Loire sauvage ? … Loire de sable cet été ! … 2/2

la Loire à sec de Chalonnes à Champtoceaux 49
En vidéo …

La Loire, plus long fleuve du pays, manque cruellement d’eau.
Sur les rives d’Ancenis, entre Nantes et Angers, La Loire manque d’eau et dévoile un visage presque jamais vu. Le débit du plus long fleuve du pays a en effet atteint son seuil d’alerte.
Vu du bord ou au fil de l’eau, les passants ne peuvent qu’assister au phénomène avec inquiétude. Pour un autre, « il faut faire attention, car on a vite fait de s’échouer. On attend qu’il pleuve pour la voir se remplir, mais c’est vrai qu’on la voit diminuer de jour en jour, c’est assez inquiétant. »

Aujourd’hui c’est pire ; elle a baissée de 50cm depuis mes vidéos …

à Montjean, aujourd’hui, elle ne passe plus que sous la 1ère arche !

c’est le parcours ci-dessous qui a été vidéographié …

du haut du point de vue de Champalud à Champtoceaux …

Un niveau bas qui inquiète …
Quelques kilomètres plus loin, à Champtoceaux dans le Maine-et-Loire, on peut même observer un bras de la Loire totalement asséché. Les promeneurs l’admirent du point de vue tout en se préoccupant de la biodiversité. « Quand j’étais petit, on venait pêcher des anguilles ici avec mon père. Mais c’est vrai que depuis plusieurs années, on entend dire les gens que la vie marine est beaucoup moins vive qu’avant », souligne l’un d’eux. « On voit encore des animaux, des oiseaux, mais beaucoup, beaucoup moins qu’avant », évoque une riveraine.

Du déjà vu, mais jamais aussi tôt …
Didier, garde-pêche depuis des années, en a vu des épisodes de sécheresse. Mais la précocité de celui-ci le surprend énormément. « On a déjà vu plus bas que ça en 1976. Mais là, elle n’a pas fini de baisser, on n’est que fin juillet », précise-t-il.

Pour jauger de l’état de la Loire, le critère le plus évident semblerait de se fier aux cotes de la Loire, donc au niveau de l’eau. « Mais leurs références ont été établies dans la première moitié du XXe siècle, avant que l’on creuse le lit du fleuve et qu’on le chenalise », rappelle Julien Dugué. Chef du service eau de Maine-et-Loire, il explique qu’en conséquence, « la Loire est désormais mécaniquement plus basse qu’à cette époque ». Le critère pris en considération est donc « le débit du fleuve », exprimé en mètres cubes par seconde (m3/sec) et il est suivi en fonction de seuils décroissants.

À partir de quand la situation devient préoccupante ?
Les grilles de la préfecture reposent sur quatre niveaux grandissants de préoccupation : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise. Ces quatre niveaux sont établis en fonction du débit de la Loire au printemps – jusqu’au 31 mai – et en été – jusqu’à octobre. Au printemps, la situation d’alerte démarre quand le fleuve passe sous les 290 m3/sec. L’alerte renforcée débute à partir de 127 m3/sec. Ce qui correspond au niveau d’alerte simple, l’été. L’alerte renforcée estivale démarre en dessous de 110 m3/sec et, sous les 100 m3/sec, c’est la situation de crise. Pour mémoire, en grandes crues on enregistre 6300 m3/sec
À ce jour nous sommes en crise avec moins de 100 m3/sec !

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10 commentaires sur « Loire sauvage ? … Loire de sable cet été ! … 2/2 »

  • Des niveaux d’eau aussi bas à cette période de l’année, c’est là qu’est le côté exceptionnel…..on ne sait pas jusqu’où ca peut aller….2022 marquera sans doute, hélas, le début d’une période avec des sécheresses amplifiées de plus en plus fréquentes…il y a bien eu des périodes de sécheresses sévères dans les siècles passés, mais on  a « en prime » le réchauffement climatique.

    Ce n’est pas rassurant pour l’avenir

    Bonne soirée

  • c’est énorme 50 cm en si peu de temps… et qu’est ce que ça va être à la fin de l’été! c’est vraiment triste ce qui se passe en ce moment. bisous. cathy
  • en effet c’est catastrophique pour certaines régions,

    j’espère que tu vas bien malgré tout,

    Bonne soirée, MIAOU !!

  • C’est désespérant de voir tous ces fleuves, ces rivières, ces lacs qui se vident…Il serait temps de trouver des moyens d’économiser l’eau quand on en a….

    Bon dimanche!

    Bises de Mireille du sablon

  • Merci d’avoir su si bien filmé ce qui est tout de même, il faut hélas le dire, tristement historique, même s’il y a déjà eu des étés secs, à ce point et aussi longtemps, je n’ai pas connu.
    Le plus triste, c’est le nombre d’animaux en effet. Dans mon parc, je n’en vois presque plus à photographier, la nature est désolante dans les grandes villes. Nos blogs gardent « pour l’instant » des photos-souvenirs. Les sculptures d’animaux commencent déjà à les remplacer ?
    Cette semaine, çà continue, encore une période caniculaire d’annoncée jusque dans les Hauts de France.
    Apparemment un très bel été, beaucoup sont contents de bronzer. Pour moi il est très triste et catastrophique.
    Bon courage pour ce nouvel épisode caniculaire…
    Bises
  • C’est très grave et c’est loin de s’arrêter, aucune pluie prévue dans les prochains jours.

    Je n’ai jamais passé un mois de juillet aussi sec et chaud à 12 km de la baie de Somme. C’est plutôt une zone de marécage avec des précipitations fréquentes, là absolument rien.

    C’est difficile d’imaginer l’avenir, si ces conditions perdurent.

     

    Bon dimanche.

  • Et il y en a encore qui prétendent que le réchauffement climatique c’est des conneries, que les écolos racontent n’importe quoi… pourtant, il suffit d’ouvrir les yeux et de se rendre à l’évidence…

    Mais c’est pas grave, en 2035 on aura 10 milliards de voitures électriques, ça va tout arranger !

    Bon dimanche

  • Bonjour
    Les villages de Chalonnes à Champtoceaux, nous les avons parcourus en 2018 en vélo
    lors de notre circuit « Loire à Vélo »
    Info France Bleu Loiret :
    C’est lié à un manque de précipitations cet hiver qui n’a pas permis de recharger au maximum les deux barrages qui permettent habituellement de soutenir un niveau minimum du fleuve, l’été, ce qu’on appelle l’étiage. Ils n’étaient remplis qu’à 86% au début de la période qu’on sait délicate, où le niveau est très bas. Les pluies du mois de juin n’ont pas permis de les recharger, ni de nourrir les sols.
    A Gien, on passe à un début minimum de 46 mètres cubes contre 48 jusque-là
    alors que le débit normal en été est de 60 mètres cubes
    Bonne continuation en espérant que ça s’arrange au plus tôt
  • Les cours d’eau s’assèchent, la banquise, les glaciers cèdent, les Alpes se déchirent, les feux dévastent,  la météo se déchaîne . Le réchauffement climatique est bel et bien tristement actif. La planète souffre, on s’en étonne mais…. la faute à qui ?? Il serait grand temps que l’Homme se responsabilise .

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