Art et Chapelles en Anjou 6/6 (FIN)

Michèle Le Ru, licière … La Chapelle de Saint-Jean-des-Marais (FIN)

Michèle Le Ru a été formée à la technique de la tapisserie de basse et haute lice à l’école des Beaux Arts d’Angers auprès d’un ancien licier des Gobelins. Elle travaille à Angers dans l’Atelier de Tapisserie des Liciers Angevins depuis sa création en 1981 et est membre de l’association Artactile. Elle présente ainsi son travail pour la chapelle Saint-Jean-des-Marais : « Ma réflexion sur le thème du JARDIN m’a été inspirée par le potager du château de Villandry. J’ai alors tissé des matériaux naturels : le chanvre, le lin et la jute. Au fur et à mesure de l’avancement de mon travail j’ai employé d’autres matériaux : différents végétaux dont l’algue. J’ai aussi incorporé de l’ardoise dans mes tissages. »

l’ancienne chapelle de Saint Jean des Marais …

Dans cette petite chapelle une installation « A la recherche du jardin perdu » on trouve :
Une évocation du jardin d’Eden, le paradis perdu avec des fleurs en tissu de récupération sont incorporées au fur et à mesure du tissage.
Au sol dans le chœur un triptyque, le jardin, vers lequel converge un chemin bordé de fleurs et sur l’autel, petit clin d’œil à la tentation : le serpent et la pomme.

Présentation de la chapelle et de l’artiste le jour du vernissage
La chapelle devant laquelle nous nous trouvons n’est pas à proprement parler une chapelle puisqu’elle est  le chœur de l’ancienne église de Saint Jean des Marais.

C’est une situation que nous connaissons bien à Art et chapelles et qui crée souvent un effet de surprise lié à l’échelle de cette structure restante et au riche décor que l’on peut admirer en pénétrant dans l’édifice, qui ne correspondent pas à ceux que l’on trouve habituellement dans les chapelles rurales. C’est ce que vous ressentirez en découvrant, une fois les portes ouvertes, la hauteur de la construction, et la noblesse de son architecture et de son décor. L’église, édifiée en 1787, a été démolie en 1864 pour permettre la construction de celle de Saint Clément dans la même paroisse. Il ne reste donc que le chœur et son décor majestueux.
L’intervention d’un artiste était rendue compliquée par le décalage entre cette architecture imposante et un espace très réduit pour accueillir œuvres et visiteurs.
C’est la licière Michèle Leru qui a bien voulu relever ce défi. Vous le savez nous aimons inviter des liciers dans notre manifestation car ils représentent une des spécificités de l’histoire artistique de notre département, mais également par ce que leur art a démontré au cours des décennies récentes une créativité particulièrement riche.

Michèle Leru a choisi de réaliser une installation inspirée par la Génèse. Dans cette installation, elle combine la technique traditionnelle du tissage sur cadre de haute lice et la réalisation d’un décor utilisant des matériaux tout à fait contemporains. Le résultat – fruit d’un travail long et minutieux – apporte à cet édifice plutôt vétuste une couleur et une vie qui vous charmeront.

Chapelle de Saint-Jean-des-Marais … Saint-Clément-de-la-Place
Dans un petit hameau, l’ancienne chapelle de Saint Jean des Marais, dédiée à Saint Jean Batiste et érigée en église paroissiale au XV siècle a été en grande partie démolie pour la construction de l’église de Saint Clément.
A ce jour, il ne reste plus que le chœur au fond duquel s’élève un grand autel en tuffeau de la fin du XVIII, et la cloche déposée dans la sacristie porte la date de 1807, date de la suppression de la paroisse de Saint Jean des Marais.

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9 commentaires sur « Art et Chapelles en Anjou 6/6 (FIN) »

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