• Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 15e étape

    6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée de Ovalle à Vaparaiso 

    Quelle équipée ! …
    Hors donc, que s’est-il passé de si intéressant depuis le soir de notre arrivée au Casino Resort d’Ovalle, jusqu’à ce premier matin, à Valparaiso ?
    Déjà, je vous invite à jeter un coup d’œil au site Internet du Casino Resort d’Ovalle pour voir un peu le standing et la modernité du bazar : http://www.ovallecasinoresort.cl/
    Au moment de dîner dans ce lieu magique nous cherchons un restaurant. Il y en a 5 + 1 cafétéria. Seule la cafétéria est ouverte ?! Ce sera donc la cafétéria.
    Pendant que nous dinons, des ouvriers s’affairent. Tel Christo emballe le Pont-Neuf, eux emballent le casino. Pas pour faire joli, non… il n’est pas étanche ! ! !
    De jolies bâches plastique transparentes clouées à la hâte sur le beau bardage en bois viennent gâcher le clinquant du lieu.
    Notre nuit va être agitée, tout comme le ciel. Nous nous endormons alors que, dehors, la dépression qui est descendue un peu au sud s’abat sur le Casino Resort.
    Nous sommes au second niveau d’un bâtiment qui en compte 5. C’est important !
    A 3h48 exactement, le téléphone sonne : l’alarme « smoking » de notre chambre vient de se déclencher à l’accueil. Tout comme en soirée, 2 vigiles veulent venir vérifier que nous ne fumons pas la moquette dans la piaule. Qu’ils viennent !
    Un « plic, ploc » genre jet de douche s’échappe de la salle de bain. Je vais voir. La douche est ouverte ? Non, rien ne sort de la douchette. Ah mais je vois… l’eau sort du… spot de plafonnier !
    Le sol est trempé. Je suis pieds nus. Heureusement, méfiant, je n’avais pas allumé la lumière.
    Les 2 vigiles arrivent. Ils constatent les dégâts. Sur leur visage, je lis le fait qu’ils sont habitués. Ils vont couper l’alarme (mais pas l’électricité) et, demain matin à 6h30 mettrons à notre disposition une autre chambre, étanche celle-là.
    Au petit matin, comme prévu, nous allons nous doucher dans l’autre chambre. Ensuite, nous descendons au restaurant de l’hôtel pour le petit-déjeuner. La salle se trouve au rez-de-chaussée, alors quoi de plus normal que d’y trouver plusieurs poubelles de 200L ouvertes sous les « gouttières » de la salle, plusieurs seaux également, et une ribambelle de petits panneaux sur trépieds indiquant que le sol est glissant !? Sans blague …
    L’architecte a du mouron à se faire ! Car avant de réparer les dégâts des eaux sur 5 niveaux en tout, il y a du boulot.
    Mais comme pour en rajouter une couche, je demande à voir « el director ». Nous montons ensemble dans notre première chambre et là, je lui détaille les désagréments de la nuit :
    – Musique du casino jusqu’à 6h00 du matin,
    – Lustre de la chambre qui clignote quand on l’allume,
    – Un bouton-poussoir de la douche manque et donc nous a empêché d’utiliser la douchette à flexible plutôt que celle du plafond (plus pratique pour Seb),
    – Et ce problème de fuite en plein milieu de la nuit, avec les problèmes de sécurité qui y sont associés.
    Ça fait beaucoup. Il en convient. Le prix de la nuitée est divisé par 2. Plus de 50 euros d’économie. 
    Dehors, il pleut fort sans discontinuer. Le préau de l’entrée est ajouré, la pluie s’abat sur nous en paquets d’eau, poussés par le vent, fort, lui aussi.
    Nous partons pour Valparaiso. « Valparais-eaux », devrais-je dire ! …

    Ha ! Valparaiso ! … nous en rêvons tous ! …

    Ma trace GPS passe par les montagnes (petites). C’est une nationale, donc je me dis que ce sera sans risque. Sinon, j’avais repéré l’autoroute mais bon …
    Nous faisons route, comme disent les marins. Mais les marins, ils naviguent sur l’eau, non ?!… Ben nous aussi ! ! !
    La route est détrempée. Dans la ville d’Ovalle, au départ, il y a 10 à 15 cm d’eau sur la chaussée. Dans la campagne, la nationale est jonchée de cailloux gros comme des ballons de foot. Là, pas question de les shooter. Essuie-glaces parfois à fond, je pilote ma voiture plutôt que je ne la conduis… Mais nous ne prenons aucun risque. Sauf peut-être de se prendre un pavé sur la tête. C’est l’aventure ! Je roule toujours sur la voie la plus éloignée de la falaise, toujours, et donc souvent à contre-sens.

    Mais tous les automobilistes font ainsi et restent prudents dans les courbes, s’échangeant des appels de phares quand le terrain est occupé par des pavasses.
    Souvent, telle une « bouse de printemps sur le cul des vaches », la falaise de terre et pierres agglomérées s’étale mollement sur la route. Des torrents d’eau boueuse traversent sans regarder ni à gauche, ni à droite et les chiliens, visiblement peu habitués à une telle situation météorologique sont également de sortie pour prendre des photos. Les anciens, les jeunes, les femmes, tous en cirés et bottes, déambulent sur les routes. Sans compter les chevaux, les chèvres, eux aussi un peu déboussolés. Les hommes, eux, sont trop occupés à couvrir leurs vieilles voitures de bâches. Car elles aussi, elles ne sont plus vraiment étanches …
    Nous venons de faire 150 kilomètres quand, soudain, nous sommes stoppés par la rivière qui traverse la route. Elle a la priorité donc, on s’arrête. Nous observons alors un camion qui, tractant un pick-up, s’engage pour la traversée des flots. Le pick-up en a jusqu’à mi-portières. Chaud ! Surtout qu’il y a un très fort courant.

    Demi-tour pour nous. Je consulte mon GPS. Une autre nationale se trouve à droite, plus au sud, notre direction. Nous décidons de tenter notre chance. L’objectif, c’est de rejoindre l’autoroute sur la côte. Nous y étions presque… à 25 kilomètres seulement.
    Après 50 kilomètres sur ce nouvel axe… échec, à nouveau. Là, pas un chat mais beaucoup trop d’eau sur la route. Demi-tour. Mais pour aller où ?
    Pas d’autre solution que de revenir à Ovalle, notre point de départ pour, de là, prendre directement l’autoroute. La journée s’annonçant très longue – plus de 750 kilomètres sous la pluie – nous analysons la situation. Le choix est simple : retourner dans notre « piscine couverte » pour une seconde nuit agitée ou tenter d’atteindre Valparaiso, sans garantie de réussite. Je suis en pleine forme, nous décidons de rouler.
    Nous allons faire une très grosse journée de roulage, sans rien voir du paysage ou presque. 2 photos seulement, c’est dire ! Au-dessus de 90 KM/H, c’est l’aquaplaning assuré. Pourtant, des pick-ups nous doublent à plus de 120. L’un d’eux nous dépasse et… 5 kilomètres plus loin, il est sur le toit, 50m en contre-bas dans la pampa ! 2 automobilistes s’arrêtent pour lui porter secours. Plus loin, c’est un semi-remorque qui est couché sur la voie. Encore plus loin, un camionneur a laissé le pont arrière de sa remorque sur la chaussée, derrière lui. Il a dû heurter un pavé plus gros que les autres ? ! …
    Nous comprenons mieux la densité des stèles sur les bords de la route…
    Nous atteignons Valparaiso et notre hôtel à 19h30. Ce qui n’est pas si mal, vues les circonstances de roulage.
    Pas de douche, un snack vite avalé et zou, au lit !
    Ce matin, Seb a fait grasse mat. Pendant ce temps là, moi j’écris cette chronique… flot verbal, vous l’aurez noté. Mais c’était de circonstance !
    A ce soir peut-être pour la chronique du jour… si la météo nous permet une sortie à Valparaiso où nous faisons relâche aujourd’hui.
    A plus … Seb et Zitouni… au sec !
    Désolé mais pas de rubrique sur la visite de Valparaiso ; les photos parlent pour nous ! …
    (NDLR) Tout un roman …

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  • Marche à St Rémy la Varenne bord de Loire … 2/4

    … nous marchons dans le lit majeur de la LOIRE … en automne

    Alors parlons des eaux en Maine & Loire 49
    L’Anjou pays de rivières. — L’Anjou est un pays de rivières et peu de territoires en France sont aussi arrosés. En plus de celles que lui amène la Loire du Massif Central, il reçoit, par la Maine et les rivières dont elle est formée, les eaux d’une partie du Perche, du Maine et de la Normandie. Sur son sol, composé pour une grande part de roches imperméables, l’humidité apportée par les pluies se concentre en sources, en ruisseaux et en rivières, qui, à peu d’exceptions près, directement ou indirectement, se déversent à la Loire.

    La Loire fleuve impérial
    Cette Loire, qui coupe, d’est en ouest, notre département en deux parties à peu près égales, est déjà, à son entrée en Maine-et-Loire, un grand fleuve.
    Large de 700 mètres en moyenne, elle coule pendant 80 kilomètres dans un lit encombré d’îles et de grèves, passant sous les ponts de Saumur, et arrosant Gennes, Les Ponts-de-Cé, Chalonnes et Montjean. D’Ingrandes à La Varenne, baignant Saint-Florent-le-Vieil et Champtoceaux, elle forme encore, pendant 30 kilomètres, la frontière qui nous sépare au nord de la Loire-Atlantique.

    … le long du ripisylve de la Loire … inondé en ce moment !

    Irrégulière et capricieuse, elle s’attarde en été à travers les sables, très peu profonde, limpide et lente : mais en hiver et au printemps, dans ses crues parfois subites et redoutables, elle roule, entre les levées qui ont peine à la contenir, des eaux jaunes et chargées d’un limon qui fertilise les terres sur lesquelles il se dépose.
    Pour une bonne partie de son cours sur le fond même de sa vallée, elle est accompagnée de bras morts qu’on appelle des boires. De ces boires, la plus importante est le Louet, dérivation naturelle du fleuve, se détachant en amont des Ponts-de-Cé et le rejoignant à Chalonnes.

    Si l’on excepte la Maine, dont il faut parler à part à cause de son importance, la Loire ne reçoit chez nous que des affluents peu considérables. Les seuls méritant une mention sont :
    Les affluents de la rive droite.
    L’Authion, long fossé qui, depuis la Touraine jusqu’aux Ponts-de-Cé, draine la partie la plus riche de la Vallée, et lui amène par le Lathan, qui passe à Longué, et par le Couasnon, qui baigne Bougé, les eaux du Baugeois.

    Les affluents de la rive gauche …
    Le Thouet, assez abondant en eau, qui, près de Saumur, lui vient du Poitou après avoir arrosé Montreuil-Bellay et reçu la Dive.
    Le Layon, traînant jusqu’à Chalonnes ses eaux dormantes entre des coteaux chargés de vignobles, et séparant de sa longue vallée sinueuse les Mauges du Saumurois.
    L’Èvre qui est la rivière des Mauges (la rivière “dans” laquelle je suis né), dont elle recueille, le long de son cours capricieux et tourmenté, les innombrables ruisseaux. Née près de Vezins, passant par Beaupréau et Montrevault, elle s’est creusée dans les granits et les schistes, jusqu’au dessous de Saint-Florent-le-Vieil, un lit pittoresque et profondément encaissé.
    La Divatte sépare à l’Ouest notre département, de la Loire-Atlantique.
    La Sèvre Nantaise, forme limite entre le Maine-et-Loire et le département de la Vendée. La Sèvre peut être considérée comme en dehors de chez nous, mais près de Clisson, elle reçoit la Moine, qui, après avoir arrosé Cholet, serpente dans le canton de Montfaucon, entre des gorges étroites.

    Parlons de la Maine principal affluent de la rive droite …
    Sur sa rive droite, un peu au-dessous des Ponts-de-Cé, à La Pointe, la Loire reçoit la Maine.
    La Maine n’est pas le plus long ; elle ne fait que 10 kilomètres ; ni le plus volumineux des affluents du grand fleuve, mais elle est le plus utile et le plus régulier. Forte et courte rivière, aux eaux noires, profondes et paisibles, elle traverse Angers et demeure navigable en toute saison.
    Elle doit son existence à l’union, au milieu de vastes prairies, un peu en amont d’Angers, à Écouflant, de la Mayenne et de la Sarthe, cette dernière augmentée du Loir. De ces trois rivières, en apparence semblables, qui, venues du nord, convergent chez nous comme les branches d’un éventail, chacune a pourtant son caractère propre, déterminé par la nature du sol sur lequel elle coule et l’abondance de l’eau qu’elle reçoit. (Hist-Géo Anjou Sirandeau)

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  • Mémoire de paysages à Corzé 49 … 2/2

     Garder en mémoire le paysage de Corzé … 2/2

    La commune de Corzé (Maine et Loire), nous accueille sur son site internet reflet de son dynamisme, de sa qualité de vie et de ses atouts touristiques.
    Ce village de 1796 habitants est intégré dans la Communauté de Communes Anjou Loir et Sarthe.

     

    de grandes et belles  bâtisses anciennes …

     de la “lauze” angevine ! …

    L’église Saint-Germain
    La partie la plus ancienne est le clocher. Trapu et surmonté d’un clocher couvert d’ardoises, il date du XIe siècle.

    Le chœur est de la fin du XVIIIe de même que toute sa décoration à l’antique : boiseries, stalles, statues en terre cuite dans des niches entre les fenêtres.
    La nef a été refaite au tout début du XXe siècle, il ne subsiste rien de la nef précédente qui avait été restaurée au XIXe.
    Des statues des XVIe et XVIIIe siècles sont conservées dans les chapelles latérales.
    Manifestation :
    La fête des foins : organisée par l’Association de Sauvegarde du Matériel Agricole du Loir. En bords du Loir à Corzé. Fauchage et travail à l’ancienne, démonstration de matériel ancien et défilé de vieux tracteurs.

    Monuments remarquables à Corzé 49 :

    – Abbaye de Chaloché
    Pas visité : reste un corps de ferme avec charpente remarquable …
    – Dolmen du Bois de la Pidoucière
    Pas visité : propriété privée …
    – Château d’Ardannes
    Pas visité : La seigneurie d’Ardannes existe depuis le XIVe

                                                          

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  • 1ère sortie 2018 : les quais d’Angers …

    Cette partie de la Doutre qui longe la rivière fut île pendant 1000 ans …

    Histoire ! … Nous sommes rive droite. En face de nous, la Maine et la vieille Cité à gauche du Château.
    Cette partie de la Doutre où nous sommes, qui longe la rivière, fut une île pendant 1000 ans … l’île des Carmes, créée de toutes pièces…. Nous allons vous raconter comment …
    Imaginez : nous sommes en l’an 872. les terribles Vikings après avoir pillé Nantes occupent le Château limité à la tour la plus à droite. Leurs bateaux, les drakkars. mouillent devant nous …
         Un angevin – : La rivière a déjà baissé de 10 pieds !!
         Un breton – : « ça » fonctionne ! les barrages de dérivation tiennent ! les drakkars ! ils se couchent !! hourrah ! hourrah ! hourraaaaaaaah !
    Bretons et angevins, longtemps ennemis. avaient détourné la Maine en creusant un canal. asséchant du même coup la rivière devant le château !! Les vikings. vaincus, durent négocier ! …

    le vieux nom de quai de la Savate désigne une pièce de bois


    Angers a été longtemps le port d’embarquement des navires chargés de multiples marchandises. Pierres de tuffeaux. vins de Savennières, liqueurs, ardoises de Trélazé, sel de Guérande, pains de sucre …

    Un spécialiste de la Batellerie d’Anjou, nous parle du Quai de la Savate et de l’ambiance qui y régnait :  » Le quai s’est construit au 19e siècle.

    Avant il y avait souvent des rives en terre sur lesquelles on débarquait tant bien que mal mais on avait des activités autres que simplement liées aux bateaux : les gens faisaient la lessive en grand nombre … les laveuses … On parlait de la « buée », la lessive c’était faire la « buée ». 

    II y avait aussi les tanneurs qui salissaient l’eau et d’ailleurs qui ne s’entendaient pas très bien avec les gens qui voulaient de l’eau propre et les gens qui faisaient la lessive n’étaient jamais très contents d’avoir des tanneries à coté … II y avait l’odeur et les gens qui venaient dans un établissement de bain pour trouver de l’eau et de quoi prendre un bain n’étaient jamais très contents d’avoir à proximité des installations salissantes. Et puis il y avait aussi les meuniers qui se servaient de l’énergie de la rivière …. Depuis le 12e et 13e siècle. on avait installé des moulins

    De ces rives, les chalands à fond plat nommés « gabares » sont construits et mis en eau. si l’on en croit le vieux nom de quai de la Savate qui désigne non pas une pantoufle, mais une pièce de bois sur laquelle repose le navire lors de son lancement.
    La tradition veut que le fond de ces gabares ait servit de cadre au jeu spécifiquement angevin de « boule de fort »  » une boule pas tout à fait ronde sur un sol pas tout à fait à plat  » et où l’on joue cette fois en pantoufle … (the visite)
    … de nos jours, le port fluvial d’angers …

    La Cale de la Savatte offre un agréable panorama sur la Maine ainsi que sur la cathédrale et le château d’Angers. Les gourmands peuvent profiter de ce point de vue en s’installant sur une des péniches-restaurant amarrées au quai des Carmes ou sur les terrasses des restaurants voisins. Le quartier de la Doutre nous invite à découvrir son patrimoine architectural : façades en tuffeau, maisons à pans de bois et hôtels particuliers.

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … étape 14/27

     6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée de Copiapo à Ovalle 

    Bon, après un rapide coup d’œil à la chaîne météo, ce matin au petit-déjeuner, nos mines se sont assombries, comme le ciel. Une dépression sévère traverse le nord du Chili, le sud du Pérou et la Bolivie. Des pluies torrentielles se sont abattues sur La Paz, en Bolivie.
    Quand nous prenons la route vers le sud, le ciel est gris… mais derrière nous. Nous sommes à la queue de la dépression. Et finalement, nous n’aurons pas une goutte de pluie de la journée. C’est ça, l’organisation Zitouni !
    Peu de photos aujourd’hui, car les paysages ne le méritaient pas franchement. Comme une impression de déjà vu…

    1h30 à 23°C et pas un souffle d’air !

    Cependant ce midi, une très belle pause ensoleillée s’offre à nous. Dans un petit port de pêche, situé au seul endroit où l’autoroute rejoint véritablement l’océan entre Copiapo et Ovalle, à Los Hornos exactement. Nous allons rester là plus d’1h30. Il fait 23°C et il n’y a pas un souffle d’air. Des marins s’activent à remonter à la grue leurs embarcations. Sans doute en prévision d’un coup de vent … Des pélicans, des mouettes et des vautours à tête rouge se disputent des restes de poissons. Les vautours, farouches, ne se laissent pas prendre en photo.
    Dans l’après-midi, nous allons atteindre la plaine très fertile de La Serena. Des cultures maraîchères partout. De la poussière aussi.

    Et en fin de journée, en arrivant sur Ovalle, ce sont des vignes qui recouvrent les collines.
    La route entre La Serena et Ovalle est carrément moche, car en travaux d’élargissement.
    Notre hôtel-casino est très design et très récent. Tellement récent que l’Anglais n’a pas encore été « installé » à l’accueil ! Il nous aura fallu 3/4h pour, enfin, arriver à nous faire comprendre et avoir les clefs de la chambre.
    Plus tard, 2 vigiles viendront frapper à notre porte. L’alarme « smoking man » s’est déclenchée… et fumer ici, c’est l’amende assurée ! Fausse alerte.
    En bref : Ce matin, avec un fort vent arrière, de la poussière et du sable créaient de belles zébrures mouvantes sur la route, dans le sens de notre progression. Nous avions l’impression de surfer. Des vigognes égarées sur le bas-côté donnaient l’impression de faire du stop pour qu’on les ramène dans la pampa.
    A raison d’1 stèle en mémoire d’un automobiliste par tronçon de 250m en moyenne, ça fait qu’on a déjà vu près de 20.000 « installations » sur les 4900 kilomètres parcourus jusqu’ici.
    Dans un routier fait de planches, de tôles, de bâches et de pneus, on vend pèle mêle des repas, des légumes, des pavés de pierre de 15x15x15 cm.
    Entre Copiapo et Ovalle, il y a un radar. Méfiance ! Mais il n’est pas trop difficile à repérer : Une guérite en bon béton avec, devant, un dégagement goudronné. Posé dessus, une voiture de police tous gyrophares allumés et, assis à cheval sur le muret faisant office de terre-plein central de l’autoroute, un policier avec gilet jaune (pour la sécurité) et radar portatif !
    Dans une belle courbe où il est possible de rouler à 120 KM/H… un géomètre avec sa perche, posté au milieu de la voie de gauche ! Oui mais il avait lui aussi un gilet jaune, alors… il est où le problème ?
    Voila pour aujourd’hui. Je sais, c’est maigre. Demain, ce sera mieux ! … Seb et Zitouni

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  • Mémoire de paysages à Corzé 49 … 1/2

     Garder en mémoire le paysage de Corzé … 1/2

    La commune de Corzé (Maine et Loire), nous accueille sur son site internet reflet de son dynamisme, de sa qualité de vie et de ses atouts touristiques.
    Ce village de 1796 habitants est intégré dans la Communauté de Communes Anjou Loir et Sarthe.

     

    Corzé est situé à 17 Km au nord-est d’Angers en direction de Paris.
    La RD323 (nouvelle appellation de la RN 23) traverse le territoire de la commune qui est bordé sur 4 km au nord-ouest par le Loir contre lequel s’est construit le bourg et par des bois à l’est et au sud où se cache l’autoroute.

    Des bords du Loir, accessibles sur la totalité du territoire de la commune, aux bois bordant la commune au sud-est, la commune de Corzé offre des paysages variés qui invitent à la promenade.
    L’ancienne voie ferrée transformée en chemin pédestre et cycliste permet de faire une boucle pédestre d’environ 8 km en empruntant également les bords du Loir.

     Le Moulin de la Motte tel qu’il se présente aujourd’hui, remonte en grande partie au XVe siècle. D’autres moulins l’ont précédé car on retrouve traces de moulins à Corzé dès le XIIe siècle.

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  • Marche à St Rémy la Varenne bord de Loire … 1/4

     Marche autour et dans St Rémy la Varenne en 4 étapes photographiques

    Saint-Rémy-la-Varenne (975 hts) est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le 15 décembre 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Brissac Loire Aubance.

     

    01faisait partie des pays de « grande gabelle » …

     

    En 1343, le sel devient un monopole d’État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Saint-Rémy-la-Varenne.

     

     

    Un projet de regroupement se dessine en 2016. Il est entériné par les conseils municipaux en juin et intervient en décembre, donnant naissance à Brissac Loire Aubance. Saint-Rémy-la-Varenne devient alors une commune déléguée.

    Lieux et monuments :

    • Chapelle Saint-Jean ;

    • Dolmen de la Bajoulière ;

    • Église Saint-Rémy des XIe, XIIe et XIIIe siècles ;

    • Lavoirs de Beauregard et de Fontaine ;

    • Manoir de Chauvigné, du XIVe au XVIIe siècles ;

    • Moulin de Bourgdion ;

    • Prieuré, ensemble prieural Renaissance XIIIe siècle.

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  • Une journée de bonheur … 2/2 fin

    La cale sèche du chantier Lemarchand dans la baie de la Landriais

    Nous avons profité de notre passage en baie de Rance pour aller visiter un monument historique particulier.

    Les constructions navales de la Landriais créées en 1850 par Louis Saubost prirent de l’importance à partir de 1880. Cette année là le constructeur abandonne son affaire à son gendre François Lemarchand, capitaine au long cours, homme intelligent et entreprenant qui modernisa l’outillage et les méthodes de travail.
    La grande pêche àTerre-Neuve crée alors une demande importance en matière de construction et de réparation de navires. Saint-Malo dispose de cales de construction en quantité suffisante mais n’as rien en matière de réparation.

    La cale sèche du chantier Lemarchand … MH

    Lemarchand sait que l’ampleur de la marée lui permet d’amener presqu’en haut de grève, devant son chantier, un bateau de 4 mètres de tirant d’eau. Il décide d’y construire une cale sèche : 45 m de long, 10 m de large, 5 m de hauteur, fermée du côté du large par des portes similaires à celles d’une écluse pour empêcher la mer d’entrer.
    Commencée en 1905, la cale fut mise en service dès 1910 et fonctionna une trentaine d’année.
    A marée haute, les hommes du chantier faisaient entrer le navire qui la mer baissant, venait reposer par sa quille sur la pile de tins, pendant qu’ils l’accoraient sur les parois de la cale. Les portes étaient alors fermées et calfatées, ils pouvaient travailler au sec sur le bateau.

    La restauration de l’ouvrage d’art :
    Créée en 1990, l’Association des Amis de la Baie de la Landriais s’est donnée pour tâche prioritaire la restauration de la cale sèche afin que soit préservé le souvenir d’un ouvrage dont il n’existe plus aucun autre exemplaire sur nos côtes et peut être au monde. Les travaux de restauration ont débuté en 1996 et l’inauguration a eu lieu 12 années plus tard en 2008. Ces travaux ont été réalisés suivant les plans du professeur Jean Le Bot, avec l’aide financière de la fondation Langlois, de la direction Régionale des affaires culturelles (DRAC), du Conseil Général d’Ille et Vilaine, de la fondation du Patrimoine, du Mécénat privé et de tous les membres bénévoles de l’association. Assoc des Amis de la Baie de la Landriais ~ Mairie du Minihic 35870

    Nous terminons notre visite par les parcs à huîtres de Cancale …

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … étape 13/27

     6700 km A.Sud … Zitouni : ~ journée d’Autofagasta à Copiapo 

    On a roulé sur la lune ! ! ! La côte Pacifique est à 95% désertique …
    Dès le départ d’Antofagasta ce matin, nous prenons sud-est vers le désert. Nous grimpons jusqu’à 2100m. Objectif premier : aller voir la Mano del Desierto, emblèmatique du nord du Chili. Un lieu très souvent photographié par les voyageurs … et les motards.
    La main est grande, les doigts sont bizarres, mais plantée là, dans le désert, c’est cool. De plus, nous sommes totalement seuls ici.

    … aller voir la Mano del Desierto

    Nous poursuivons notre route. C’est l’étape marathon du voyage, avec 640 km !
    Mais dans le désert, comme le paysage change très doucement, il est préférable de se déplacer pour en percevoir toutes les nuances. Et là, nous sommes servis !
    En fin de matinée, nous retrouvons avec plaisir la côte Pacifique. Nous faisons plusieurs arrêts photos et, à midi, nous nous arrêtons déjeuner sur une plage super bien aménagée pour les travailleurs des mines qui viennent s’y détendre le WE. A noter que sur les 640 kilomètres de routes, nous n’allons traverser que 2 petites villes. Elles font donc leur maximum pour que les habitants puissent y oublier le temps du travail pénible dans les usines et la poussière.
    Partout, les vieux pneus sont recyclés. Tantôt en jeux pour enfants, souvent pour marquer le lieu d’un accident près des stèles, mais également pour faire office de limite séparative de 2 parcelles habitées. C’est beau…

    A nouveau le désert une bonne partie de l’après-midi, différent, puis en fin de journée une belle halte au port de pêche de Caldera. C’est le plus important que nous ayons vu jusqu’à maintenant dans notre descente vers le sud. Dans le bassin du port, un gros phoque patauge dans les traînées de gazole. Pour se lisser le poil ? Plus loin, un autre phoque, à terre, hume les effluves de poissons pourris qui s’échappent d’une poubelle. Cool ! Je retiens ma respiration pour faire la photo.
    Nous voici donc à Copiapo, légèrement en retrait de la côte. Sans charme. Notre chambre d’hôtel-résidence, avec cuisine, salon, terrasse est top !
    A demain pour d’autres nouvelles, Seb et Zitouni

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …

  • Petite marche à Rochefort sur Loire 2/2 (FIN)…

    Le Patrimoine de Rochefort-sur-Loire

    Rochefort-sur-Loire possède un patrimoine bâti qu’ Aimé de Soland, un érudit du 19e siècle, présentait ainsi dans son Bulletin Historique et Monumental de l’Anjou des années 1861-1862 :
     » Rochefort-sur-Loire est une des contrées de l’Anjou qui mérite d’être étudiée avec un soin tout particulier…Malgré les ravages du temps, des révolutions et des hommes, Rochefort présente des édifices du XVe
    au XVIe, pleins d’originalité et sortant de la vulgarité des constructions modernes ; partout on retrouve trace de ce passé observé maintenant avec tant de soin et d’étude. Ici c’est une maison aux tourelles en encorbellement, là un logis à pignon élevé, aux fenêtres divisées par d’élégants meneaux et au toit à la Bocador, etc. »

    Bonnes fêtes de fin d’année à tous et …
    en marche pour … 2018 …

    … en style éclectique par Auguste Beignet.

     

    Dans les années 2005, l’ OT avait édité un livret proposant un itinéraire permettant de découvrir dans le bourg de Rochefort une douzaine d’immeubles anciens présentant un intérêt patrimonial. Le Maire avait participé à son élaboration. Depuis lors de nouvelles connaissances sur ce bâti ancien ont été acquises. Elles sont d’une telle ampleur que le cadre d’un circuit de ballade est trop limité. Il semble souhaitable que ceux qui vivent à Rochefort, ou sont seulement de passage, puissent disposer d’un plan d’ensemble localisant les constructions méritant une attention particulière, aussi qu’ils aient à leur disposition quelques photographies facilitant la découverte de quelques architectures du temps jadis.

    Église XIe Néo-classique XVIe : Principales étapes de construction
    Église relevant de l’abbaye du Ronceray d’Angers par donation du comte d’Anjou dès le 11e siècle.

    L’église romane et les bâtiments de l’abbaye sont rasés autour de 1840 pour permettre la reconstruction d’une grande église néoclassique, puis à nouveau en 1880 en style éclectique par Auguste Beignet. L’inachèvement du projet de Beignet épargne l’ancien clocher-tour du 16e siècle.

    … Des difficultés pour les petites communes d’entretenir leur patrimoine ….
    Clocher en péril : est-ce trop tard ?
    « En ces dernières années, aucune réparation d’importance ne fut engagée sur l’église Sainte-Croix de Rochefort-sur-Loire. L’excuse en était l’attente d’une reconnaissance d’intérêt patrimonial au titre des Monuments Historiques : des subventions deviendraient possibles qui allégeraient d’autant la charge de la commune.
    Les experts sont passés : seul le clocher semble les intéresser.. Cela étant, l’église et son clocher forme un tout dont la commune ne peut se priver sans perdre son image de marque. Un tel édifice ne se voit nulle part. Il faut le préserver, du moins si l’on ne veut pas faire de Rochefort une commune dortoir sans âme … D’aucuns feront valoir que la dépense excède les moyens de la commune …

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