• Les jardins d expression à “Pignerolle” 1/2

    Les jardins d’expression à “Pignerolle” Agglo d’Angers 1/2 … 

    La communauté d’agglomération Angers Loire Métropole et la Ville d’Angers organisent depuis 2013 le « concours jardins d’expression », au parc de Pignerolle à Saint-Barthélemy-d’Anjou.
    De juin à septembre, 17 jardins « d’expression » réalisés par des étudiants sont à découvrir dans le potager de Pignerolle où le public est invité à déambuler et à voter pour son jardin préféré mais aussi 1 jardin des « nouveautés » où les producteurs de la région valorisent de nouvelles variétés et 17 jardinières en bois confectionnées par des enfants. Cette année, le thème retenu est « Jardins en Voyage ». Le gagnant de l’édition verra son jardin exposé dans le centre-ville d’Angers, durant l’été 2018.

    Déversoir du  génie des jeunes pousses des écoles horticoles …

     

    34 jardins sont à découvrir au Potager du parc de Pignerolle cette année : 


    – 17 jardins « d’expression » réalisés par des étudiants, le public est invité à déambuler et à voter pour son jardin préféré. Un prix est attribué aux 3 premiers lauréats (prix des professionnels et du public). Le gagnant voit son jardin exposé dans le centre-ville d’Angers, durant l’été 2018.

    – 17 jardins en palox de 1m3 conçus et réalisés par des enfants de 3 à 11 ans, sur les temps scolaires ou de loisirs. Un prix est attribué aux 3 premiers lauréats.

    Mais aussi hors compétition :
    – 1 jardin « Air nouveautés » où 6 producteurs de la région valorisent leurs dernières innovations variétales en lien avec Végépolys et le Bureau Horticole Régional,  Ce jardin a été conçu par la Direction Parcs, Jardins et Paysages d’Angers Loire Métropole, Végépolys et le Bureau Horticole Régional des Pays de la Loire. Avec le concours de 6 entreprises régionales présentant leurs innovations : BOOS HORTENSIAS, SAPHO, NOVA FLORE, ERNEST TURC, GRAINES VOLTZ, CHALLET HERAULT.
    – 1 jardin de l’association Oxygem dès l’entrée du potager. Le projet est issu de la volonté de rapprocher les Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM) de l’agglomération angevine, associés au SAMSAH Bord de Loire, qui accueillent et/ou accompagnent des personnes en situation de souffrance psychique afin de développer leurs liens sociaux et leur autonomie dans leur parcours de vie. Les  GEM sont des lieux de rencontre, de convivialité, où chacun peut échanger ses idées et rompre l’isolement. Il permet aux adhérents de concevoir des projets et d’être acteurs de leur réalisation, de pouvoir prendre des décisions en participant activement au fonctionnement du GEM.
    Cette année, le thème retenu est « Jardins en Voyage ». Jardins d’expression permet aux jeunes d’exprimer leur créativité, leurs talents, de l’école primaire à l’enseignement supérieur. Chaque année, 35.000 visiteurs viennent découvrir les créations des jeunes talents du territoire angevin.

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  • Une cuisine cultivée au cœur d Angers …

    Une cuisine cultivée au cœur de la place du Ralliement … 

    La ville d’Angers et Angers Loire Métropole cherchent à valoriser leur patrimoine végétal auprès des Angevins et des touristes. Jardins d’expression cultive le sentiment d’appartenance au pôle du végétal. Cet événement attire plus de 35.000 visiteurs. Il assure la promotion du territoire en valorisant le patrimoine végétal et les jeunes talents issus des écoles de la communauté urbaine. Il permet d’entretenir des liens étroits avec les entreprises du territoire qui soutiennent les candidats. C’est aussi l’occasion de collaborer avec Végépolys, Terre des Sciences et le bureau horticole régional, les partenaires de l’opération.
    Le jardin de la place du Ralliement, est issu du concours « Jardins d’expression » dont la thématique 2016 était « Potager connecté ».

    même un cep de vigne ! …

    Conception :

    Mais pour passer d’un jardin de 40 m2 installé au parc de Pignerolle, aux 778 m2 pour celui de la place du Ralliement, c’est l’équipe de la Maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre de la Mairie d’Angers – Direction Parcs, Jardins et Paysages qui, en partenariat avec les étudiants, redessine le jardin pour l’agrandir et l’adapter à la place du Ralliement.

    Dès janvier 2017, la Direction Parcs Jardins et Paysages (pilote des projets Jardins d’expression et de la végétalisation de la place du Ralliement) a demandé aux étudiants lauréats de repenser leur projet : il faut tout réinventer et reconstruire sans aller à l’encontre du projet initial.

    Les dessinateurs de la maîtrise d’ouvrage partent toujours d’une photo de la place qu’ils « nettoient » sur ordinateur pour mesurer les espaces. Ensuite, ils construisent le jardin, module par module, en respectant les cotes, pour prévisualiser le rendu final avant d’être présentée aux élus pour validation.
    Après une période d’affinage, de janvier à avril, une proposition, sur 3 projets, est retenue et validée en mai 2017 par la municipalité. L’étape d’installation peut alors commencer en tenant compte des différentes contraintes de la place telles que la pente, les arrivées électriques, l’arrosage, les hauteurs à respecter, la difficulté d’accès au chantier…

    Les plantes :
    Quelques 2000 plantes mises en production au Centre Technique des parcs et jardins ont été installés dans ce jardin, pour 60 variétés différentes : 
    Capucine, Choux d’ornement, Cosmos, Dahlia, Gaura, Ipomée, Œillet d’Inde, Pourpier, Souci, tournesol, artichaut, aubergine, cardon, céleris, choux, concombre, courgette, Fraisier, Haricot à rame, mais doux, piment, Poirée, Poivron, salade, tomates, Topinambour, Aneth, basilic, bourrache, Ciboule, ciboulettes, Lavande, menthe, Persil, rhubarbes, romarin, thym …
    Mais aussi la végétalisation près des fontaines : Equisetum, Euphorbe, Hemerocale, Hibiscus, Phormium, Saule et la présence d’arbustes fruitiers pommier, poirier, cerisier, groseillier à fruits, murier grimpant, framboisier remontant, vigne … 

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  • Journées RV Jardins 4/5 : terrasses et Palais Briau

    Un air d’Italie avec le palais Briau à Varades … 
    PARC DU PALAIS BRIAU (18 ha)

    Descriptif du parc
    Le parc paysager du Palais Briau est un belvédère sur la vallée de la Loire. Sur ses 18 ha., trois niveaux de terrasses (photo® https://goo.gl/EbaMX4) permettent de découvrir l’admirable vue sur l’abbatiale de St Florent le Vieil. Ce parc paysager à l’anglaise et à l’italienne mène, par un labyrinthe d’allées de buis, de phyllireas et de lauriers thym, à la découverte de nombreuses fabriques et d’un château médiéval. Une Héronnière extraordinaire (plus de 80 nids ) s’est installée au bord de la boire Torse, un ancien bras de Loire qui fait partie du parc. On peut y observer 4 sortes de hérons : Le héron cendré, la petite aigrette, la grande aigrette et le héron hobereau très rare dans la région.

    façade du palais …


    Historique du palais
     


    Probablement dessiné par l’architecte angevin Edouard Moll, en 1854 pour son commanditaire François Briau, (Ingénieur des Chemins de Fer sous Napoléon III). Le parc en terrasses du Palais Briau est l’écrin d’une Villa italienne fortement inspirée par l’architecture de Palladio. Surplombant la vallée de la Loire, le palais est axé sur l’abbaye de St Florent le Vieil et bordé par un ancien bras de Loire aujourd’hui appelé Boire Torse. L’histoire du site n’a pas commencé par le Palais Briau, mais par un antique château sur son éperon rocheux, dont on découvre les vestiges au détour d’une allée. 

    Erigé au XI / XIIe siècle par le Brient, seigneur de Varades, il est traité en ruines romantiques, comme c’était l’usage au XIXe. Cette place forte qui surveillait la Boire Torse, fut démantelée en 1599. Plus tard les salles souterraines du vieux château servirent de Quartier Général aux Vendéens lors de la Virée de Galerne après la mort du Général Bonchamps à Varades. François Briau, Ingénieur des Arts et Métiers né en 1812 fait fortune en construisant des lignes de Chemin de Fer en Italie (Bologne à Ancône) et en France de Tours à Nantes et de Nantes à St Gilles Croix de Vie. Influencé par ses voyages il entreprend entre 1854 et 1864, la construction d’un palais italien. Homme de progrès, il utilise toutes les techniques modernes allant même jusqu’à fabriquer sa propre électricité. La conception architecturale de cet ensemble (ISMH) est remarquable par son jeu de terrasses, ses accès souterrains aux différents niveaux, son orangerie très importante construite avec la technique des ciments armés en 1860 (1ère réalisation en France).

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  • J ai revisité pour vous le château d Angers … 3/3

    De part et d’autre … Du haut des murailles du château d’Angers … 

    L’empreinte historique :
    Bien que construit par Blanche de Castille et Saint Louis, le château d’Angers est fortement marqué par les aménagements réalisés par les ducs d’Anjou, notamment le dernier d’entre eux, le roi René (1409-1480) qui voulait faire de l’Anjou « le jardin de la France ».
    René est considéré comme un précurseur de l’horticulture en Anjou. Tout au long de sa vie, il est passionné par les plantes et les jardins.
    Il fait cultiver la vigne et importe en Anjou des essences méditerranéennes et semble y avoir introduit la rose de Provins, l’abricotier, le micocoulier, le muscat, les anémones …

    Place de l’Académie et église St Laud …

    Et aujourd’hui ?
    Le château d’Angers recèle différents jardins qui ont été réinstallés depuis les années 1950.
    Ils ont bénéficié récemment d’un partenariat qui a permis leur embellissement dans une démarche à la fois historique et novatrice en associant les variétés anciennes et nouvelles.
    De plus, pour l’entretien de ce vaste espace naturel, le château s’est engagé dans une démarche de développement durable et de préservation de la biodiversité en privilégiant l’utilisation d’outillage adaptés et lutte biologique. 
    Le jardin du Logis royal est planté de différentes espèces et variétés d’Hydrangea. D’origine ancienne, ces variétés sont produites par des entreprises de la région … 

    Le genre Hydrangea, d’origine asiatique et américaine, est composé de 23 espèces. La plus répandue en Europe est Hydrangea macrophylla ou hortensia, originaire du Japon.
    L’hortensia constitue une production majeure en Anjou.

    Un jardin de genêts a été planté sur le talus sud et la roseraie, située à proximité de la galerie de la tapisserie de l’Apocalypse, fait l’objet d’une étude pour un réaménagement.

    La vigne témoigne du goût du roi René pour les vignes et de l’importance du vignoble du Val de Loire, 3ème vignoble français. Le cépage est le chenin, un raisin blanc.
    Le jardin potager est composé de plates-bandes et de plessis. Il est planté d’espèces légumières et fruitières, de petits fruits et d’une prairie fleurie médiévale. Installé sur une terrasse des remparts du front nord (côté promenade du Bout du Monde), visible depuis le chemin de ronde, le jardin potager présente la particularité d’être assez difficile d’accès. Dans le cadre de la convention, le château d’Angers a accueilli des étudiants pour un chantier école en aménagement paysager fin 2016. Ils ont réalisé les relevés topographiques du potager, la création des allées avec la pose de toiles tissées et de paillage ardoise, la fabrication et la mise en place de plessis, l’apport de terre, le déplacement ou la plantation des végétaux.Ils ont redonné tout son relief à ce potager.

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  • Journées RV Jardins 3/5 : Ferme et caves du Palais Briau

    Un air d’Italie avec le palais Briau à Varades … 

    Visite de la ferme et des caves du Château de la Madeleine ou Palais Briau à Varades 44
    Alors que les vacances touchent à leur fin, J’ai profiter des derniers rayons de soleil pour découvrir le palais surplombant la Loire.
    À l’entrée du domaine, des ruines, des dépendances qui datent de la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, un avion s’y est écrasé. Aujourd’hui, la nature a repris ses droits, un arbre pousse à l’intérieur du bâtiment principal. En poursuivant sur le sentier, l’imposant palais se découvre. Le rose des briques, le gris des pierres et du métal illumine la bâtisse, même lors des journées de pluie. Sur les hauteurs de la vallée de la Loire, le palais Briau est un bijou de l’art italien. La majestueuse demeure domine la Loire.

    aile droite du corp de ferme …

    Entrée de service du Palais Briau …

    Des particuliers à son chevet !
    Construit au XIXe siècle par François Briau, un ingénieur de la région. À l’origine dénommé, « château de la Madeleine », il appartient de 1924 à 1994 de la famille de Léon Slove, industriel du Nord et de Cyril de La Patellière, de 1982 à 1994.
    Depuis vingt ans, les nouveaux propriétaires ont réinvesti les lieux, après avoir quitté leur vie parisienne. Un véritable bouleversement puisque le couple a quitté le confort de son appartement pour l’immense palais, alors laissé à l’abandon. « À l’époque, quand nous l’avons acquis, le château était dans un piteux état. Il a fallu engager d’énormes travaux pour le rendre ne serait-ce qu’habitable. » Depuis, le couple poursuit quotidiennement l’entretien du palais, mais aussi de l’immense parc qui l’entoure.

    « Pour des raisons financières, nous faisons tout nous même, et faire le ménage ne demande pas le même travail qu’un appartement ! » Et ce ne sont pas que les 1 500 m² du palais que le couple doit entretenir… Le parc en terrasse et les jardins à l’italienne s’étalent sur 18 ha, sans oublier l’une de la plus grande orangerie du département. Ils offrent une vue dégagée imprenable sur la Loire.
    Le premier propriétaire, Monsieur Briau …
    L’homme qui a construit le palais est une figure de la région. En tant que ingénieur, il a pris part au dessin et à la réalisation des lignes de chemin de fer. « Né en 1812, il a fait fortune en construisant et en exploitant des lignes de chemins de fer, de Tours à Nantes, de Nantes à Pornic, et en Italie. Il s’est beaucoup inspiré de ses voyages en Italie pour construire le palais Briau. Il a fait appel à l’architecte Édouard Moll, qui en a dessiné les plans en 1854. On y présente le mobilier et les décors d’origine, marqués par une influence italienne pour certaines parties et anglaise pour d’autres … ». OF 27/08/14

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  • J ai revisité pour vous le château d Angers … 2/3

    Dans la chapelle du château : Des représentations (XVIe – IXe) … 

    Jean le Baptiste
    En inaugurant un cycle de présentations de l’exceptionnelle collection de tapisseries du trésor de la cathédrale d’Angers, cette exposition s’articule autour d’une tenture de l’histoire de Jean le Baptiste, qui, depuis 1517, ornait l’église éponyme de la ville d’Angers et dont une scène a été retrouvée et acquise en novembre 2015 par l’État.
    Selon les termes de sa commande, la tenture devait illustrer les épisodes principaux de la vie de Jean le Baptiste. Considéré comme le dernier des prophètes juifs et le premier des prophètes chrétiens, il est également reconnu parmi les prophètes pour les musulmans. Attesté par les écrits de l’historien Flavius Josèphe et cité dans les textes religieux, Jean le Baptiste tient une place prépondérante dans l’histoire de l’Église et l’histoire de l’art.
    La chapelle du château (début du XVe siècle) est sous son vocable et il subsiste de la collection d’orfèvrerie de Louis Ie commanditaire de la tapisserie de L’Apocalypse, une paire de valves de miroir représentant Jean le Baptiste (fin XIVe siècle) montrant la vénération particulière des ducs d’Anjou pour ce saint.

    … histoire de Jean le Baptiste …

     

    Outre cette tenture du XVIe siècle, le trésor de la cathédrale d’Angers, en grande partie conservé dans une réserve au château, renferme d’autres tapisseries des XVIIe et XVIIIe siècles relatant l’histoire de Jean le Baptiste.

     

    Dans cette exposition, elles sont accompagnées de peintures, de sculptures, de livres et d’objets, montrant à la fois la diversité des représentations de ce personnage et leur évolution au fil des siècles. Ces oeuvres proviennent en majorité de collections publiques d’Anjou.

     L’idée de se faire représenter sous les traits d’un saint n’est pas nouvelle au XVIe : François ler reprend cette formule et figure sous les traits de Jean le Baptiste dans une peinture de Jean Clouet conservée au musée du Louvre (vers 1518). En Anjou, trois portraits présentés ici adoptent cette pratique. Il s’agit d’enfants: Ambroise de Melun (vers 1677), Louis XIV (1638-1715) et Louis César de Bourbon (1672-1683), tous issus de hautes lignées, parfois royales. C’est à dessein que la figure de Jean le Baptiste est alors choisie : c’est le saint le plus proche du Christ dont il personnifie le baptême, ce dernier précédant l’onction que les rois de France reçoivent à leur tour lors du sacre.

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  • J ai revisité pour vous le château d Angers … 1/3

    Histoire du Château d’Angers … 

    J’ai voulu revisiter le Château d’Angers pour vous donner envie …

    Les premières traces d’occupation attestent de la présence humaine sur le promontoire rocheux dominant la Maine dès 4000 avant notre ère puisqu’on y a découvert une sépulture datant du Néolithique. Le site a ensuite été occupé par les Gaulois puis les Romains. À l’époque romane (Xe – XIIe siècles), est édifié un vaste palais comtal dont les murs de la grande salle, la salle des étuves et la petite chapelle saint Laud sont les seuls vestiges.
    La forteresse est quant à elle construite à partir de 1230, par la régente Blanche de Castille et son jeune fils Saint Louis. Les remparts, long de près d’un demi-kilomètre, scandés de 17 tours de schiste et de calcaire, affirment clairement sa vocation dissuasive.

    le logis royal …

    À la fin du XVIe siècle, pour adapter la forteresse aux progrès de l’artillerie, notamment à l’apparition du canon, les tours ont perdu une vingtaine de mètres et leurs toits en poivrière, donnant au château sa silhouette actuelle.
    Les ducs d’Anjou résident par intermittence dans la forteresse aux XIVe et XVe siècles. Princes fastueux, proches du roi de France, ces ducs sont des bâtisseurs et des amateurs d’art.
    Si Louis 1er d’Anjou modernise le palais comtal et Louis II construit la chapelle, le roi René, quant à lui, édifie le logis royal (1435-1440) ainsi que le châtelet (1450) qui ferme l’ensemble de la cour seigneuriale de manière ostentatoire …

    À cette époque sont disséminées dans les jardins des architectures légères et une extraordinaire ménagerie, rassemblant animaux domestiques et exotiques.
    Cependant, loin de cette vie de cour luxueuse et raffinée, la forteresse a aussi été un lieu de détention pendant sept siècles. En 1661, Fouquet, arrêté à Nantes par d’Artagnan, y a été enfermé et dans la première moitié du XIXe siècle, le château a abrité la prison départementale où se côtoient détenus de droits communs et malades mentaux.
    La forteresse a été utilisée comme casernement jusqu’au milieu du XXe siècle. Le départ de l’armée en 1947 a permis sont ouverture au public et le retour en ses murs de la tenture de l’Apocalypse que le roi René avait léguée à la cathédrale d’Angers.

    L’enceinte abrite des jardins remarquables par leur très grande diversité : le jardin régulier planté de buis et d’ifs, la vigne, le potager, la roseraie, le jardin d’hortensias du logis royal, le jardin suspendu et ses plantes médicinales, tinctoriales ou représentées sur la tapisserie de l’Apocalypse …
    Le château d’Angers apparaît donc comme un site très riche, constitué de vestiges archéologiques, d’une forteresse royale, de bâtiments ducaux de la fin du Moyen Age et de la tapisserie de l’Apocalypse (), qui, par ses dimensions, son ancienneté et sa technique est un chef d’œuvre unique de l’art médiéval.

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  • Le monde tragi-comique de Joël Baudouin … 2/2

     Joël Baudouin, l’art de la dérision … 

    Trélazé, Anciennes Écuries. Dans les créations artistiques de Joël Baudouin, la peinture et la céramique se répondent.
    C’est l’une des pièces maîtresses du festival. « La volonté, rappelle le député-maire, est de montrer une expression remarquable extraite de la pluralité des styles contemporains. Savoir mettre en valeur des artistes régionaux relève aussi de notre ambition. »
    Place est donnée cette année au monde tragi-comique – de Joël Baudouin. L’artiste a vécu plusieurs décennies à Durtal. Décédé en 2013 à l’âge de 83 ans, il laisse un héritage de poids dans le paysage artistique. L’artiste, peintre mais aussi grand céramiste (il a créé Les Grès du Maine et sera aussi le designer des Terres cuites des Rairies), n’est pas de ceux qui flattent.

    «Drôle avec un avis tranché sur le monde»
    Son oeuvre, originale, est de celles qui interpellent, qui dérangent. « Les thèmes sont traités, disons-le, d’une manière tragi-comique », analyse le commissaire de l’exposition et directeur du festival, pour qui « la dérision est mise ici au service de la critique ». Les enfants soldats, la guerre, la religion, la condition des femmes, la société de consommation sont autant de sujets exploités par l’artiste, par ailleurs grand voyageur, qui ne se départit jamais d’une palette riche en couleurs.

    Joël Baudouin, l’art de la dérision …

    «Facétieux, Fantasque»
    Joël Baudouin présente aussi, avec malice, une peinture humoristique et fantaisiste. « Il a peint sa vie, c’est-à-dire son expérience de la vie. II transmettait ses représentations du monde et sa perception de l’actualité décrypte le commissaire de l’exposition. Cette exposition, une des rares sans doute à présenter le travail de l’artiste dans sa durée et son évolution, rassemble 80 pièces, peintures et céramiques. Le tour de force fut d’arriver à les regrouper. « Il a fallu constituer la collection avec des prêteurs différents : la famille, les institutions, les collectionneurs privés ».

    Le petit-fils du peintre-céramiste, a œuvré pour cette exposition en étroite collaboration avec la Ville.

    … Il se souvient comment son aïeul est venu à la peinture. « Il a eu la tuberculose alors qu’il était adolescent, il est resté plusieurs années cloîtré dans sa chambre. De là est née sa vocation ».
    De ce grand-père, qui fut l’élève à Paris des peintres André Lhote et Fernand Léger, qui a suivi les cours du sculpteur Zadkine et côtoyé Picasso, Benjamin Baudouin retient « l’homme généreux qu’il était, drôle avec un avis tranché sur le monde. Il utilisait son art comme une thérapie. C’était un peu son défouloir. M Puau CO 27/07/2017
    … Ils ont dit :

    Objectivement subjectif …
    Joël Baudouin ne se définissait pas comme un être objectif. Avec malice, il souriait de ses propres explications aussi sérieuses qu’amusantes, toujours habilement mises en scène par son imaginaire fécond.
    La représentation figurative de l’oeuvre de Joël Baudouin est prétexte à conter une fiction analogique de la réalité. (Joseph Fumet, octobre 1993, j
    ournaliste, critique d’art à la rubrique culturelle au “CO” à Angers)

    de Joël Baudouin,
    « Difficile de qualifier l’oeuvre de Joël, de la découvrir, de l’expliquer. L’inspiration, les thèmes choisis sont surprenants : un mélange de réalisme et d’extravagance au service d’une technique très affirmée.
    Les œuvres céramiques de Joël sont montées au colombin, avec de la terre chamottée. Ce sont des tours de force que ces pièces de soixante kilos qui exigent des acrobaties périlleuses pour être conduites jusqu’au four (…)
    Toujours également peintre, Joël se repose de son travail de modelage en attaquant de grandes toiles qu’il élabore avec patience et la fantaisie la plus débordante. Construites à partir d’un premier élément qui n’a rien à voir avec le développement futur de la toile. Cela nous vaut une collection d’oeuvres souvent ahurissantes … » (Paul Maudonnet :
    peintre, graveur et céramiste du XXe siècle)

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  • Le monde tragi-comique de Joël Baudouin … 1/2

    Joël Baudouin ne se définissait pas comme un être objectif … 

    Joël Baudouin (1930-2013), Peintures, céramiques
    Joël Baudouin, né en 1930, est le fils d’Henri Baudouin (1900-1993), éleveur angevin de purs-sangs. Il fréquente quelques temps les Beaux-arts d’Angers et suit un apprentissage avec le céramiste et peintre angevin Paul Maudonnet.

    carnaval surgis des enfers de l’inconscient … ou
    Arcimboldo moderne …

    Il monte ensuite à Paris où il devient l’élève du peintre André Lhote et de Fernand Léger dans les années cinquante; il suivra également les cours du sculpteur Zadkine à l’Académie de la Grande Chaumière, célèbre foyer historique de la vie artistique et intellectuelle de la capitale.
    En 1952, il passe un an en Haute-Égypte à Garagos (non loin de Louxor) où il dirige un atelier de poterie avec Robert de Montgolfier.
    Il s’installe en 1957 comme céramiste à Vallauris où il produit notamment plusieurs sculptures monumentales. II y fréquente Roger Capron qui participa dès 1948 à la renaissance de la céramique à Vallauris …

    … mettant en oeuvre la devise de son maître René Gabriel : “Faire du beau à la portée de tous”.
    II y rencontrera également Pablo Picasso qui s’était installé à Vallauris y demeurant jusqu’en 1955, mais revenant régulièrement les années suivantes. Durant cette période, Picasso a réalisé de nombreuses sculptures et peintures dont Guerre et Paix, une des œuvres majeures de cette période.
    Il se lancera également dans une intense production céramique, renouvelant et bouleversant profondément le langage créatif dans ce domaine.
    En 1960, il quitte Vallauris et va s’installer à Durtal dans le Maine et Loire. Il mène alors de front le métier de céramiste et de peintre. Il crée à la fin des années soixante la marque Les Grès du Maine et les ateliers de Durtal emploient dans les années soixante dix une cinquantaine de personnes et exportent dans le monde entier une gamme de carrelages en grès émaillé. En 1982 il revend la marque Les Grès du Maine au breton Raymond Josse qui démonte les ateliers pour les installer à Plancoët.
    Il poursuit sa carrière de céramiste dans les années quatre vingt et devient pendant quelques années le designer des Terres cuites des Rairies. À partir de 1995, il se consacre exclusivement à la peinture et continue de produire des sculptures en céramique émaillées. Cheminant toute sa vie en dehors des écoles et des courants il laisse une œuvre picturale inclassable aux forts accents surréalistes. Il se reconnaîtra par ailleurs dans le qualificatif de baroque que certains lui attribuent. Autour de thématiques souvent teintées d’humour, il mène une recherche de coloriste et s’exprime le plus souvent dans des grands formats … Je vous laisse juge …

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  • La Pointe de l Art revient 2/2 …

    À la Pointe (de l’Art) / Bouchemaine 49 … en bord de Loire … 

    Mis en mode pause l’an dernier, le parcours artistique a La Pointe de l’art  » a de nouveau eu lieu le dimanche 25 juin, pour la 7e édition, à La Pointe.

    UN VILLAGE D’ARTISTES/ARTISANS D’ART
    la Pointe retrouve aujourd’hui ses charmes d’antan : du travail artisanal au plaisir d’une place des rencontres. 

    L’installation d’artistes et artisans d’art a abouti à la création d’une association « Confluence des Arts. »
    Cette association regroupe des artisans d’art de la commune de genre et style varié : ferronnier-fondeur, sculpteur, céramiste, créateur d’art floral, calligraphe, osiériculteur-vannier, verrier, bijoutier, peintre sur porcelaine, illustrateur, peintre, graphiste, couturier…
    La galerie de la Confluence située sur la place Ruzebouc à la Pointe a ainsi ouvert ses portes depuis septembre 2015.
    Cette galerie gérée directement par l’association Confluence des Arts permet d’offrir aux visiteurs un lieu de rencontres ouvert de façon régulière, des œuvres de plusieurs artistes/artisans d’art et la présence d’ateliers de certains artistes. Pour découvrir, par curiosité ou pour acheter, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. 

    un des nombreux ateliers d’artiste … à la “Pointe de l’Art”

    Confluence des Arts
    L’association a pour objectifs :
    – de valoriser le village de La Pointe pour en faire un village « métiers d’art ». Pour cela, créer une signalétique commune aux ateliers du village, créer un parcours permettant d’accéder aux différents ateliers et le diffuser sur différents supports (cartes, sets de table des restaurants, affiches…)
    – Gérer la Galerie Confluence situé Place Ruzebouc à la Pointe, dans laquelle en sus des exposants permanents, des expositions temporaires seront organisées.
    – regrouper les métiers d’arts pour d’autres manifestations :
    – participer aux Journées Européennes des Métiers d’Arts en mars,

     – participer aux Journées du Patrimoine en septembre avec organisation d’un marché des métiers d’arts,
    – mettre en lumière le travail des métiers d’art en organisant des expositions (abbaye de Bouchemaine (2012/2015) , Journées des Métiers d’Art…) ou en participant de façon collective à des salons (Nantes salon des métiers d’art, le bastringue , le grenier Saint Jean…), avec une scénographie mettant en valeur les pièces exposées.
    – et, soutenir et parrainer les projets de jeunes créateurs
     

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …