• Chronique d´une aventure ibérique 2018 ~ Zitouni

    Espagne/Portugal … Étape n° 7 ~ Lisbonne (Port) Journée libre …
    3900 km de pistes et petites routes 

    Lisbonne (Portugal)
    L’hôtel de la petite station balnéaire de la Costa da Caparica où nous avons choisi de passer deux nuits réparatrices ne se trouve qu’à une quinzaine de kilomètres du centre historique de Lisbonne.
    Pour nous rendre dans ce quartier très ancien et qui offre de magnifiques panoramas sur le Tage et les toits de tuiles orangées de la ville basse, il nous faudra d’abord emprunter le pont à péage du 25 Avril qui ressemble à s’y méprendre au Golden Gate Bridge de San Francisco.
    Auparavant, nous accompagnerons Thibaut qui est bien décidé à trouver l’accessoire qui protégera définitivement le contacteur qu’il avait pulvérisé d’un coup de botte lors de la troisième étape et qu’il avait eu l’incroyable chance de pouvoir remplacer à Burgos.

    Sintra, une ville portugaise pittoresque située dans les collines …

    Quant à moi, j’irai faire purger mon frein arrière, spongieux, dans un petit atelier de réparations motos…
    En quelques minutes, par de petites ruelles pavées où circulent bruyamment les antiques tramways qui là encore font penser à ceux de la ville américaine, nous voilà arrivés dans la vieille ville, haut-perchée sur une colline. Trouver un emplacement pour y stationner nos montures n’aura pas été simple.
    Sous une chaleur accablante, nous nous mettons en quête d’un restaurant ombragé. Trouvé ! Un petit courant d’air bien agréable se fait sentir. Nous sommes bien, là…Il est plus de 15 heures lorsque nous nous décidons enfin à quitter la table.

    Direction plein ouest, vers l’incroyable Palácio da Pena qui, au cœur d’un superbe parc domine la petite ville de Sintra.
    L’édifice, représentant majeur du Romantisme du XIXe siècle au Portugal est fabuleux. À l’image des prairies portugaises au printemps, il est teinté de couleurs vives et tel les chênes liège aux troncs profondément nervurés, il est sculpté de mille représentations florales, de personnages énigmatiques, de torsades…
    Depuis les terrasses et les chemins de rondes, accessibles, on embrasse tout Lisbonne à l’est et le Cabo da Roca à l’ouest.
    C’est justement là que nous nous rendons à présent, afin de clôturer cette journée de repos.
    La route que nous allons emprunter offre déjà de belles perspectives sur ce lieu particulier et sur l’océan Atlantique. En effet, il s’agit de la pointe rocheuse la plus à l’ouest du continent européen.
    De retour à notre hôtel, Thibaut et Olivier décident d’aller « piquer une tête ». De l’avis de tous, la journée aura été formidable et … nécessaire !
    À suivre …Zitouni

    Zitouni roule et crapahute  en Islande pour trois semaines (>3600 km) … en ce moment …

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  • Retour sur les lieux de vie de mes 14 ères années …

    Trois lieux de vie durant mes 14 premières années … 2/3

    … Montrevault où j’ai vécu mes années d’ado … (Communauté de communes de Montrevault sur Èvre)

    Quelques anecdotes : 

    Le 20 juillet 1944, le viaduc du Petit Anjou est bombardé par un avion canadien des Forces alliés. Avec l’aide des FFI, il s’agit de gêner au maximum la retraite allemande. Ce double-queue largue une bombe qui effleure seulement le tablier près de la culée de Saint-Rémy. La voie est sérieusement déformée et un décalage de quelques dizaines de centimètres va désormais empêcher tout trafic. Le passage du pont métallique nécessite dès lors bien des précautions. Le transfert de la rame avec ses voitures vides de voyageurs est assuré à l’aide d’un treuil qui tire les wagons amenés par les locomotives aux abords de chacune des deux culées de rive. Ainsi les usagers vont effectuer le parcours à pied au-dessus du vide jusqu’en 1947, date de la fermeture de la ligne.

    Le pont de Bohardy classé MH et l’Èvre qui coule dessous

    Après les nationalisations, c’est E.D.F qui remplace en 1946 la Sté Nantaise d’Électricité. Le 125 volts laisse place progressivement au 220 afin de diminuer la grosseur des fils de ses lignes de transport
    En mars 1947, fermeture de la ligne de chemin de fer aux voyageurs. La ligne est définitivement fermée le 31 août après un dernier trafic de marchandises. Un oncle y était chauffeur de locomotive. En cours d’année 1958, lors du branchement d’un particulier sur le service d’eau communal, un éboulement se produit au fond de la tranchée de service qui laisse apparaître une profonde salle voûtée creusée dans la roche. Plusieurs souterrains s’en échappent dans trois directions : 

    … vers la rue St-Nicolas, la place St-Vincent et la rue du Commerce. Le maire de la commune, prend les dispositions nécessaires mais n’obtient pas des Ponts et Chaussée la possibilité de suspendre les travaux en vue de recherches plus poussées. Il est alors question de sécurité et le trou est rebouché dans la foulée. Les halles du XIXe siècle sont détruites en 1966.

    J’ai bien aimé cette tranche de vie …

    Rappelez-vous, début des années 50, la loi “Loucheur” permit aux prolétaires d’emprunter sur 10 ou 15 ans pour construire leur maison. Mes parents en profitèrent mais je ne vous montrerais pas cette maison moult fois transformée après qu’ils l’eurent quitté pour la retraite.
    J’ai aimé cette tranche de vie qui m’a permis de toucher à l’industrie de la chaussure, florissante à cette époque, puis, n’y détectant pas de plan de carrière possible, j’ai bifurqué vers l’électricité et la grande ville … Angers. 

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  • Retour sur les lieux de vie de mes 14 ères années …

    Trois lieux de vie durant mes 14 premières années … 1/3

    … Le Puiset-Doré où je suis né … (Communauté de communes de Montrevault sur Èvre)
    Le Puiset-Doré en bref :
    Le Puiset-Doré est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le 15 décembre 2015 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre. Le nom composé de la commune a pour origine les noms de deux paroisses distinctes au XIe siècle : Puziacum et Doratum. Elles seront réunies au XIIe siècle.

    La découverte de gisements de scories de fer sur la commune et dans la proche région atteste de l’exploitation ancienne de minerai de fer et expliquerait l’étymologie du Puiset par l’ancienne présence de petits puits de mines. Le Doré quant à lui pourrait désigner la rivière ou la limite (orée) rappelant peut-être que ce territoire est historiquement placé sur la frontière entre Anjou et Bretagne.
    La commune est traversée par les ruisseaux “le Verret” côté du Puiset et la “Divatte” côté du Doré.
    Les habitants de du Puiset-Doré se nomment les Puiset-Doréens et les Puiset-Doréennes.

    Population :
    La population de Le Puiset-Doré était de 1166 en 2012. La densité de population du village est de ~50 habitants par km².

     

    Lieux et monuments :
    – Toit de tuile “tige de botte” typique du sud Loire.
    – Château du Doré (XIIIe siècle, privé),  Le Doré.
    – Église Saint-Martin-de-Tours (1830), Le Doré.
    – Église Saint-Christophe (fin XIXe siècle), place de l’Abbé-Orthion au Puiset. On y trouve plusieurs objets inventoriés et classés : ciboire, calice, patène de la seconde moitié du XIIIe siècle, dans l’église, coffret et ampoules aux saintes huiles du XIIIe siècle dans l’église du Puiset.

    Période révolutionnaire :
    Au début de l’année 1794, les habitants de la commune sont victimes des massacres perpétrés par les colonnes infernales envoyées par la Convention pour ravager la Vendée militaire.

    Une vingtaine sont tués dans le bourg ou emportés pour être exécutés dans les communes voisines.
    Le 12 mars 1794, les soldats mettent le feu au bois de Leppo par la route de Montrevault. Les habitants qui s’y étaient réfugiés prennent alors la fuite vers Villeneuve mais ils sont surpris par un autre groupe de Républicains. Cinquante-six habitants, dont des enfants, sont tués dans ce bois probablement aux côtés d’une cinquantaine d’autres habitants de la commune de Villeneuve aussi tués ce même jour.

    J’ai passé mes dix premières années au Puiset malheureusement entre-coupées par la guerre de 39/45.
    Malgré cet épisode, j’ai de très bons souvenirs de ma vie passée au Puiset-Doré. J’y avait mes grands parents maternels et mes grands parents paternels habitaient une commune voisine. Je n’ai pas connu mon Grand Père paternel, charpentier de mine dans la mine d’or de Saint Pierre Montlimart … décédé jeune, rongé par l’arsenic.
               Mon site web sur la rivière l’Èvre dont j’ai l’habitude de dire que je suis né dedans !

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