• Zitouni et Seb … Amérique du Sud … étape 8/27

     6700 km A.Sud … Zitouni :  ~ Purmamarca / San Pedro de Atacama …

    Une 8e journée sublime !
    20 kilomètres au sud de Tilcara (2560m) où nous avons passé la nuit (province de Purmamarca), nous tournons à droite, direction plein ouest, pleine montagne, pleins d’enthousiasme à l’idée de retrouver le Chili. Il faut dire que nous sommes un peu restés sur notre faim, en Argentine. De belles choses à voir, mais beaucoup de choses moches également. C’est aussi ça, voyager. Apprendre à découvrir d’autres façons de vivre.
    Les 3 derniers jours dans le pays (sur 6) nous auront quand même laissé de très bons souvenirs. En fait, plus nous montions au nord et plus c’était joli. Les parties montagneuses surtout.
    Donc, ce matin, ça grimpe fort. En moins d’une heure nous dépassons la barre des 4000 mètres d’altitude !
    Les lacets, visibles sur les photos en témoignent. Les couleurs des montagnes changent sans cesse. Nous aurons une bonne partie de la journée le soleil dans le dos et ce sera parfait.
    Après avoir atteint les 4000 mètres, se profile à l’horizon un premier salar. Il nous rappelle ceux de la Vallée de la Mort et de Bonneville aux USA. Sauf que là, nous y sommes à la bonne heure avec pas trop de lumière et que contrairement à ceux des USA qui se trouvent sous le niveau actuel des océans, celui que nous voyons se profiler se trouve, lui, à plus de 3500 mètres d’altitude !
    Nous allons y faire une longue halte.

    montagne bien lacée …

    ombres sur sel …

    Susques est la seule ville que nous allons traverser de toute la journée (440 kilomètres). S’y trouve : une station essence (cruciale), un bar-restaurant (indispensable), une église (ça peut servir…).
    L’église est superbe, avec son toit et ses murs d’enceinte tout poilus.
    Les pompes de la station essence sont couvertes d’autocollants de motards baroudeurs.
    Le bar-restaurant, juste à côté est pas mal dans le genre. Lorsque j’arrive au comptoir, je vide intégralement mon porte-monnaie devant la serveuse et je lui dis (en espagnol « gestuel » bien sûr) : « qu’est-ce que nous pouvons manger pour 120 Pesos ARG ? »

    Pour cette somme, nous aurons 7 petits chaussons fourrés à la viande et une coupelle de sauce qui pique. Rien de plus.
    Il fallait faire un choix : prendre de l’essence et manger peu ou manger beaucoup et pousser la chariote !
    Pour bien digérer, rien de mieux qu’un petit passage de frontière. Car c’est du sport !
    Dans une salle minuscule, une cinquantaines de passagers d’un bus se bousculent, bagages en mains. Leurs bagages doivent passer au scanner.
    Mais c’est différent pour nous, les « particulares ». Ceux qui sont en voiture laissent les bagages dans le véhicule. On verra ça après.
    Tous, nous devons passer l’immigration. 2 comptoirs, un pour la sortie d’Argentine, un pour l’entrée au Chili. Bilan : des files qui se croisent, 4 coups de tampons sur les passeports et sur une fiche qui nous a été remise quelques centaines de mètres avant d’atteindre le poste frontière.
    Ensuite on s’occupe de la voiture : papiers, couleur du véhicule… des files qui se recroisent, 4 coups de tampon sur différents documents à remettre à un autre guichet, pour 2 coups de tampon supplémentaires et encore un sur la fameuse fiche.
    Surtout, ne jamais perdre ces précieux documents.
    Reste le guichet des contrôles sanitaires et autres déclarations de valeurs. 1 document à remplir par passager, puis un douanier vient vérifier la couleur déclarée de la voiture et vient également jeter un coup d’œil dans la boîte à gants, les sacs et le coffre. Vérification des bagages (c’était là, la subtilité pour les « particulares ») et des denrées alimentaires transportées. Aïe ! Le pot de miel… dommage, il ne passera pas la frontière. J’en connais un qui va se régaler ! 2 Coups de tampon sur la fiche, toujours la même et… on la remet à un dernier douanier, posté quelques centaines de mètres après le foutoir.
    C’est bon, on peut y aller maintenant ? ! (Zitouni, agacé)
    Après quelques kilomètres, nous atteignons les 4820 mètres d’altitude. Notre record, à ce jour. Pas plus de vertiges que ça, pas de mal au crâne ni de nausée… tout va bien.
    Jusqu’à San Pedro de Atacama, les paysages vont être somptueux. Vraiment.
    Notre ville étape est totalement différente des villes d’Argentine.
    Certes, les chaussées sont toutes aussi défoncées, mais là il y a de la vie, ça bouge.
    Une journée formidable qui en appelle d’autres…
    A demain donc, Seb et Zitouni …

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …

  • Hommage à la Grande Dame de Solutré …

     La roche de Solutré, Grande Dame, toujours mise à l’honneur … 

    Les habitants de Solutré(71) et la maison du Grand Site rendent hommage à la Grande Dame, gardienne des ères qui nous ont précédés et témoin du temps qui s’écoule.
    « Mesdames, Messieurs : ouvrez grand vos yeux, laissez-nous vous montrer notre Belle Solutré. Suivez, nous sommes les Guides ! Suivez-nous ! ». Les habitants de Solutré et l’équipe du Grand Site vous convient à un spectacle-promenade  en hommage à la Grande Dame de Solutré.

    Il existe en Bourgogne du Sud une Grande Dame. Depuis bien avant l’arrivée de l’homme dans cette contrée, cette Grande Dame est devenue le phare pour toute une génération d’êtres vivants et la gardienne de toutes les ères qui nous ont précédés : elle est le témoin du temps qui s’écoule.

    la Grande Dame veille ! …

    Et dans quelques siècles et millénaires, cette Grande Dame sera la seule à se rappeler notre passage chez elle pour raconter qu’un jour, nous avons pris soin d’Elle.

    La Roche de Solutré est la Grande Dame de la Bourgogne du Sud.
    Un grand pilier qui face aux éléments, aux aléas de l’histoire et aux activités du vivant continue à imposer le respect et regarde déjà vers les temps à venir. Nous avons décidé de lui rendre un hommage le temps d’une soirée qui doit marquer un rendez-vous dans les agendas de toutes celles et ceux que la curiosité, l’intérêt et la sauvegarde du patrimoine naturel concernent.

     

    « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs : Ouvrez grand vos yeux, laissez-nous vous montrer notre Belle Solutré. Suivez, nous sommes les Guides ! Suivez-nous ! »

    Un peu plus de deux heures de déambulations autour de la Roche ont permis de découvrir l’histoire de Solutré au Moyen Âge. La Grande Dame étant toujours mise à l’honneur par sa présence dans ce décor naturel. C’est à travers plusieurs petites saynètes que l’épisode nous est conté au cours de la promenade théâtrale commencée au point de rendez-vous, promenade qui s’est poursuivie en empruntant un sentier rejoignant le bas de la Roche de Solutré. « Depuis des milliers d’années, notre Dame de Solutré règne toujours en majesté, voilà pourquoi tous les étés, nous aimons nous retrouver pour la fêter, la glorifier. La Dame est mieux qu’une pépite de notre France, c’est un Grand Site ! C’est un hommage que nous rendons, c’est à l’Histoire que nous dansons, une longue chaîne que nous continuons, à la Grande Dame »
    Marine DETROYAT et, parmi les figurants : Catherine F. –> Isabelle de Portugal ainsi que Patrick L. –> Grand Maître de cérémonie (crédit images)

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 7/27 étapes

    6700 km A.Sud … Zitouni nous raconte ~ Salta / Purmamarca … 

    Une très belle petite étape aujourd’hui. 176 km. Courte, mais superbe.
    Ce matin nous avons pris le temps de faire un petit tour dans le centre historique de Salta.
    Première chose, parvenir à stationner notre voiture. Seule solution, un parking gardé et payant.
    Tout comme les chaussées, les trottoirs sont chaotiques en ville.
    Le centre historique se limite à une place ombragée, commune à presque toutes les petites cités qui ont un peu de cachet. Quelques églises, quelques vieilles bâtisses ayant conservé leurs arcades… Mais guère plus.
    Ce qui, en revanche saute aux yeux, c’est le nombre incalculable de policiers qui patrouillent. Rien que sur cette place, j’en ai compté plus d’une douzaine.

    des belles églises … en quantité …

    Nous quittons Salta après 1h30 environ de balade.
    Très vite, la RUTA 9 que nous allons emprunter jusqu’à Purmamarca se rétrécie et, après 3 contrôles de police en moins de 20 kilomètres, se met à serpenter sans cesse et à rétrécir encore, tout en se couvrant d’un plafond végétal. Superbe.
    L’eau ruisselle partout.
    Après 500 virages au moins, la RUTA 9 rejoint la plaine puis bientôt une vallée encaissée presque saturée d’alluvions qui ont dévalé les pentes des montagnes. Vus les dégâts occasionnés par les derniers orages et qui n’ont pas fait l’objet de travaux de réparations, on a vraiment le sentiment que les argentins ont renoncé, fatalistes.

    Il est 13h30 lorsque nous nous mettons en quête d’un restaurant. Coup de chance, en voilà un !
    Musique folklorique, tenancière souriante, cuisine modeste.
    Moins de 10 kilomètres avant notre ville-étape, nous faisons – c’est une habitude dans nos voyages – une halte dans un cimetière typique du pays. Et celui-là, il est vraiment particulier, à flanc de colline.
    Nous rejoignons notre gîte vers 15h30. C’est tôt mais c’est bon de se poser un peu et… écouter sans vraiment d’envie le débat Le Pen / Macron sur RFI.
    Nous devrons ressortir pour aller dîner, mais plusieurs gargotes ont été repérées. La ville est dynamique.
    Voilà donc pour aujourd’hui.
    Demain sera une étape forte. Nous traverserons à nouveau la Cordillère des Andes pour rejoindre le Chili et ses déserts arides.
    Seb et Zitouni

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 6/27 étapes

      6700 km A.Sud … Zitouni nous raconte ~ SM de Tucuman / Salta … 

    Ce matin, nous avons quitté vite fait San Miguel de Tucuman. Dans San Miguel de Tucuman il y a : « San », « Miguel » (quoi, Miguel, qu’est-ce qu’elle a Miguel), « Tu », « cu » et « man ». On a tout dit !
    Direction plein sud pour une fois, afin de retrouver sur la droite la route qui nous mènera vers une vallée luxuriante de toute beauté, plein nord. Presque tropicale la végétation, du coup elle masquait les quelques points de vues sur le torrent encaissé. Pas grave, c’était super beau quand même.
    Cette route, elle doit être très dangereuse pendant et après la pluie. Elle est jonchée de petits cailloux (!) de plusieurs tonnes, de coulées de terre. La DDE (toujours elle) a prévu le coup. Dans les secteurs les plus à risques, elle a mis en place un service de « bulldozer express ». Des guetteurs guettent (ah bon ?) et dès que la route est bouchée, ils la débouchent (ah bon ?). Il faut le savoir, venir en Argentine en saison des pluies … il faut oublier. C’est dangereux et ça peut occasionner de très grands détours.
    Au sortir d’un virage, ce fourgon bien garé au milieu de la chaussée ! ! ! …

     

    Un peu plus haut, nous avons fait la connaissance del Indio de la valle. Un mec sympa qui a voulu nous aider. Les bras tendus vers le ciel, il a dit (NDLR : traduction approximative de Zitouni) : « Nom de Dieu, mais quand est-ce que tu vas offrir à Seb et Zitouni ce qu’ils sont venus chercher… du beau, du spectaculaire, de l’insolite ! ? ». l’Indio de la valle a fait fort. Il a bien fait de pousser sa gueulante parce que toute la journée, nous avons été émerveillés par les paysages. Merci à lui.
    Tout là-haut, à près de 3000 mètres, le paysage s’est dégagé d’un coup. Un grand lac de montagne est prisonnier des sommets. A 3019 mètres d’altitude exactement, nous avons photographié notre premier lama. Il n’a pas l’air commode le bestiaux …

    Dès le col passé, le terrain se fait plus sec, voire même super sec. Les cactus réapparaissent.
    Nous plongeons à présent vers Cafayate. Nous retrouvons la RUTA 40, mythique, qui là n’est pas rectiligne mais épouse le bas des montagnes. Nous retrouvons les « whoops » également. Le bitume est top !
    Cafayate est une jolie ville bien entretenue et aux maisons assez cossues. Sûrement grâce au pinard du coin. Des vignes, il y en a partout.
    A la sortie de la cité, nous prenons plein Est sur la RUTA 68. Magnifique cette route. Nous avons l’impression de nous retrouver aux USA, du côté du Grand Canyon, de Brice Canyon aussi à cause des ravines si particulières qui peignent les versants escarpés. Là aussi, la DDE doit veiller. Les coulées de terre argileuse semblent fréquentes. Pas bon de rouler ici par temps d’orage …

    Nous faisons une pause dans l’amphithéâtre naturel qui porte bien son nom. Au fond, l’acoustique est extraordinaire. C’est là qu’un guitariste à la voix perchée – il n’y a pas que la voix qui est perchée ! – joue et chante des mélodies douces d’ici. Superbe. Je lui laisserai 20 ARG.
    En arrivant du côté de Salta, la route de plaine se borde de grands bosquets de grandes marguerites jaunes. Donc en gros, c’est grand.
    Le centre de Salta est tout aussi défoncé que les autres villes, petites ou grandes. Notre hôtel, modeste, dispose d’un ascenseur tellement lent que j’aurais pu « envoyer » Seb au quatrième, notre étage, tout en ayant assez de temps pour aller garer la voiture au sous-sol et monter par les escaliers pour lui ouvrir la porte du « monte-charge » ! Impressionnant de lenteur …
    Vous l’aurez compris, nous sommes posés.
    Bientôt le dîner, tout va bien.
    A demain, Seb et Zitouni
    Zitouni vient de rentrer du LADAKH tout au nord du Cachemire dans les 5000 mètres d’altitude.
    … Avec ses copains et des motos locales “Royal Enfied 500 cm³” … 2000 Km … Septembre 2017
    Des diaporamas photo bientôt intercalés avec ceux comme celui-ci de son voyage au Chili/Pérou en Mai 2017 avec Seb …

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 5/27 étapes

      6700 km A.Sud … Zitouni nous raconte ~ Catamarca / San Miguel de Tucuman … 

    2 petits rectificatifs avant de commencer la chronique :
    – il fallait lire dans le récit précédent que nous avions faim, pas fin, même si c’était la fin de l’étape d’hier où il fallait lire que nous avions faim, pas fin, même si c’était la fin de l’étape d’hier où il fallait lire …
    – Ici, on ne parle pas d’hacienda mais d’estancia, même si c’est la même chose mais que ça ne s’écrit pas pareil. L’inverse est vrai aussi. Qui peut le plus peut le moins, vous l’aurez compris …

    Après un bon petit déjeuner pris au son de la musique bouddhiste dans notre « hôtel résidence de bien-être spirituel et corporel », nous prenons la route, toujours vers le nord. Direction San Miguel de Tucuman.
    Le plein est fait, mais 2 tentatives infructueuses de retrait d’argent nous ferons bien perdre 1h ! On verra ça ce soir, au Hilton Garden Inn, excusez du peu.
    Nous débutons la journée par une belle portion de route sinueuse en moyenne montagne ! Ça faisait un bail que cela ne nous était pas arrivé. Les vallons sont encore couverts de buissons qui piquent, mais plus pour longtemps.
    Après un gué où nous faisons une pause photo, nous attaquons la piste. Elle est assez large et bien entretenue. Elle s’élève rapidement et les pâturages argentins typiques font leur apparition. Les arrêts « points de vues » vont se succéder. Nous étions en manque.
    Mais pas un argentin à l’horizon. Que des vaches et des chevaux …

    Les arrêts « points de vues » se succédent …

    Nous allons ainsi parcourir environ 60 kilomètres, sur une rive d’un rio, puis sur l’autre.
    Au débouché de cette piste qui restera LE morceau de la journée, il est 13h. C’est la bonne heure pour déjeuner. Raté ! Une fois de plus, il nous est impossible de trouver un restaurant, un bar ou même une épicerie. C’est quand-même pas croyable !
    Toutes les rues sont vides. Les locaux sont barricadés derrière leurs hautes grilles et leurs barreaux aux fenêtres. C’est après nous être engagés sur une seconde piste et après avoir traversé un ruisseau que nous décidons de manger ce qui nous reste de la veille : 1 pomme et 1 morceau de pain sec chacun ! (comme les gendarmes mobiles en France) C’est pas ça qui va nous faire grossir.

    Rapidement nous reprenons la piste … mais pas pour bien longtemps. Elle a été emportée par un torrent d’orage. Impossible d’aller plus loin.
    La fin de journée va être bien monotone. Entre champs de cannes à sucre et hameaux miteux, rien de bien sympathique. Et nous avons 200 kilomètres à faire.

    L’arrivée sur San Miguel de Tucuman est spéciale. On dirait une ville en guerre. Les routes sont défoncées, de l’eau ruisselle, venant d’on ne sait où, des bouches d’égouts sont manquantes rendant la circulation hyper dangereuse. De la saleté partout, des bâtiments en ruine, des rues qui craignent un max… vite, le Hilton !
    L’hôtel surplombe un gigantesque casino, planté là au milieu de la zone. Le contraste est saisissant.
    Dehors un groupe joue un air de rock, il va être l’heure d’aller dîner. C’est que nous commençons vraiment à avoir fin du coup, avec le ventre quasi-vide depuis ce matin ou presque.
    Espérons que demain sera meilleur…
    Seb et Zitouni

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    Archives étapes …

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    4e Villa Union / Catamarca5e Catamarca / 
    San Miguel de Tucuman

     

  • Tourisme à l Île de Majorque par des amis …6/6 (Fin)

    Autorisé que je suis, je vous livre leurs photos en 6 épisodes … 
    pour vous donner envie … (dernier épisode)

                                       Remparts et Bahia d’Alcudia ainsi que Montuiri et Pétra … 
    MURAILLES MÉDIÉVALES

    Leur construction est ordonnée par le roi Jacques II à la fin du XIIIe siècle, afin de protéger Alcúdia des raids des pirates turcs qui sévissent alors dans toute la Méditerranée. Immense chantier, l’érection de ces murailles de 6 m de hauteur demande plus de 60 ans de travaux aux ouvriers et architectes royaux. Elles sont remaniées aux XVIe et XVIIe siècles sous le règne du roi Felipe IV. De cette époque, date la place forte de Sant Ferran à voir sur la plaza de Toros.
    LES PLAGES DE PORT D’ALCUDIA
    La 
    station balnéaire de Port d’Alcudia occupe le nord de la baie d’Alcudia. C’est le point d’entrée du Cap des Pinar réputé pour avoir les plus beaux sentiers de randonnée de l’ile de Majorque avec de très beaux panoramas sur le cap voisin au nord de Formentor (on a également de très beaux points de vue sur la route en prenant la direction des criques de S’Illot. A la différence des nombreuses stations balnéaires de Majorque, Port d’Alcudia a conservé un charme avec un front de mer bien aménagé sans construction exubérante et un port de pêche sympathique bordé par des restaurants et une belle promenade piétonne.

    la porte des Moll ou Xara …

    MONTUIRI, PERLES RARES
    On peut dire sans se tromper que cette île est un petit bijou. Pour ses paysages variés, faits de criques isolées, de plaines d’oliviers et de falaises abruptes. Mais aussi et surtout pour l’un de ses artisanats centraux: les perles de Majorque. «Ce sont les plus célèbres dans le créneau des fausses perles ou d’imitation», assure le fondateur.
    «Au départ, ce sont des perles de cristal, explique le PDG d’Orquidea. Elles sont ensuite immergées dans des bains dont le principal ingrédient est fait à base d’écailles de poissons.» Plus les passages dans ces cuves sont nombreux, plus la perles sera de bonne qualité et se rapprochera à l’œil d’une perle naturelle.

    PETRA – JUMBO SERRA
    La ville natale de Fray Junípero Serra, située dans l´intérieur de l´île de Majorque, possède plusieurs monuments à visiter. Sa vieille ville à été déclaré Bien d’intérêt culturel.
    À Petra, l’église de San Pedro, le couvent de San Bernardino et le sanctuaire de la vierge de Bonany se trouvent parmi les lieux les plus intéressants de la commune. La première est une construction gothique bâtie entre le XVIe et le XVIIe siècle ; c’est dans le couvent que Fray Junípero débuta ses études; et les origines du sanctuaire remontent aux débuts du XVIIe siècle.
    Il va de soi que les lieux liés au célèbre missionnaire doivent être mentionnés. L’exposition du Musée de Fray Junípero Serra permet de connaître sa vie et son œuvre. Sa maison natale à deux étages offre un aperçu de ce qu’était une habitation paysanne typique des XVIIe et XVIIIe siècles.

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 4/27 étapes

      6700 km A.Sud … Zitouni nous raconte ~ Villa Union / Catamarca … 

    Bon, on ne va pas se mentir… Eh oui, je sais…
    Ce qui est à savoir, c’est qu’en Argentine, le dimanche, il faut tout multiplier par 2.
    Les lignes droites qui nous semblaient infinies hier samedi, elles sont doublement infinies le dimanche.
    Vous avez du mal à vous rendre compte de ce que ça peut donner, 2 fois l’infini ?… Ben nous on sait.
    Les queues à la pompe à essence sont elles aussi 2 fois plus importantes parce que le dimanche,
    les argentins font le plein vu qu’il n’y a rien d’autre à faire dans les bleds paumés du « middle rien ».
    Du coup, les pompes déjà peu nombreuses se vident une à une et les queues s’allongent devant celles qui restent alimentées. Logique …
    Cette histoire nous incite à faire le plein plus souvent, ne sachant pas si, plus loin, nous trouverons encore de l’essence… ce qui fait qu’on fait encore plus la queue aux pompes. Ça aussi, c’est logique.
    Le dimanche, il faut compter 2 fois plus de temps pour chercher un bon restaurant pour le midi. Mais au final, ça ne sert à rien vu qu’ils sont tous fermés.
    A croire que les argentins ne mangent pas le jour du Seigneur. Pourtant, lui, dans l’histoire, il mange au moins du pain et boit un coup de pinard avec ses potes, non ? !
    Nous, on veut manger le dimanche !

    pour l’acuponcture locale …

    Une toute petite épicerie ouverte ? ! … je m’y engouffre et j’y achète tout : 4 tomates presques pourries, 4 pommes bien marquées, 2 sachets de pain industriel, 1 Coca et 1 Sprite, 2 pâtisseries à la fraise dantant de ? Et c’est tout !
    A l’ombre, sur une placette totalement vide, nous ne nous régalerons pas.
    Ce qui ne change pas le dimanche, par contre, c’est le nombre de contrôles de police disséminés un peu partout dans la pampa. Nous y avons droit à chaque changement de province par exemple. Il s’agit alors de contrôles sanitaires : viande, fruits, plantes et graines sont interdits de transit … sauf s’il est intestinal.
    Du coup, impossible pour nous de prévoir nos sandwichs pour le midi car ils pourraient bien finir à la poubelle lors des contrôles.

    L’un d’eux était même équipé – un peu à la façon du « lave popotin » des cuvettes de WC japonaises – de jets de produits désinfectants pour traiter le dessous des véhicules !
    D’autres fois, il s’agit de contrôler les papiers et/ou les trafics. Bien souvent on nous laisse passer, d’un signe de la main. Sans doute à cause de l’immatriculation de notre belle automobile. D’autres fois non. Dans ces cas là, c’est que le policier qui s’emmerde à mourir a envie de causer. Pas de bol, on ne parle pas la langue ! Circulez !
    Entre les longues lignes droites dans le désert, quelques portions sinueuses ont retenu notre attention. Youpi !
    Un premier tronçon ce matin, peu après avoir quitté Villa Union. Le soleil n’était alors pas très haut dans le ciel et la lumière sur les roches ocre-rouge était superbe.
    Nous avons vu là nos premiers cactus qui font des « doigts d’honneur » !
    A noter ces champignons du désert…
    Presque avec la même lumière, avant cette fois d’arriver à Catamarca, notre ville étape, nous avons serpenté un long moment dans la montagne, verte d’épineux.
    Pas un brin d’herbe, que des épines grandes comme la main.
    Les derniers kilomètres se feront entre de belles plantations d’oliviers, majestueux, beaux, forts, intelligents… je m’égare …
    Ce soir nous dormirons dans un genre d’hôtel-retraite bouddhiste ! ?
    Pas le droit de boire de l’alcool, pas le droit de fumer, pas le droit de se promener partout dans le parc, pas le droit de faire pipi le long des arbres, pas de télé, pas de Wifi dans les chambres, menu végétarien obligatoire à 21h… Le bagne !
    J’espère que demain on pourra s’échapper ? !
    On vous dira.
    Mince, c’est l’heure de la prière … Bonne nuit et à demain, si Bouddha le veut bien !
    Zitouni  et  Seb …

    1e Paris/Santiago du Chili 2e Santiago / Mendoza
    3e Mendoza / Villa Union 4e Villa Union / Catamarca

    En ce moment Zitouni roule sur Royal Enfield pour 2000 Km avec ses copains dans “Himachal Pradesh” en Inde soit à 275 km à l’est de Lahore dans les contreforts de l’Hymalaya à environ 4000 m d’altitude. Des images bientôt …

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  • Tourisme à l Île de Majorque par des amis …5/6

     Autorisé que je suis, je vous livre leurs photos en 6 épisodes … 
    pour vous donner envie …
      

    De Porto Soller à Soller en tram et de Soller à Palma en train …
    Le Vieux tram de puerto de Soller à Soller
    Soller est un très joli village de la côte Nord Ouest de l’île de Majorque. Il est situé à 3 kilomètres de son port, le port de Soller. Le village, au fond d’une vallée, est entouré de montagnes. Dans cette vallée vivent 13 000 personnes.
    L’ ancien tramway reliant le port au village, à quelques kilomètres dans les terres, est l’ idéal pour combiner soleil et plage avec culture, achats, une visite au marché hebdomadaire, une excursion en train jusqu’ à Palma ou simplement profiter de la tranquillité d’un environnement unique.
    Le 4 Octobre 1913 première ligne de tramway électrique de Majorque a été inauguré, en cours d’exécution entre le port et Sóller de Soller. La construction du tramway a commencé après l’inauguration de la ligne ferroviaire Palma à Soller.

    Le Vieux tram de puerto de Soller à Soller

    Le projet de cette ligne a été conçu et réalisé par Pedro Garau, et 4868 mètres de voies ferrées ont été posées.
    Une caractéristique remarquable est le pont de fer qui enjambe le torrent Major qui a été construit par Maquinista y Marítima Terrestre.

    Bien que le tramway a été conçu pour Sóller le transport de passagers, il a également été utilisé pour le transport de marchandises vers le port. Le poisson frais a été transporté du Port Soller dans une petite voiture isotherme et le charbon a été transporté à l’ancienne base sous-marine militaire dans le port de Soller et l’usine « El Gas » sur les remorques ; mines et torpilles ont également été transportés du magasin Caubet.

    Le train de Palma à Sóller
    La fée ferroviaire est passé au dessus du lit de Sóller, en plus du tram, la ville dispose d’une gare avec des liaisons régulières avec Palma, à une trentaine de kilomètres de là.
    Pour une petite dizaine d’euros on se paye un voyage dans le temps, car le train a été inauguré en 1912 et tout est d’époque, depuis les sièges un peu raides au système de fermeture des fenêtres, un vrai régal. Le chemin qu’il emprunte est sublime, tunnels et ponts, lui permettent de traverser vallées tapissées d’amandiers et montagnes très montagneuses (je suis d’accord, il y a répétition). On se croirait presqu’au Pérou.
    Pour prendre ce train à Palma, il faut se rendre place d’Espagne et à Sóller derrière l’église. Le voyage dure autour dune heure et demi.

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  • Zitouni et Seb … Amérique du Sud … 3/27 étapes

     6700 km A.Sud … Zitouni nous raconte ~ Mendoza / Villa Union … 

    Bon, on va pas se mentir et même si les photos peuvent éventuellement vous faire rêver un peu… la journée a été assez moyenne côté choses à voir et choses à faire. Mais ça, on le savait. Dans tout long voyage il y a une journée au moins pas terrible. Ben c’est fait. C’était aujourd’hui et c’était la journée de liaison du trip.
    On va positiver quand même. L’Argentine regorge de curiosités.
    Au départ de Mendoza ce matin et après avoir fait un stop and go au distributeur de liasses de billets (on avait zappé l’affaire hier soir et, au moment de payer le dîner, nous n’avions que des sous chiliens en poche ! Heureusement, nous étions au restaurant de l’hôtel et nous avons pu mettre ça sur la note de la nuitée et régler par CB ce matin), après avoir fait le plein de gazolina 93 aussi, nous nous sommes enfoncés dans le nuage de pollution qui couvre la périphérie de la ville pour n’en ressortir que 50 kilomètres plus loin, là-même où disparaissent les vignobles évoqués hier.
    Les longs bouts de droits qui vont nous mener à San Juan tout d’abord ne nous laisserons aucun souvenir marquant sauf, peut-être, celui des chaussées rainurées. En fait, les poids lourds qui passent sur cette route ont tellement creusé leurs « sillons » que les bas de caisses des voitures commençaient à racler le bitume, au milieu de la voie. Du coup, plutôt que de refaire la route, la DDE du coin a choisi de rogner le bitume au centre… ça se défend…

    Le véhicule de location des Seb et Zitouni ! ? …

    terrrrrible la grimpette !

    Les paysages sont arides. Les cactus sont partout. Dans cette hacienda délabrée, j’ai bien cru voir Zorro ?! Claire – ma moitié à qui je souhaite un bon anniversaire de mariage (28 ans !) – y aurait sans doute vu plus sûrement Antonio Banderas !
    En arrivant à San Juan, vers midi, nous nous sommes mis en quête d’un bon restaurant typique. Ben en fait non, pas un. Je repère quand même un restau-bar ouvert… nous y dégusterons un sandwich jambon beurre arrosé de soda. Misère !
    Il est vrai que les villes ne sont vraiment pas accueillantes. Et les faubourgs, encore moins. Avec notre belle voiture chilienne … ça craindrait vite je pense … 

    Le loueur nous a bien dit de ne rien laisser d’apparent dans l’habitacle, de ne pas s’éloigner du véhicule et de stationner la nuit dans un parking sécurisé. Pas rassurant tout ça … On va faire gaffe et ne surtout ne pas prendre de risque et tout ira bien.
    Jusqu’à 40 kilomètres avant Villa Union, nous allons « whoopser » sans cesse. Comme nous roulons à cet endroit sur un immense plateau sec, rocailleux et chaud (il a fait jusqu’à 32°C), d’innombrables « oueds » se sont formés durant les gros orages et la DDE a dû – encore elle – donner du creux au ruban d’asphalte pour laisser à l’eau qui déboule la priorité au moment de traverser la chaussée. C’est qu’on attraperait vite mal au cœur !
    Les 40 derniers kilomètres vont être un régal pour les yeux. Il était temps !
    Ça commence par ce panneau… C’est une blague ou quoi ?!
    Ensuite, sur quelques centaines de mètres, de jolies dunes se faufilent entre les buissons qui piquent.
    Plus loin encore, les roches jouent avec les couleurs…
    Le totem façon Route 66 (USA) qui indique Villa Union confirme la sensation que nous avons globalement eue toute la journée, à savoir que cette étape ressemblait comme « 2 grains de sable » aux routes du désert américain. Les Subway en moins et ça… ça manque ! Tout comme les stations essence, très peu nombreuses ici.
    Finalement, cette journée n’était pas si mal…
    Nous avons repéré une bonne boîte à bouffe bien d’ici pour aller se goinfrer ce soir.
    Donc à +, Seb et Zitouni

    Bonus
    Hier soir, le restaurant était top !
    Demi-poulet aux petits légumes croquants et à sa sauce à l’huile d’olives du coin pour moi, ravioles au boeuf et à sa sauce tomate maison tombée sur le pantalon pour Seb.
    Super bon repas, arrosé d’un litre de bière locale. Ils sont des nôôôtres
    ♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫
    Le samedi soir, à Villa Union, il y a du « gros son » ! Jusqu’à pas d’heure.
    Et les basses sont tellements fortes qu’elles font trembler les tôles de la toiture de notre motel.
    Quelle ambiance, et quelle demi-nuit !

       Laissez-moi pour eux un petit mot ! … Merci …

  • Tourisme à l Île de Majorque par des amis …4/6

     Autorisé que je suis, je vous livre leurs photos en 6 épisodes … 
    pour vous donner envie …
      

    Calobra via Inca et le col du Roy puis croisière vers Porto Soller

    Sa Calobra est un petit village dans la Escorca commune sur la côte nord-ouest des Baléares de Majorque . Le village de port est une destination populaire pour les voyages en autocar et les cyclistes de route et est accessible par une seule route sinueuse, conçu par l’ ingénieur italien Antonio Parietti , qui comporte de nombreux virages en épingle à cheveux et un pont en spirale. La montée est officiellement le Coll del Reis ou le Col de Cal Reis, mais il est souvent désigné par le nom du village à sa base.

    Village de Colobra …

     Aller à Sa Colabra en pleine période touristique peut être l’enfer dans ce petit bout de paradis. La crique de Sa Colabra est sublime, aux eaux vert et bleu. Les alentours sont tout aussi beaux et sûrement moins peuplés ! La route qui descend à Sa Colabra est l’une des plus belles de l’île : elle offre en permanence des vues plongeantes sur la mer.
    Sa Calobra depuis Port de Sóller à Majorque
    La plage de Sa Calobra est un lieu très prisé par les touristes mais cela peut largement s’expliquer par la beauté et l’originalité de ce site marqué par les reliefs et la clarté des eaux couleur « carte postale ».

    SA CALOBRA À DÉCOUVRIR
    Bien entendu la plage est magnifique, très étriquée et surmontée par des falaises, baignée par des eaux turquoises au nord et rejointe côté sud dans une grande anse par le Torrent de Pareis (beaucoup d’espace et de relief qui viennent contrebalancer avec la plage étroite). Le port de Sa Calobra débouche également sur une petite crique plutôt appréciable.
    Le chemin pour vous rendre à Sa Calobra en met également plein les yeux que ce soit par la route jonchée de points d’observation ou par la mer le long du récif nord de Majorque depuis Port de Sóller. Si on opte pour cette seconde option elle offre la possibilité de descendre à Cala Tuent, une plage plus sauvage et moins fréquentée que Sa Calobra.

       Laissez-moi un petit mot ! … Merci …