• Petite marche ~ dernier automne en bord du Loir 1/2

     Un village d’Anjou, au bord du Loir …

    Le Loir est une rivière qui prend sa source une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Chartres. Il se déroule à travers le Sud de l’Eure et Loir, le Vendomois, le Maine, l’Anjou sur une longueur d’environ 200 kilomètres. Enfin le Loir avec la Sarthe et la Mayenne forme la rivière la Maine qui passe à Angers avant de se jeter dans la Loire.
    Le Loir prend sa source dans le petit village de Fruncé, il n’est à ce moment qu’à 5 kilomètres de l’Eure.

     Maison bourgeoise des bords du Loir ….

     

    La première ville que la rivière traverse est Illiers-Combray, la patrie de Marcel Proust.
    Le Loir s’oriente ensuite légèrement vers l’Est pour atteindre Alluyes et Bonneval. De là il serpente vers Chateaudun où il passe au bas du château de Dunois le compagnon d’armes de Jeanne d’Arc.

    Après Cloyes la rivière pénètre dans le Vendomois et s’écoule au pied du château de Fréteval puis arrive à Vendôme.

    C’est ensuite Lavardin, Montoire, Trôo. Il est rejoint par un affluent, la Braye, et après avoir traversé le Pays de Ronsardet Poncé se dirige vers le Sud du Maine avec La Chartre, Château du Loir, le site Gallo-Romain d’ Aubigné-Racan, Le Lude et enfin La Flèche.

    Son parcours terminal s’effectue en Anjou avec Bazouges, Durtal, Seiches et Briollay où le Loir rejoint la Sarthe.
    Peu après leur jonction avec la Mayenne les trois rivières forment la Maine qui traverse Angers avant de se jeter dans la Loire …

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …

  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 22e étape

      6700 km A.Sud … Zitouni : ~  journée à Urubamba 

    Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, c’est bien connu. Nous l’avons vérifié aujourd’hui.
    Un ciel nuageux nous a accompagnés presque toute la journée et pourtant, nos visages devaient paraître radieux.
    Une très, très belle journée.
    Après un excellent petit-déjeuner, nous partons sous le soleil. Direction le site d’Ollantaytambo, tout au fond de la Sacred Valley. Au fur et à mesure que nous roulons, nous voyons fleurir les « Casonas », ces hôtels construits dans de grandes bâtisses avec cour intérieure, à la façon des riads marocains.
    Mais les habitations ordinaires restent très moches (voir première photo de rue).
    Nous repérons un marché couvert, gigantesque, comme toujours ici. Il est même démesuré ! Deux gendarmes le surveillent. C’est que ça doit se fritter, des fois, entre commerçants. On sent bien que les péruviens, ce sont des nerveux, voire des sanguins. La surabondance de globules rouges due à l’altitude, sans doute ? !

    en pisée …

    Il y a le marché aux herbes aromatiques, aux fruits et légumes (sauf les patates) en-bas, et le marché au patates en-haut. Nous en avons compté au moins 5 variétés. Dans un coin, une sorte de cafétéria où sont servies les demi-têtes de moutons bouillies et les cochons d’Inde rôtis. Miam !
    Une femme donne du poisson baignant dans du jus de cuisson de légumes à son bébé. Re-Miam !
    Un peu à l’écart, un seul vendeur de viande « fraîche ». Finalement, des poulets, il y en avait 5 sur le marché !
    Nous poursuivons notre route avec encore plein de senteurs dans les narines. Se profile bientôt le site d’Ollantaytambo. Magistral.
    Tout ça, c’est au fond de la Sacred Valley… mais ce que j’écrivais hier va très vite se vérifier. 

    La Sacred Valley s’apprécie mieux depuis les sommets …
    Nous avons acheté hier (cher) un ticket valable 2 jours et permettant de visiter 4 sites (hors Machu Picchu). Je me méfie. S’agit-il de 2 jours calendaires ou 2 jours « glissants » (48h) ? Dans le doute, nous allons visiter un autre site, Moray, prévu initialement pour la journée de demain.

    Et c’était une bonne idée !
    Le ciel s’assombrit franchement sur le versant de la Sacred Valley opposé à celui que nous « escaladons » avec notre poussive auto (encore une !). Du coup, avec le soleil dans le dos, nous bénéficions d’une magnifique lumière. Les céréales n’ont pas encore été moissonnées, c’est superbe.
    C’est la pleine saison du ramassage des patates, il y a du monde dans les champs.
    Le site d’Ollantaytambo est grandiose, tout en contre-bas. C’était un laboratoire végétal, genre INRA local. Le seul problème : ces chinois ! ! ! Un troupeau de chinois encercle Seb qui crie « à l’aide », mais je ne peux pas aller le récupérer. Je dois attendre qu’ils aient tous fait leurs selfies !
    Je parviens à l’extirper de là, au prix de gros efforts : « pousse-toi d’là, regarde où tu marches, arrête de prendre des photos nulles, mais oui t’es belle… »
    Nous redescendons à regret dans la vallée. Mais un arrêt dans un cimetière s’impose à nous. Vous savez…
    Eh bien il est aussi moche, sale, en « bordel » et mal entretenu que les rues et constructions des villages. Dieu que c’est laid ! Et justement, Dieu, comment peut-il supporter ça ? ! On se demande…
    Nous retrouvons en milieu d’après-midi notre Casona, magnifique (dernière photo).
    Demain, dernier véritable jour de roulage. Là, ça sent vraiment la fin… et la faim ! Nous n’allons pas tarder à aller dîner.
    Bonne nuit à toutes et à tous … Seb et Zitouni

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …

  • 5 Km : Le tour du lac de Maine ~ Angers

     Le lac de Maine, un lac jeune relié à la nature …

    Le quartier du Lac-de-Maine était recouvert d’une forêt, nommée Silva, jouxtant le domaine de Pruniers et qui s’étendait jusqu’au-delà de Guinesert vers Beaucouzé. Les abbayes de Saint-Aubin et Saint-Nicolas se partageaient les terres données par Foulques Nerra, comte d’Anjou. Cinq haches en bronze, de l’époque gauloise, y ont été trouvées.
    Les lieux humides et marécageux étaient nombreux en raison d’un sol imperméable, endroits d’ailleurs inondables et très souvent inondés par les crues de la Maine, peuplés de roseaux, de joncs, de peupliers et d’aulnes. 
    La partie où se trouvent le parc de Balzac, le lac de Maine et le parc de loisirs s’appelait « les prairies d’Aloyeau » et servait de pacage (pâturage) pour le bétail. Ces prairies, comme le parc de Balzac aujourd’hui, était inondées une bonne partie de l’année.
    Aujourd’hui, le quartier du lac de Maine compte plus de huit kilomètres de chemins, fréquentés tant par les promeneurs et randonneurs à deux-roues que par les habitants pour leurs déplacements quotidiens de proximité. Le quartier a l’autre avantage de jouxter le poumon vert d’Angers : le lac et le parc de loisirs, attenant. Cet espace, de plus 200 hectares, est un lieu privilégié pour la promenade dominicale des familles, mais aussi un site prisé des sportifs qui viennent y entretenir leur forme.

    L’ancien chemin de hallage entre La Maine et le Lac …

    L’histoire moderne du quartier commence le 27 février 1964, quand le conseil municipal d’Angers vote l’achat des prairies d’Aloyeau pour permettre la poursuite de l’étude de l’utilisation des sols et du projet d’aménagement d’un plan d’eau. Ces sondages ont révélé la présence, dans le sous-sol des prairies et sur près des deux tiers de leur surface, d’une couche importante de graves, limoneuses, le plus souvent très pures, une couche de graves argileuses et une couche d’argile plastique d’une épaisseur variant d’un à cinq mètres, suivant les endroits. Le principe technique de base de l’opération est donc d’exploiter systématiquement cette gravière de haute qualité, d’un volume de 3,5 millions de mètres cubes. 

    Cette exploitation permettrait de creuser gratuitement un important plan d’eau navigable, grâce à la vente de la gravière.
    Le 25 juillet 1969, des engins de terrassement débutent le creusement d’un plan d’eau de 110 ha, profond d’une dizaine de mètres sur 75 ha et de deux mètres sur 35 ha. Au début de l’année 1972, 1 500 000 m3 ont été mis en remblai et l’extraction de la grave a porté sur 600 000 m3 environ en 18 mois.

    La plupart des Angevins attendent avec impatience de voir se réaliser ce que les rêves les plus insensés n’auraient jamais pu imaginer, une plage à Angers ! A l’été 1978, une partie de ce rêve devient réalité.
    Aujourd’hui Angevins et touristes s’y croisent. Car le lac de Maine, c’est aussi une base nautique, des terrains de sport en libre accès, un camping municipal quatre étoiles, un centre d’hébergement et de restauration qui accueille groupes et séminaires à longueur d’année ; et la maison de l’Environnement, site incontournable des amoureux de la nature et de la biodiversité. Depuis quelques années enfin, le site est le passage obligé des aficionados de l’itinéraire de la Loire à vélo.

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …