Portraits de figures emblématiques et nouveaux visages
Florence et Jo Pithon : pionniers du renouveau naturel
Jo Pithon, figure majeure du renouveau des liquoreux d’Anjou, a marqué les esprits en revenant s’installer dans les Coteaux du Layon en 2008, après un passage remarqué à la Cave des Vignerons de Saumur. Désormais en retrait, il a laissé le flambeau à Florence et à une nouvelle génération, qui poursuit chez Pithon-Paillé un travail exigeant sur les blancs secs, les liquoreux mais aussi des rouges frais, illustrant la vitalité de Montreuil-Bellay.
Adrien Berlioz : micro-parcellaire et enjeux du bio
Impliqué dans la transition écologique du vignoble, Adrien Berlioz (Domaine Berlioz à Valanjou) pratique la biodynamie, une approche adoptée par près de 13% des surfaces en Anjou aujourd’hui (Agence Bio). Ce passage au bio se traduit souvent par la création de cuvées parcellaires, à la recherche de l’expression la plus pure d’un terroir parfois resserré à quelques rangs de vignes.
Charly Foucault et l’héritage du Clos Rougeard
Difficile de parler de l’Anjou sans évoquer le Clos Rougeard, véritable institution d’envergure internationale (Source : Decanter). Depuis la disparition de Nady Foucault, Charly (son fils) perpétue une vinification d’orfèvre, continue de faire rayonner la tradition du cabernet franc angevin, tout en insufflant une énergie moderne à ce domaine mythique de Chacé.
Des femmes de la vigne de plus en plus présentes
La féminisation du vignoble angevin s’affirme : 32% des exploitations sont partiellement ou majoritairement dirigées par des femmes (Syndicat des Vins d’Anjou, 2023). Citons par exemple Pauline Brochard (Domaine de la Bergerie), engagée dans l’agroforesterie et l’optimisation énergétique, ou Julie et Marie Thoré du Domaine Les Grandes Vignes, à Thouarcé, qui réconcilient vin nature et patrimoine familial.