir déjeuné au “Pot de Lapin” un vrais bouchon lyonnais …

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Le chapelet et les objets de piété
Quelques rappels, peut-être pas entièrement inutiles pour les plus jeunes.
Modeste objet de piété, le chapelet est une chaîne de grains enfilés, appelés patenôtres, que l’on fait glisser entre ses doigts, en récitant certaines prières codifiées. Cette pratique apparaît dans les monastères du Moyen Age ;

elle est surtout la dévotion des frères lais, en général illettrés et incapables de réciter de longs offices en latin. L’existence de patenôtriers à Paris est signalée par Etienne Boileau dès le XIIIe siècle. Il les subdivise même en quatre spécialités et détaille les règlements complexes de ces métiers. A la fin du XVe siècle, le dominicain Alain de La Roche diffuse la pratique du rosaire et le chapelet s’uniformise vers le milieu du siècle suivant.

Un peu d’histoire :
Lorsqu’il visite Saumur les 7 et 8 août 1814, le duc d’Angoulême, héritier du trône, se voit offrir par des jeunes filles quatre corbeilles, dont l’une contient des chapelets. L’essor de ces activités se poursuit jusqu’en 1835, année où elles emploient 6 à 700 ouvriers. Un déclin est perceptible au cours de la quinzaine d’années suivantes. Touchard-Lafosse, qui visite la région vers 1843 parle d’une « spécialité bien affaiblie aujourd’hui… Maintenant, le chiffre des ouvriers occupés de ce travail est diminué d’au moins moitié ». De fait, en 1842, le sous-préfet estime à 400 la main d’oeuvre employée. Deux explications peuvent être avancées : le commerce français ne rayonne plus hors des frontières nationales ; les activités annexes se sont effondrées, en particulier la quincaillerie d’objets en cuivre. Aujourd’hui une activité très artisanale perdure … difficilement ! 

La Chapelle Royale Notre-Dame des Ardilliers …
Un sanctuaire sous protection royale Jusqu’au 15e siècle les Ardilliers constituent un simple lieu-dit à l’est du faubourg de Fenet. Ce nom dériverait du mot local «ardille », qui désigne l’argile composant le sol au pied du coteau. Il y avait là une source dont les eaux étaient réputées pour leurs vertus bienfaisantes. En 1454, un paysan du faubourg découvre, alors qu’il bêchait son champ, une statuette miraculeuse représentant une Vierge de Pitié. Cette découverte est à l’origine d’un pèlerinage, d’une ampleur d’abord très locale, qui se développa à partir du 16e siècle pour devenir l’un des principaux pèlerinages mariaux de la France classique. La statuette est d’abord abritée sous un simple arceau construit au-dessus de la fontaine. Grâce aux offrandes des pèlerins qui viennent de tout le grand Ouest, une première chapelle est construite de 1534 à 1553, puis agrandie entre 1556 et 1565. Au milieu du 16e siècle, l’intérêt que porte à Notre-Dame des Ardilliers les reines Catherine de Médicis et Louise de Lorraine contribue à étendre à tout le royaume la renommée du pèlerinage. En 1594, la guérison spectaculaire de la jeune Marguerite Oudon marque le début d’une série de 122 miracles enregistrés entre fleuve complique le chantier. La mort de Servien en 1659 entraîne l’arrêt provisoire des travaux au niveau de la base carrée de la rotonde. Le chantier ne reprendra qu’en 1690, par la coupole, pour se clore en 1696. Plus d’informations

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12 commentaires sur « Nous étions à Saumur le WE dernier … »

  • Bonjour, la chapelle est magnifique; j’ai un chapelet, on peut dire que c’est une relique ! je te souhaite une bonne journée, bisous
  • Une visite fort intéressante et riche d’informations…

    Problème pour accéder à l’article à  partir de la news sur la messagerie La Poste  qui indique un »risque potentiel »

    En changeant de support….ça passe !

    Bonne soirée

  • Bonsoir Claude. Moi aussi j’ai eu des difficulté à entrer sur ton site,  mais en faisant du Copier/Coller de ton adresse tout a bien été. 

    Belle visite un fois de plus.  Merci beaucoup.

    À la prochaine

     

  • … je n’ai pas eu l’occasion de visiter la ville mais j’ai pu voir les écuries..;’en garde un vrai bon souvenir.

    Bises du soir

    Mireille du sablon

  • Un vrai régal cette chapelle et un grand merci aussi pour tes renseignements sur les chapelets. Passe une très agréable semaine, Claude.
  • Merci pour cette visite et les superbes photos de la chapelle . Je ne savais pas que les chapelets étaient fabriqués en ces lieux .

    Bonne journée

    Bises

  • Peut-être qu’il venait de là le chapelet que j’ai eu pour ma communion et qui n’a malheureusement jamais servi le pauvre. 

    Il m’arrive d’en voir un de temps en temps accroché  au rétroviseur intérieur d’une voiture mais c’est de plus en plus rare. 

    Bonne semaine.

  • superbe!!! on a du y passer en allant de l’abbaye de Fontevraud à Angers, mais je n’en ai pas de souvenirs, on a pas du s’arrêter, alors merci!!! bisous. cathy
  • Comme Dom on m’a dit que ton autre blog n’était pas protégé… ça arrive une fois sur deux !

    Merci pour cette petite leçon d’histoire sur cet endroit et pour le rappel des « petits bouchons » lyonnais, qui font partie intégrante de notre culture !

    Bonne journée

  • Merci pour cette leçon d’histoire et le rappel pour le chapelet …

    De magnifiques photos qui régalent les yeux !

    Je ne pouvais pas ouvrir ton blog car il n’est pas protégé, soit-disant, il a fallu que je change de navigateur … Pfff

    Bon début de semaine après une très forte tempête, hier !
    Une impression d’apocalypse pendant plus de trois heures.
    Ce matin, retour du corset pour retouches, en espérant que ce sera rapide mais la couturière ne travaille que le mardi …
    Gros bisoux,  cher claude.

     

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