47 ème fête des battages et vieux métiers 2 / 2

Coup d’envoi à 15h00 pour le battage de la récolte …

En agriculture, le battage est une opération consistant à séparer de l’épi les graines des céréales. Les batteuse naguère puis les moissonneuses-batteuses sont des machines de récolte des grains qui effectuent le battage des épis, la séparation et le nettoyage du grain.
Souvenirs, souvenirs : pour fêter les moissons, aujourd’hui les agriculteurs locaux nous donnent à voir une batteuse en action entraînée par une locomobile et l’illustration d’un grand nombre de métiers corollaires …

la batteuse entraînée par la locomobile “Merlin” …

le battage au fléau ci-devant …

l’outil en main … pour les jeunes …

vieux moteur en action …

« Quand la chaudière siffle, les battages commencent »

Le “mécano” à la fête des battages depuis trente ans connaît la chaudière par cœur. Il l’a dans le cœur et veut former la relève. C’est évidemment l’outil vedette de la manifestation. Avant de donner ce coup de sifflet, les trois mécaniciens doivent s’acti­ver bien plus d’une heure autour de la chaudière. Il faut, bien sûr, la monter en température, entre 500 et 600 °C, et en pression ; entre 5 et 6 bars sont nécessaires pour démarrer la batteuse, Il y a toujours quelqu’un pour sur­veiller le niveau d’eau, la pression, la courroie qui peut sauter et pour l’alimenter en bois. « Aujourd’hui, on va battre un quart d’hectare » avec le renfort d’une quinzaine de “batteux” en tenue d’époque qui s’activent autour des “Merlin”. « Les moissonneuses-batteuses actuelles font entre cinq et six hectares à l’heure.

La fête, prévue pour durer jusqu’à deux heures du matin, avec feu d’artifice et bal au programme, ne fait que commencer ! …

L’évolution des techniques de battage du blé a connu plusieurs étapes clés au fil de l’histoire, reflétant les progrès technologiques et les besoins agricoles croissants. Voici un résumé de cette évolution :

1. — Battage manuel (Antiquité – Moyen Âge) : — À l’origine, le battage du blé se faisait manuellement à l’aide de fléaux, des instruments constitués de bâtons munis de poignées. Les agriculteurs frappaient les épis pour séparer les grains de la paille.

2. — Moulins à traction animale (Moyen Âge – Renaissance) : — Au fil du temps, des moulins à traction animale ont été développés pour faciliter le battage. Ces moulins utilisaient la force des animaux, comme les chevaux, pour actionner des mécanismes qui battaient les épis de blé.

3. — Battage mécanique (XIXe siècle) : — La révolution industrielle a introduit des machines à vapeur et des mécanismes à engrenages. Les batteuses mécaniques sont apparues, remplaçant en grande partie le battage manuel. Les batteuses combinaient le battage et le vannage pour séparer les grains de la paille et des débris.

4. — Moissonneuses-batteuses (XXe siècle) : — L’introduction des moissonneuses-batteuses a été une avancée majeure. Ces machines combinent la moisson et le battage en une seule opération. Elles coupent les épis, séparent les grains, la paille et les débris, puis stockent les grains dans des trémies.

5. — Automatisation et technologie moderne (XXIe siècle) : — Les moissonneuses-batteuses modernes sont équipées de technologies avancées telles que le GPS, les capteurs et les logiciels de gestion. Cela permet une récolte et un battage plus efficaces, en ajustant automatiquement la machine pour les conditions spécifiques du champ.

6. — Recherche de durabilité et d’efficacité (actuel) : — Les techniques de battage du blé continuent d’évoluer avec un accent croissant sur la durabilité environnementale et l’efficacité agricole. Des méthodes de battage plus douces sont développées pour minimiser les dommages aux grains et réduire la consommation d’énergie.

En somme, l’évolution des techniques de battage du blé a suivi un parcours allant de la main-d’œuvre humaine à l’utilisation de la traction animale, puis aux machines à vapeur, et enfin aux moissonneuses-batteuses automatisées. La technologie moderne vise à maximiser l’efficacité tout en minimisant les impacts environnementaux, tout en répondant aux besoins croissants de la production alimentaire mondiale.

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8 commentaires sur « 47 ème fête des battages et vieux métiers 2 / 2 »

  • Bonsoir Claude, on a peine à imaginer comme il travaillaient dur dans l’ancien temps… Bonne soirée Claude, amitiés.
  • Bonsoir Claude

    J’ai vu aux infos que les orages ont été très forts à Angers, j’espère qu’il n’y a pas de dégâts chez toi et que tout va bien

    Merci pour ta visite sur mon blog

    Bises, bonne soirée

  • J’ai eu enfin le plaisir de venir te rendre visite : super tes articles !

    J’ai enfin trouvé le moyen de mettre à jour mon nouvel ordinateur

    j’ai donc abandonné l’ancien . Merci pour ton aide dans ton dernier commentaire.

    Je te souhaite de passer un bon mercredi. Cordialement & à +

  • Bonjour Claude

    Voilà qui me rappelle de bons souvenirs d’enfance, j’adorais les jours de batteuse, à tour de rôle dans le village, nous les enfants nous avions la mission d’apporter à boire à ceux qui ne pouvaient se détacher de leur poste …. on adorait ça avec ma sœur !!!

    Par chez moi il y a aussi une telle Fête chaque année, c’est bien de garder ces traditions, aujourd’hui avec la moissonneuse batteuse ça dure moins longtemps dans les champs et il faut moins de monde que pour la batteuse, les gens s’aidaient entre voisins, c’était le bon temps !!!

    Merci pour le partage

    Bises, bonne soirée

  • Bonjour, j’ai déjà assisté à une fête des labours, mais en Bretagne ! c’est toujours intéressant,  je te souhaite une bonne journée, bisous
  • Impressionnant de revoir comment nos anciens travaillaient …dur dur mais se plaignaient-ils comme aujourd’hui alors qu’ils n’avaient pas tout le matériel sophistiqué…?

    Bises du soir

    Mireille du sablon

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